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Sports

L'éloge des sauts en élastique, en parachute

Un témoignage personnel sur le saut en élastique et en parachute : comment ces expériences intenses apportent calme et confiance face aux obstacles de la vie.

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L'éloge du saut en élastique, de la descente en parachute. Les références mentales qu'ils apportent !

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Comment les trois cerveaux influencent notre décision de sauter

Quoique émotif, plutôt peureux, un raisonnement néocortical me poussa à ne pas écouter, à ne pas me laisser encore piéger par les activations du cerveau des émotions, du cerveau reptilien (voir « cerveau triunique » sur Internet pour obtenir plus de précisions).

Il me semblait que, si je désirais demeurer cohérent avec moi-même :

  • étant donné que les risques d'accident apparaissaient inférieurs à ceux pris en montant en voiture (où l'on est à la merci de n'importe quel chauffard...),
  • étant donné que je ne pouvais pas être victime de moi-même, c'est-à-dire d'une erreur de comportement (puisque n'ayant pas du tout à intervenir, étant ligoté),

je n'avais aucun motif logique de refus.

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Mon premier saut en élastique : sensations et enseignements

J'ai sauté du pont de Ponsonnas, à 103 m (entre Grenoble et Gap).

L'organisateur m'a enserré dans des élastiques et cordes. Je suis monté sur le parapet. Il m'a expliqué qu'il ne me pousserait pas, qu'il m'appartenait de choisir.

D'un côté, le vide semblait immense, démesuré. Et fou de s'y jeter ! De l'autre, je m'étais déplacé de Dunkerque uniquement pour sauter.

Je me suis élancé du parapet du pont sans problème, le contrat passé avec moi-même étant limpide, les bras élevés en croix, le regard vers le ciel.

Je me suis entendu crier pendant toute la descente sans autre impression, le cerveau étant saturé et n'arrivant plus à enregistrer.

Soudain, en reprenant mes esprits, je me suis découvert en train de voler, de remonter dans les airs, comme un oiseau ! Des instants formidables !

Le balancement en va-et-vient se prolongea dans la quiétude aérienne jusqu'à l'amortissement total.

L'année suivante, j'ai réexpérimenté 2 fois (compris dans le prix...) depuis la plage de Dunkerque, en haut d'une grue de 70-80 m.

Ouais ! Je vous conseille de sauter de la plus grande hauteur possible.

Cela apprend ou apporte quelque chose : plus de calme dans les situations potentiellement dangereuses !

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Du saut en élastique au parachute : une progression naturelle

Cette première expérience étant réalisée, la descente en parachute m'est apparue moins invraisemblable, moins inimaginable ! Pourquoi pas !

Dans la foulée, je me suis inscrit dans un club de parachutisme, me suis entraîné en salle pendant quelques heures l'hiver, me suis finalement dérobé au printemps dans la mesure où les instructeurs avaient un profil trop militaire, trop rugueux, ne me plaisant pas.

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L'influence apaisante d'un encadrement féminin

Dix ans plus tard, la lecture d'une revue féminine « Femme actuelle » qui proposait à ses lectrices (explications et commentaires d'une journaliste en illustration) de passer ses vacances dans les airs (ULM, planeur, saut en élastique, parachute, parapente), qui indiquait des adresses, me donna envie de réaliser la fin d'un ancien rêve.

Faisant plus confiance aux femmes qu'aux militaires..., je décidai de tout explorer.

Le premier saut (bien sûr à ouverture automatique) ne m'a pas posé de problèmes.

L'accueil fut sympathique. La directrice du centre de Maubeuge était une jeune femme, championne de France, Sandrine David, qui dédramatisait le contexte par sa seule douce et apaisante présence féminine.

L'apprentissage au sol dure une demi-journée.

Le saut (retardé de plusieurs jours, suite au mauvais temps...) a été formidable, m'a laissé une impression indescriptible, la sensation de descendre lentement dans un paysage grossissant progressivement..., comme dans les premières images d'un célèbre film de Bourvil et de Funès (peut-être : La Grande Vadrouille ?).

La seule ombre au tableau fut la frayeur du moniteur avec qui j'étais en contact radio... : pour virer, je devais enfoncer ou pousser un lien avec la main avant de revenir à l'ancienne position ; j'appuyais mais, je ne sais pourquoi, ne relevais pas le bras, me contentais de me regarder tourner...

Quelques semaines plus tard, profitant d'une manifestation de l'aéroport de Marck (Calais), un second saut de confirmation fut effectué. Quoique très chouette, il ne m'offrit pas le même émerveillement.

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Chute libre à 4400m : l'expérience ultime et ses bénéfices durables

L'année suivante, au lieu de partir seul de 1200 m en automatique, je complétai le tableau en pratiquant en tandem une chute libre de 4400 m.

La descente n'est pas du tout « paniquante » mais chouette, impeccable, « sereine », laissant penser plutôt à une descente en voiture à grande vitesse...

À partir du moment où le moniteur ouvrit le parachute vers 1200 m, je me mis à discuter avec lui comme dans le métro, n'éprouvant plus aucune satisfaction sinon la sensation de train-train !

Je pense que l'expérience du saut en parachute, à condition que tout soit bien préparé, bien intégré dans le cerveau, apporte une expérience, un « PLUS » qui reste toute la vie ancré en tant que référence fondamentale !

Elle va plus loin que le saut en élastique puisqu'elle fait entrer notre responsabilité comportementale.

Je ne me souviens pas d'avoir ressenti mon cœur battre ou s'accélérer depuis...

Devant l'obstacle incontournable, c'est un peu comme si je faisais front, face au vent, calmement, en laissant traîner comme fond d'écran : « arrivera ce qui arrivera ».

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cdizen
cdizen @cdizen
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