
Mon entrée en matière n'est peut-être pas extraordinaire, car c'est plutôt vous qui devez m'accueillir ! Oui, je suis nouveau, et j'espère évidemment laisser une marque indélébile sur ce site. Je me permets donc de me présenter : je m'appelle Antoine (parce que mon pseudo Tootsie était déjà pris). J'ai 17 ans et mon ambition, que je ne cache pas, est de devenir journaliste sportif dans un grand quotidien comme L'Équipe ou dans l'hebdomadaire France Football.
J'aime le football depuis tout petit et je soutien la France, car mon premier souvenir de ce sport est la finale de 1998 (je rappelle aux plus jeunes qu'à cette époque, l'équipe de France, c'était autre chose). Je vais donc commencer mon tout premier article après cette description aussi complète qu'un Stade de France pour une finale de Coupe de France, Carquefou-Gueugnon.
Faut-il se réjouir des trois victoires de l'équipe de France ?
La réponse qui saute aux yeux est : oui. Évidemment, trois victoires consécutives, c'est génial. Qui plus est, sans encaisser aucun but et en marquant deux buts par match, c'est idyllique. On peut aussi se demander quel serait le bilan à cette heure-ci si Domenech était resté aux rênes de l'équipe de France. Un match nul 2-2 contre la Roumanie ? Une victoire à la dernière minute contre le Luxembourg ? La question n'est pas là.
Les victoires sont acquises et 9 points sur 12 possibles, c'est déjà pas mal pour une équipe « en construction » (dixit Le Président, pas Sarkozy ni le camembert, mais Laurent Blanc). C'est une équipe jeune, sans cadres : il n'y a plus de Henry, de Zidane, de Vieira... Mais elle gagne quand même. Laurent aurait-il trouvé une potion magique ? Car depuis quelques années, Raymond ne nous avait pas habitué à ça.
Karim Benzema : un titulaire indiscutable ?
Revenons au sujet de départ : doit-on se réjouir des trois victoires ? Dire non serait une infamie, mais on ne peut s'empêcher de souligner quelques détails. Benzema, par exemple. C'est un joueur exemplaire dans ses grandes années lyonnaises. Laurent Blanc le dit indiscutable : c'est un joueur bourré de talent, avec une marge de progression immense et un espoir du football français. Mais...
Est-ce bien la peine de faire jouer titulaire un joueur qui ne joue pas dans son club ? Est-ce la peine d'imposer aux autres attaquants un joueur dont on dit qu'il est nonchalant, qu'il arrive en retard aux entraînements ou qu'il dort encore au bout d'une heure de séance ? Les Gameiro, Hoarau et Payet se disent peut-être : « Oh mais Benzema il joue au Real, il a déjà joué la Ligue des Champions ! ». Mais ces trois-là, pour ne citer qu'eux, devraient plutôt penser : « Mince, pourquoi il le fait jouer ? Moi je suis titulaire indiscutable dans mon club ! Pourquoi je ne jouerais pas ? ».
Car durant France-Roumanie et France-Luxembourg, Benzema m'a fait penser à Anelka. Oui, le joueur qui joue avant-centre avec Chelsea et qui jouait milieu récupérateur avec la France alors qu'on lui demandait le même travail. Cette équipe de France est en construction, alors ne lui mettons pas encore tout l'or sur les épaules, car nous n'avons pas encore rencontré de « grosses » équipes. Toutes mes excuses aux Biélorusses, Bosniens, Roumains et Luxembourgeois, mais vous ne faites pas partie des grandes équipes mondiales. La France non plus d'ailleurs, mais on le pense fort et on espère qu'elle nous refera vibrer comme il y a douze ans.