La flamme olympique vient de quitter l'Italie pour rejoindre la France. Après Milan-Cortina, le monde du sport d'hiver tourne son regard vers les sommets français. Dans quatre ans, les Alpes françaises accueilleront la 26e édition des Jeux Olympiques d'hiver. Une occasion unique pour une génération de Français de vivre cet événement mondial sur son propre territoire. JO 2030 Alpes françaises : tout savoir sur les prochains Jeux d'hiver permettra de suivre les dernières actualités sur l'organisation.
Une histoire olympique qui s'écrit depuis un siècle
La France possède un héritage olympique d'exception que peu de nations peuvent égaler. Les Jeux d'hiver 2030 marqueront la quatrième édition organisée sur le sol français, renforçant ainsi une tradition qui remonte aux origines mêmes des sports d'hiver en compétition. Cette longévité témoigne de l'ancrage profond de la culture montagnarde dans l'identité sportive française.
De Chamonix à Albertville, un parcours légendaire
Tout a commencé en 1924 à Chamonix, lorsque la petite ville de montagne savoyarde accueillit les tout premiers Jeux Olympiques d'hiver de l'histoire. L'événement, initialement appelé « Semaine internationale des sports d'hiver », posa les fondations d'une tradition mondiale qui perdure encore aujourd'hui. Les athlètes de seize nations s'étaient alors donnés rendez-vous dans cette station naissante, posant les premiers jalons d'une aventure olympique hivernale qui ne s'est jamais interrompue.
Près d'un demi-siècle plus tard, en 1968, Grenoble fit vibrer la France entière avec les exploits de Jean-Claude Killy, triple médaillé d'or qui devint une icône nationale. Ces Jeux marquèrent également l'avènement de la retransmission télévisée en couleurs, offrant aux téléspectateurs du monde entier des images inoubliables des Alpes françaises. Puis vint Albertville en 1992, dernière édition française à ce jour, qui marqua les mémoires avec ses cérémonies spectaculaires imaginées par Philippe Decouflé. Cette édition restée célèbre pour avoir rassemblé des épreuves éclatées sur un vaste territoire, une formule que les Jeux de 2030 reprendront en partie.
Une continuité après Paris 2024
Les Jeux d'hiver 2030 s'inscrivent dans une dynamique exceptionnelle pour le sport français. Deux ans seulement après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la France poursuit son aventure olympique avec une édition hivernale qui s'annonce tout aussi mémorable. Cette proximité temporelle crée une continuité rare dans l'histoire olympique moderne, permettant de maintenir l'engouement du public français et de capitaliser sur l'expérience acquise.
Les structures, les bénévoles, les professionnels formés pour Paris pourront mettre leur expertise au service des Jeux d'hiver. Cette transmission de savoir-faire constitue un avantage compétitif majeur pour l'organisation française. Les leçons tirées de Paris 2024 en matière de sécurité, de gestion des flux, d'accueil des délégations étrangères nourriront directement la préparation des Jeux alpins. Le comité d'organisation pourra s'appuyer sur un réseau de professionnels déjà rodés aux exigences olympiques.
L'attribution officielle et ses conditions
Le Comité International Olympique a désigné les Alpes françaises comme candidat préféré le 29 novembre 2023, avant de valider officiellement l'attribution le 24 juillet 2024 lors de la 142e session du CIO à Paris. Cette décision est intervenue sous condition de garanties financières de l'État français pour couvrir tout déficit potentiel, une exigence devenue systématique depuis les difficultés rencontrées par certaines éditions précédentes.
Le Président du Comité d'Organisation (COJOP) n'est autre qu'Edgar Grospiron, double médaillé olympique en ski de bosses, dont le parcours d'athlète et de manager fait de lui le porte-drapeau idéal pour porter cette ambition. Selon les informations officielles disponibles sur olympics.com, le comité d'organisation a été officiellement lancé le 18 février 2025, avec un siège installé à Décines-Charpieu dans la métropole de Lyon.
La carte des sites de compétition dévoilée
Les Jeux d'hiver 2030 s'étendront sur un territoire exceptionnel, reliant le nord et le sud des Alpes françaises. Cette répartition géographique inédite permettra de mettre en valeur des stations mythiques tout en optimisant les infrastructures existantes. Le schéma directeur des sites, validé en 2025, organise les compétitions en quatre zones principales selon les informations du site officiel du CIO.
Le pôle Savoie, cœur historique du ski français
La Savoie constituera l'un des principaux bastions des Jeux avec trois sites emblématiques. Val d'Isère, temple du ski alpin mondial depuis des décennies, accueillera les épreuves de descente et de super-G sur sa mythique face de Bellevarde. Cette piste, qui a vu s'illustrer les plus grands champions de l'histoire du ski, offrira un décor grandiose aux compétitions les plus spectaculaires. Les organisateurs misent sur l'histoire de ce site pour créer une atmosphère unique, mêlant tradition et modernité.
Courchevel, joyau de la vallée des Trois Vallées, proposera son stade de saut à ski et ses pistes techniques. La station a déjà prouvé sa capacité à accueillir des compétitions internationales de haut niveau. La Plagne, quant à elle, mettra à disposition ses infrastructures de sports de glisse et de bobsleigh. Sa piste de bob, l'une des plus techniques au monde, promet des courses particulièrement disputées. Ce pôle bénéficie d'une expérience éprouvée dans l'accueil de compétitions internationales, facteur rassurant pour le bon déroulement des épreuves.
Le pôle Haute-Savoie pour le ski nordique
La Haute-Savoie s'illustrera comme le territoire privilégié pour les disciplines nordiques. Le Grand Bornand et La Clusaz, deux stations voisines au charme authentique, accueilleront les épreuves de ski de fond et de biathlon. Ces sites, déjà rodés à l'organisation de coupes du monde et de mondiaux, offriront des conditions optimales pour les athlètes. Le stade de biathlon du Grand Bornand, régulièrement salué par les pratiquants du circuit international, permettra de créer une ambiance électrique propice aux exploits sportifs.
La proximité entre les deux stations facilitera l'organisation logistique et permettra aux spectateurs de profiter de plusieurs épreuves lors d'un même séjour. Les infrastructures existantes nécessiteront uniquement des aménagements mineurs, conformément à l'ambition de sobriété affichée par les organisateurs. L'engouement traditionnel du public savoyard pour le biathlon garantit des tribunes combles et une ambiance festive.

Le pôle Briançonnais et les sports de glisse
Dans les Hautes-Alpes, le Briançonnais s'imposera comme le quartier général des sports de glisse contemporains. Serre Chevalier et Montgenèvre accueilleront les épreuves de ski freestyle et de snowboard. Ces stations, situées à la frontière italienne, bénéficient d'un enneigement naturel exceptionnel et de parcours adaptés aux disciplines les plus spectaculaires. Le domaine offre une variété de terrains idéale pour les compétitions de freestyle, entre bosses, sauts et half-pipes.
La proximité avec l'Italie créera une dynamique transfrontalière unique, prolongeant symboliquement le passage de témoin depuis Milan-Cortina. Les organisateurs envisagent d'ailleurs d'exploiter cette caractéristique géographique pour créer des événements transfrontaliers en marge des compétitions officielles. Cette ouverture vers l'Italie rappelle également que les Alpes constituent un espace culturel et sportif partagé, au-delà des frontières nationales.
Nice, fenêtre méditerranéenne sur les Jeux
La Côte d'Azur jouera un rôle inédit dans ces Jeux d'hiver. Nice accueillera les épreuves de glace dans son palais des congrès Phœnix, tandis que la Promenade des Anglais servira de décor à la cérémonie de clôture. Une première dans l'histoire olympique que d'organiser une cérémonie de clôture en bord de mer pour des Jeux d'hiver. Cette configuration rappelle l'audace de Paris 2024 et son ouverture sur la Seine, affirmant une fois de plus la capacité française à réinventer les codes olympiques.
L'inclusion de Nice dans le dispositif olympique répond à plusieurs objectifs. Elle permet d'une part de rapprocher les Jeux d'un bassin de population important, celui de la Côte d'Azur. Elle offre d'autre part une visibilité internationale à une région touristique majeure. Enfin, elle témoigne de la volonté d'ancrer les Jeux dans un territoire élargi, au-delà des seules stations de montagne, pour impliquer davantage de Français dans l'aventure.
Une ambition écologique inédite
Les Jeux d'hiver 2030 se positionnent comme une édition pionnière en matière de développement durable. Face aux défis posés par le changement climatique, l'organisation s'engage à repenser intégralement le modèle des grands événements sportifs en montagne. Cette dimension environnementale constitue l'une des principales innovations de la candidature française.
Des Jeux sobres et durables
Le projet des Alpes françaises 2030 sera la première édition des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver à intégrer pleinement les principes de l'Agenda olympique 2020 et 2020+5 du CIO, comme l'indique le site officiel du Comité International Olympique. Ces textes fondateurs privilégient la durabilité, la sobriété et l'utilisation maximale des infrastructures existantes. L'objectif est de démontrer qu'il est possible d'organiser un événement mondial sans construire massivement de nouvelles installations.
Le ministre délégué à la Transition écologique a d'ailleurs qualifié ces futurs Jeux de « plus sobres jamais organisés » en matière environnementale, selon les informations du ministère de l'Écologie. Concrètement, cela signifie limiter les nouvelles constructions, privilégier les transports existants et réduire l'empreinte carbone globale de l'événement. Les organisateurs ont également prévu de compenser les émissions inévitables par des programmes de préservation des forêts alpines.
La préservation des écosystèmes alpins
Une charte sociale et environnementale a été signée en novembre 2025 entre le COJOP, Solideo et l'ensemble des organisations syndicales et patronales. Ce document comporte 27 points visant à préserver la biodiversité alpine et les écosystèmes fragiles de haute montagne. Les engagements portent sur l'économie circulaire, la sobriété énergétique et la gestion raisonnée de l'eau. Cette charte représente un engagement concret des partenaires sociaux pour que les Jeux bénéficient aux territoires sans les dégrader.
La production de neige artificielle, indispensable pour garantir le bon déroulement des épreuves, s'inscrira dans un cadre de gestion transparent et responsable de la ressource hydrique. Les organisateurs se sont engagés à limiter ce recours au strict nécessaire et à privilégier, whenever possible, les sites bénéficiant d'un enneigement naturel suffisant. La question de l'eau en montagne devient en effet cruciale dans un contexte de réchauffement climatique, et les Jeux doivent montrer l'exemple en la matière.
Un tourisme quatre saisons à construire
Au-delà de l'événement sportif, les Jeux d'hiver 2030 ambitionnent de transformer durablement l'économie des territoires de montagne. La vision officielle des Alpes françaises 2030 porte sur la promotion d'un tourisme quatre saisons plus durable, permettant de réduire la dépendance aux sports d'hiver et d'adapter les stations aux nouvelles conditions climatiques. Cette stratégie vise à pérenniser l'activité économique des territoires de montagne au-delà de la seule saison hivernale.
Renaud Muselier, président de la Région PACA, résume cette ambition sur le site de la Région Sud : construire un projet « utile, accessible et durable, qui laisse un héritage concret pour nos territoires et pour toutes les générations ». Cette vision partagée par l'ensemble des partenaires territoriaux traduit une volonté d'ancrer les Jeux dans une démarche de développement à long terme.
Des opportunités d'emploi massives
L'organisation des Jeux d'hiver représente un véritable moteur économique pour les territoires alpins et au-delà. Les retombées en termes d'emploi constitueront l'un des principaux bénéfices de cet événement. Cette dimension économique constitue un argument majeur pour convaincre les populations locales de l'intérêt des Jeux.
Un vivier de 50 000 emplois créés
Selon une étude du cabinet Asterès citée par lyonecoetculture.fr, entre 48 000 et 50 000 emplois devraient être générés par les Jeux d'hiver 2030. Ces emplois concerneront principalement les secteurs de l'hôtellerie-restauration, de l'audiovisuel et de la construction. La valeur ajoutée totale est estimée à 3,6 milliards d'euros pour l'économie française, dont 1,6 milliard directement dans les quatre départements hôtes : Savoie, Haute-Savoie, Alpes-Maritimes et Hautes-Alpes.
Un impact économique considérable qui profitera aux populations locales. Les organisateurs insistent sur le fait que ces emplois ne concernent pas uniquement la période des Jeux proprement dite, mais l'ensemble du cycle de préparation et d'exploitation des infrastructures. Certains emplois créés perdureront au-delà de l'événement, notamment dans les secteurs du tourisme et de l'événementiel.
Des clauses sociales pour l'emploi local
La charte signée avec les partenaires sociaux prévoit des dispositions spécifiques pour favoriser l'emploi local. Les clauses d'insertion seront adaptées aux réalités des TPE et PME de montagne, souvent freinées par des dispositifs trop complexes. L'objectif est de garantir que les retombées économiques bénéficient réellement aux habitants des territoires, et pas seulement aux grandes entreprises. Cette attention portée aux structures locales constitue une nouveauté par rapport aux éditions précédentes.
Les conditions de travail sur les chantiers seront exemplaires, avec un encadrement strict des horaires et des rémunérations. Les partenaires sociaux veilleront au respect de ces engagements tout au long de la préparation des Jeux. Cette charte sociale constitue un engagement fort des organisateurs envers les travailleurs qui contribueront à la réussite de l'événement.

Des métiers qui recrutent déjà
Les besoins en compétences sont vastes et variés. Organisateurs d'événements, chefs de projet, responsables communication, techniciens audiovisuels, agents de sécurité, personnel d'accueil : les profils recherchés couvrent l'ensemble de la chaîne de valeur olympique. Les jeunes intéressés par ces métiers peuvent d'ores et déjà se former dans les filières appropriées.
Les établissements d'enseignement supérieur des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur anticipent cette demande et adaptent leurs offres de formation. Des formations spécifiques aux métiers de l'événementiel sportif ont d'ores et déjà été créées ou renforcées. Les acteurs locaux de l'insertion professionnelle sont également mobilisés pour orienter les demandeurs d'emploi vers les secteurs qui recruteront massivement.
Le programme des bénévoles se met en place
Devenir bénévole aux Jeux Olympiques représente une expérience unique, incomparable à toute autre forme d'engagement bénévole. L'organisation prépare un dispositif ambitieux pour accueillir les volontaires. Cette mobilisation citoyenne constitue l'un des piliers de la réussite olympique.
Lancement de la direction des volontaires en 2026
Michel Barnier, ancien Premier ministre mandaté pour une mission bénévole et temporaire auprès du COJOP, a annoncé la mise en place de la direction des volontaires dès 2026, selon France Bleu. Un appel sera lancé à tous ceux qui souhaitent s'engager dans l'aventure olympique. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le bénévolat olympique ne se limite pas aux deux semaines de compétition.
Des tâches variées nécessitent des compétences diverses, bien avant le moment des Jeux. Les retraités ou les personnes disposant de temps libre peuvent ainsi apporter leur expertise à l'organisation. Cette implication précoce permet aux bénévoles de se familiariser avec les enjeux et les missions spécifiques, garantissant une meilleure efficacité lors de la période des Jeux.
Une formation qualifiante
Les bénévoles recevront une formation adaptée à leurs missions. Au-delà de l'expérience personnelle, cet engagement peut constituer un vrai tremplin professionnel. Certains bénévoles de Paris 2024 ont ainsi pu valoriser leur participation pour décrocher des emplois dans l'événementiel ou le sport. Les Jeux d'hiver offriront les mêmes opportunités, avec en plus la spécificité du milieu montagnard.
Encadrement de publics, logistique, accueil international : les compétences développées seront transférables dans de nombreux secteurs. Les organisateurs prévoient de proposer des certifications reconnaissant les compétences acquises pendant l'engagement bénévole. Cette dimension qualifiante renforce l'attractivité du dispositif pour les candidats potentiels.
Comment s'inscrire et se préparer
Les candidatures officielles n'ont pas encore été ouvertes, mais les futurs candidats peuvent d'ores et déjà se renseigner sur le site officiel des Jeux sur olympics.com. Il est recommandé de maîtriser au moins une langue étrangère, idéalement l'anglais, et de se familiariser avec les territoires alpins. Les bénévoles seront logés et nourris pendant la période des Jeux, une contrepartie appréciable pour s'engager dans cette aventure collective.
La sélection des bénévoles prendra en compte les compétences spécifiques de chaque candidat, mais aussi leur motivation et leur disponibilité. Les organisateurs recherchent des profils variés, capables de s'adapter à des situations parfois imprévues. La connaissance du milieu montagnard constituera un atout pour certaines missions, mais n'est pas indispensable pour toutes les fonctions.
La billetterie et les prix accessibles
Assister aux Jeux Olympiques chez soi représente une chance historique pour les Français. L'organisation s'engage à rendre les épreuves accessibles au plus grand nombre grâce à une politique tarifaire maîtrisée. Cette volonté d'accessibilité constitue un engagement fort du comité d'organisation.
Un calendrier de vente dès début 2029
Le calendrier précis de la billetterie n'a pas encore été dévoilé, mais en se référant aux précédentes éditions, l'ouverture de la vente est prévue pour début 2029, soit environ un an avant les Jeux, selon Le Figaro. Environ 2 millions de places seront mises sur le marché, Jeux paralympiques compris. Les amateurs de sport devront faire preuve de réactivité au moment de l'ouverture des ventes, car les places les plus prisées partiront très rapidement.
L'expérience de Paris 2024 a montré l'importance d'un système de vente robuste et transparent. Les organisateurs des Jeux d'hiver ont d'ores et déjà indiqué qu'ils tiendraient compte des leçons tirées de l'édition estivale pour optimiser le processus d'achat. Des dispositifs spécifiques seront prévus pour éviter les dérives de revente illicite de billets.
Des prix adaptés à tous les budgets
Le prix moyen d'un billet s'établira autour de 136 euros, mais l'organisation a prévu des dispositifs pour élargir l'accès. 17% des billets seront proposés à moins de 24 euros, contre seulement 10% pour Paris 2024. Un tiers des billets seront disponibles à 50 euros ou moins. Cette politique tarifaire volontariste vise à démocratiser l'accès aux compétitions olympiques.
Les tarifs les plus élevés concerneront les cérémonies (jusqu'à 1300 euros pour l'ouverture) et certaines finales très prisées comme le hockey sur glace ou le patinage artistique. L'objectif est d'atteindre 283 millions d'euros de revenus billetterie, une somme nécessaire à l'équilibre du budget d'organisation. Les tarifs varieront également selon les épreuves et les phases de compétition, permettant à chacun de trouver une offre adaptée à son budget.
Réserver son hébergement à l'avance
Les spéculations sur les prix de l'hébergement ont déjà commencé dans les stations hôtes. Les visiteurs anticipant leur venue doivent se méfier des réservations hâtives sur des plateformes non officielles. L'organisation mettra en place des dispositifs pour réguler les prix et garantir un accès équitable aux hébergements. Les comités d'entreprise et les collectivités envisagent également des solutions pour permettre à leurs salariés et administrés de vivre cette expérience.
La capacité hôtelière des territoires alpins sera largement sollicitée pendant la période des Jeux. Les organisateurs travaillent avec les professionnels du tourisme pour éviter les dérives spéculatives tout en garantissant des conditions d'accueil satisfaisantes. Des solutions alternatives, comme l'hébergement chez l'habitant ou les campings d'hiver, pourraient être développées pour absorber la demande.
Les espoirs français à suivre dès maintenant
Les Jeux d'hiver 2030 offriront une vitrine exceptionnelle aux athlètes français. Derrière les stars actuelles, une nouvelle génération se forme et rêve d'or sur ses terres. L'équipe de France investit massivement dans la détection et la formation des futurs champions.
Le biathlon, vivier de talents
Le biathlon français brille depuis plusieurs années grâce à des champions comme Quentin Fillon Maillet ou Julia Simon. La relève s'annonce tout aussi prometteuse avec des noms à retenir selon RMC Sport : Gaëtan Paturel, 21 ans, leader en IBU Cup, Valentin Lejeune, 23 ans, et Léo Carlier, 19 ans. Ces jeunes biathlètes visent les Jeux de 2030 comme objectif majeur.
L'école française du biathlon, basée en Savoie, continue de former des champions susceptibles de monter sur les podiums mondiaux. Les structures d'entraînement et les encadrants techniques sont reconnus internationalement. Cette excellence française dans la discipline devrait se prolonger jusqu'en 2030 et au-delà, offrant à l'équipe de France de sérieuses chances de médailles.
Les stars confirmées qui seront encore là
Certains champions actuels pourraient briller à nouveau en 2030. Clément Noël, spécialiste du slalom, aura 32 ans lors des Jeux et pourrait chercher un deuxième titre olympique après sa victoire à Pékin. D'autres figures du ski alpin français envisagent de prolonger leur carrière jusqu'à cet événement chez eux. La perspective de gagner une médaille sur ses terres constitue une motivation supplémentaire pour repousser les limites de la longévité sportive.
Alexis Pinturault, s'il décide de poursuivre, pourrait également viser une dernière médaille olympique devant son public. Dans les disciplines de glisse, plusieurs athlètes français sont en phase de progression et devraient atteindre leur apogée sportive en 2030. Les fédérations accompagnent ces athlètes dans leur préparation à long terme, avec des programmes personnalisés.
Les jeunes à suivre dans toutes les disciplines
Au-delà du biathlon et du ski alpin, les espoirs français s'illustrent dans de nombreuses disciplines. Cloé Ollivier, Matias Roche, Jessica Duc, Margot Tirloy, Maxime Mingeon : ces noms émergent dans les circuits internationaux juniors. Les fédérations sportives françaises ont lancé des programmes de détection spécifiquement ciblés sur les Jeux de 2030. Les centres d'entraînement des Alpes accueilleront ces protégés dans des conditions optimisées pour leur progression.
Les disciplines comme le ski freestyle, le snowboard ou le combiné nordique disposent également de jeunes talents prometteurs. L'objectif pour la délégation française est de figurer parmi les premières nations au tableau des médailles. Les moyens investis dans le sport de haut niveau depuis plusieurs années devraient porter leurs fruits lors de ces Jeux à domicile.
Le calendrier des étapes clés jusqu'en 2030
L'organisation d'un événement de cette ampleur nécessite une préparation méthodique sur plusieurs années. Voici les principales échéances à retenir pour les quatre années à venir. Chaque étape représente un jalon important vers les compétitions.
La structuration du comité d'organisation
Le COJOP Alpes françaises 2030 a été officiellement lancé le 18 février 2025, lendemain de la cérémonie de clôture de Milan-Cortina. Son siège est installé à Décines-Charpieu, dans la métropole de Lyon. Selon France Info, le budget adopté le 20 octobre 2025 s'élève à 2,1 milliards d'euros, dont 75% de recettes privées provenant du CIO, des partenariats, des licences et de la billetterie.
Les contributions publiques représentent 26% du budget, réparties entre l'État et les deux régions concernées. Cet équilibre entre financements privés et publics garantit une assise financière solide pour l'organisation. Le comité d'organisation compte plusieurs dizaines de collaborateurs permanents, un effectif qui augmentera progressivement à mesure que l'échéance approchera.
Les investissements en infrastructures
Solideo Alpes 2030, structure chargée des investissements, disposera d'un budget estimé à un peu plus d'un milliard d'euros. Ces fonds serviront à aménager les sites de compétition, à construire les cinq villages olympiques prévus et à adapter les infrastructures de transport. L'objectif est de loger tous les athlètes à moins de 30 minutes de leurs sites de compétition, garantissant des conditions de récupération optimales.
Les travaux s'étaleront sur plusieurs années, avec un pic d'activité prévu entre 2027 et 2029. Les chantiers les plus importants concernent les villages olympiques et les aménagements spécifiques de certains sites de compétition. L'essentiel des infrastructures existantes nécessite uniquement des travaux de mise aux normes olympiques, conformément à l'objectif de sobriété affiché.
Les dernières lignes droites avant l'ouverture
Le programme sportif complet sera déterminé en juin 2026, selon France Info, ouvrant la voie aux qualifications des athlètes. De nouvelles disciplines sont envisagées comme le trail, le cyclo-cross, l'escalade de glace ou le freeride, suscitant des débats entre les fédérations. Ces discussions reflètent l'évolution des pratiques sportives en montagne et la volonté d'attirer de nouveaux publics.
La billetterie s'ouvrira début 2029. La flamme olympique entamera son voyage à travers la France à l'automne 2029. Et le 1er février 2030, la cérémonie d'ouverture donnera le coup d'envoi de deux semaines de compétitions intenses. Le relais de la flamme constituera un moment fort de mobilisation du territoire, traversant l'ensemble des régions françaises avant de rejoindre les Alpes.
Conclusion
Les Jeux Olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes françaises s'annoncent comme un moment historique pour le sport français et pour tous les amateurs de sensations fortes. Cette quatrième édition organisée en France perpétuera un héritage olympique centenaire tout en l'adaptant aux défis contemporains. L'ambition écologique portée par le comité d'organisation témoigne d'une prise de conscience collective face aux enjeux climatiques qui menacent l'avenir des sports d'hiver. Les organisateurs ont la responsabilité de démontrer qu'un événement mondial peut être exemplaire sur le plan environnemental.
Pour les jeunes Français, ces Jeux représentent une opportunité sans précédent. Que ce soit comme spectateurs, bénévoles, futurs employés ou simplement citoyens fiers, chacun pourra s'approprier cet événement. Les 50 000 emplois créés, les dispositifs de bénévolat, les programmes de formation constituent autant de portes d'entrée pour participer à l'aventure olympique. Les quatre années à venir seront jalonnées d'étapes clés permettant à chacun de se préparer et de s'engager. Les acteurs économiques, les collectivités territoriales et les citoyens ont tout intérêt à anticiper cette échéance.
La France a prouvé avec Paris 2024 qu'elle savait organiser des Jeux mémorables. Les Alpes françaises 2030 s'inscriront dans cette lignée tout en affirmant leur identité propre : celle de montagnes majestueuses, de stations légendaires et d'un peuple de montagnards prêt à accueillir le monde entier. Rendez-vous est pris pour février 2030, du 1er au 17 précisément, pour célébrer le sport et la montagne française.