Image 1
Sports

Ibradépendance

Paris a écrasé Saint-Etienne (5-0) grâce à un Ibrahimovic incontournable, auteur d'un triplé au retour de blessure.

As-tu aimé cet article ?

Image 2
Il va falloir donner un nom au club — ou rassemblement au choix — de ceux qui ne peuvent pas se passer de Zlatan Ibrahimovic. Le Suédois n'est pas la drogue la plus connue ni la plus répandue, mais une chose est certaine : elle est sacrément puissante et le sevrage n'en est que plus compliqué. Le PSG a bien dû faire sans lui contre Evian Thonon-Gaillard car il était blessé aux côtes, et on en a vu le résultat. Un pauvre match nul et vierge, sans relief et sans saveur, avec un Edinson Cavani incapable de reprendre le si grand costume laissé vacant.

Paris est bien meilleur quand Zlatan Ibrahimovic est là, voilà tout, que ce soit en Championnat ou en Coupe d'Europe (Ibrahimovic avait été absent lors du quart de finale retour à Chelsea qui avait vu le PSG éliminé). Ce sera un sujet d'inquiétude pour beaucoup, et ça le sera à chaque fois que le Suédois aura le moindre pépin physique. Mais c'est le jeu qui veut cela. Quand on a un si grand joueur qui marque un nombre si grand de buts, on en arrive bien souvent à ne plus pouvoir s'en passer. « Bien sûr que l'on est meilleur quand il est avec nous. Il est tellement fort. Il pèse sur les défenses, il fait des passes et c'est un véritable tueur devant le but », reconnaissait Lucas Moura dans un français presque parfait.

Image 3

Son quatrième triplé avec le PSG

Mais la question ne s'est pas posée hier soir et on ne peut pas dire qu'il ait choisi le moindre mauvais moment pour signer son retour. La réception de Saint-Etienne représentait le premier affrontement de taille de cette saison (on aurait volontiers cité Monaco-Lille mais le niveau de jeu déployé ne le méritait pas) entre des Parisiens carburant jusqu'alors au diesel et des Verts bien mieux partis, qui restaient sur une qualification en Ligue Europa (jeudi dernier aux dépens de Karabukspor).

Au final, on ne pourra pas dire que ce match fut d'une qualité remarquable, mais il fut riche d'enseignements. Le premier d'entre eux étant que Paris va survoler la Ligue 1 cette saison comme il le fit la saison passée, et pas seulement à la vue du score (5-0) mais surtout à la manière. Le PSG n'a même plus besoin de partir à l'abordage pour faire la différence quand les erreurs adverses le font pour vous. Sur une passe en retrait mal cadrée de Jérémy Clément, Stéphane Ruffier manquait son extérieur du droit pour marquer contre son camp. Même Ibra est allé le voir pour le réconforter, mais ça ne pouvait suffire et jusqu'à la fin, l'International français a semblé comme un fantôme qui errait dans sa surface, ressassant sa bourde responsable de l'ouverture du score. Quelques minutes plus tard, sa sortie hasardeuse sur Lucas aurait pu alourdir le score. Ce fut à Sir Ibrahimovic d'exécuter la sentence juste avant la pause d'une tête surpuissante reprenant un centre de Maxwell. Après la mi-temps, le Suédois aura encore l'occasion de briller en anticipant une nouvelle passe en retrait de Kévin Monnet-Paquet. Il laissera tout de même une petite part du gâteau à Edinson Cavani, dont la frappe enroulée laissa Ruffier sans réaction, avant de faire monter son compteur personnel à trois buts en profitant d'une balle en profondeur de Marco Verratti.

Image 1

Ibra absent et Paris est dépeuplé

À la même époque l'année dernière, Ibrahimovic n'en était qu'à un but (lors de la victoire à Guingamp 2-0 le 31 août 2013). Alors que le mois de septembre vient à peine de débuter, il en compte déjà cinq en deux matches (il était sorti au bout d'un quart d'heure contre Bastia). De là à dire que ce sera la saison de tous les records, il est trop tôt pour l'affirmer. Ce que l'on peut dire avec certitude, c'est qu'il s'en donnera les moyens. Même si son talent ne prête à aucun débat, c'est à force de travail qu'il est arrivé aussi haut. Pour preuve, alors qu'il avait à peine repris l'entraînement en début de semaine dernière, il était resté sur le terrain jusqu'à neuf heures du soir pour tirer des coups francs ou faire des soins, histoire d'être au top le dimanche soir. Ses coéquipiers en étaient estomaqués.

Bien que le score soit large et impressionnant en soi, et que la prestation d'Ibrahimovic l'ait été tout autant, cela ne doit pas cacher le niveau global du PSG qui n'est clairement pas à son meilleur niveau. Marquinhos ne le cachait pas : « On gagne, on marque des buts. Dans le jeu, on s'améliore mais ce n'est pas encore le top. On doit travailler et faire en sorte d'être bien pour le début de la Ligue des Champions dans deux semaines. » Contre Evian, le jeu développé par les hommes de Laurent Blanc avait été des plus ennuyeux, incapables de mettre en difficulté la défense savoyarde dans les trente derniers mètres. Hier, l'analyse est plus compliquée tant le match fut plié après vingt minutes de jeu et le but contre son camp de Ruffier. Après cela, Saint-Etienne ne parut plus tout à fait le même.

Après quatre journées, Paris est déjà deuxième de Ligue 1, juste derrière Bordeaux. La trève internationale va voir Ibrahimovic s'envoler avec la Suède, Verratti avec l'Italie et Edinson Cavani avec l'Uruguay, entre autres. Ils reviendront avec la Ligue des Champions et en ligne de mire un premier déplacement à Amsterdam. Avec Ibra, cela devrait aller...

As-tu aimé cet article ?
rmcriolo
Fruitier Manu @rmcriolo
354 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires