
Une facilité déconcertante
Hier, dans les rues de Boulogne-sur-Mer, ville d'arrivée de la troisième étape, Peter Sagan a paru si facile qu'il décourage déjà les grandes pointures du peloton. Dimanche, il avait déjà surpris par sa puissance physique naturelle, qui contraste avec les autres sprinteurs présents sur cette Grande Boucle.
Car il ne faut pas s'y méprendre : Peter Sagan est avant tout un excellent sprinteur. Il peut tenir la dragée haute à des Farrar ou des Matthew Goss, même s'il a encore un peu de mal à suivre Greipel ou Cavendish. Mais il possède aussi une connaissance de la course très importante par rapport à son âge encore très jeune.
Tactique et intelligence de course
Dimanche, il ne sauta pas dans la roue de Sylvain Chavanel car, selon lui, "c'était trop tôt. Je dois vous avouer que, sur le coup, j'ai un peu hésité. Chavanel est bon et il sent les bons coups".
Il a alors attendu le départ de Cancellara pour se coller dans sa roue, sans prendre de relais, avant de s'envoler dans les 300 derniers mètres. Hier, rebelote : tranquillement dans les roues, il a attendu le départ de Westra vers les 400 mètres et c'est tranquillement qu'il a mit Peter Velits, troisième de l'étape, et Edvald Boassen Hagen à bonne distance.
L'hommage à Forrest Gump
Il s'est même payé le luxe d'imiter un coureur de marathon pour fêter ses derniers mètres. Il a expliqué son geste : "Avant la course, les gars m'ont demandé de faire quelque chose de particulier si j'avais de l'avance. Il n'y a pas longtemps, on parlait du film Forrest Gump et j'ai décidé d'imiter Tom Hanks. Je trouvais ça amusant. Mais je tiens à préciser que ce n'est pas un geste d'arrogance. Cette cote était très compliquée, je ne m'attendais pas à gagner comme ça, avec une telle avance. Maintenant, l'objectif est d'être présent dans tous les sprints pour assurer le maillot vert. Ce sera difficile mais je le veux tellement".
Reste à savoir si Cavendish finira le Tour. Dans un tel cas, le classement par points lui tendra les bras...