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Inarretable Squadra

L'Italie domique l'Allemagne et retrouve une finale internationale 6 ans après.

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Juste une petite frayeur. En tout et pour tout, c'est le nombre de fois qu'un frisson a parcouru les joueurs, le staff et tous les supporters italiens. C'est au moment où l'Allemand Mesut Özil transformait son penalty, face à un Gianluigi Buffon parti pourtant du bon côté, à la suite d'une main, cela dit légèrement sévère, de Balzaretti sifflée par Stéphane Lannoy. En menant 2-0, au début des quatre minutes de temps additionnel, la Squadra Azzurra se voyait d'ores et déjà en finale, mais cette réduction du score mit le doute car il restait encore deux minutes à jouer, largement suffisant pour que la Mannschaft revienne dans l'affaire. Heureusement pour les Transalpins, Lannoy siffla la fin de la rencontre avant que les hommes de Joachim Löw ne refassent trembler les filets de Gianluigi Buffon. Si nous avions eu droit à trente minutes supplémentaires, le passionné de football aurait adoré voir se poursuivre un tel spectacle. Pour dire vrai, cela aurait été injuste tant les Italiens ont contrôlé le match. Dans tous les compartiments du jeu, cette Squadra était supérieure.

Une efficacité retrouvée face à l'Allemagne

On reprochait à l'équipe de Cesare Prandelli de ne pas assez parachèver ses séquences de domination, comme en quart de finale contre l'Angleterre dimanche dernier. La chose a été retravaillée à l'entraînement, car les deux buts italiens, inscrits par l'intermédiaire de Mario Balotelli, viennent des deux plus grosses occasions italiennes pendant la première période. Sur les deux buts, l'attaquant de Manchester City a profité de deux errements défensifs allemands. Pour le premier, Antonio Cassano se joue de Hummels, qui tousse encore aujourd'hui, et parvient à centrer. Badstuber agit comme s'il était tout seul dans sa surface, mais Super Mario est venu placer un coup de tête magistral qui a trompé la vigilance de Manuel Neuer. Sur le second, Montolivo sert une magnifique balle en profondeur en direction de Balotelli qui, profitant d'une énorme erreur de placement du capitaine de la Mannschaft, Philipp Lahm, s'en allait tout seul vers le but du portier bavarois. Malgré un retour de Lahm, l'attaquant citizen a lancé un missile hors de portée du gardien.

Par la suite, Joachim Löw a tenté le tout pour le tout. Dès la mi-temps, il a remplacé Kroos, titulaire surprise mais qui fut inexistant pendant les 45 premières minutes, par Thomas Müller et a fait rentrer l'expérimenté Miroslav Klose à la place d'un autre Mario, Mario Gomez. Sortir à la mi-temps, cela ne fait jamais plaisir, mais Gomez ne paraissait pas plus irrité que cela : "Je me fous de sortir. Le coach pensait que Miroslav serait mieux. Moi, je voulais juste gagner, que je sois sur la pelouse ou non. Je suis déçu de m'arrêter là".

Côté italien, c'était plutôt l'euphorie. Pour Cesare Prandelli : "Cette équipe est magique. On mérite de passer en finale. On joue super bien. J'ai des joueurs exceptionnels tant sur le plan sportif que sur l'humain. Mais il va falloir se concentrer sur la finale. La finale, c'est bien, gagner, c'est 100 fois mieux". Pas sûr que Vicente Del Bosque soit de cet avis...

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Fruitier Manu @rmcriolo
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