
Caractéristiques du circuit d'Hockenheim
- Longueur du circuit : 4,574 km
- Nombre de tours : 67 tours
- Distance totale de la course : 306,458 km
Le nouveau tracé du circuit d'Hockenheim
En 2002, le circuit d'Hockenheim a fait peau neuve. Le nouveau tracé n'emprunte plus le passage extrêmement rapide dans la forêt, mais coupe à travers. Toutefois, ce tracé permet d'atteindre une très grande vitesse et favorise encore beaucoup les dépassements. En fin de ligne droite, un gros freinage attend les pilotes pour aborder l'épingle qui se présente à eux.
Podium du Grand Prix 2002
- J-P. Montoya
- D. Coulthard
- J. Trulli

Qualifications : Montoya décroche la pole position
C'est sous un soleil de plomb et un ciel bleu que s'est ouverte la séance de qualifications sur le circuit d'Hockenheim. Le premier à s'être élancé est le tout nouveau pilote de F1, Nicolas Kiesa, chez Minardi, qui était resté sur le carreau hier dès la sortie des stands. C'est Fisichella, leader du premier groupe, qui détient la pole avant le passage du deuxième groupe avec un temps de 1'16''831. Le seul pilote du deuxième groupe à le détrôner est Da Matta.
Très à l'aise au warm-up, Olivier Panis confirme rapidement les ambitions de l'équipe japonaise et maintient une cadence effrénée jusqu'à son passage sur la ligne en 1'16.03, cinq dixièmes devant Da Matta ! Michael Schumacher, en avance de plus d'un dixième au premier partiel, affichait plus d'un dixième de retard dans le deuxième secteur. Mais le pilote Ferrari savait pouvoir récupérer la première place à l'issue de son passage dans le Stadium et confirme son sentiment en passant sous la barre des 1'16.
Le Brésilien Rubens Barrichello a réussi à installer sa Ferrari en tête, quatre dixièmes de mieux que Michael Schumacher. Kimi Räikkönen parvient à devancer Michael de 24 millièmes ! Confiant, Juan Pablo Montoya réalise le tour qu'il désirait, exploitant au maximum le potentiel de sa voiture. Poussé par la foule, Ralf Schumacher s'annonce avec quelques centièmes de marge à son entrée dans le Stadium. Bien qu'il n'ait commis aucune faute majeure, le cadet de la famille Schumacher se fait griller la politesse par Montoya pour le gain de la pole position… à 18 millièmes près !

Résumé de la course : accident spectaculaire au départ
Beau départ de la part des Renault mais aussi de Kimi Räikkönen qui se met à la hauteur de Barrichello. Celui-ci est pris en sandwich entre Räikkönen qui le serre par la gauche à l'extérieur de la piste et R. Schumacher qui le serre par la droite. À partir de là, tout s'enchaîne à une allure folle : R. Schumacher touche l'avant droit de la voiture de Barrichello, cassant ainsi sa suspension. Ensuite, Barrichello, ne contrôlant plus sa voiture, vient percuter l'arrière de la McLaren de Räikkönen qui finit au bout de la ligne droite des stands. C'est l'abandon dès le premier tour pour Barrichello, Räikkönen, R. Schumacher, Frentzen et Firman.
Le nouveau départ est donné au troisième tour derrière la safety car, avec Montoya en tête de la course. Coulthard passe Webber au sixième tour en prenant son aspiration et en passant à l'extérieur. Wilson abandonne au dixième tour, il était impliqué dans l'incident du départ. Fisichella ravitaille au douzième tour, Trulli un tour plus tard. Une belle bagarre se dessine entre Olivier Panis et Mark Webber ; le Français fait sentir sa présence derrière mais rentre aux stands pour effectuer un ravitaillement très court.
Montoya rentre à son tour et effectue un ravitaillement en 6,9 s, modifie l'appui avant de son aileron, et ressort dans le même tour que M. Schumacher, qui réalise un arrêt en 8 s. Alonso, qui rentre un tour après, fait un arrêt en 7,7 s. M. Schumacher a dépassé Alonso lors d'une sortie de piste de ce dernier alors qu'il entrait dans le Stadium, gêné par la voiture de Fisichella qui n'allait pas assez vite. M. Schumacher donne alors tout pour récupérer un maximum de temps sur Trulli. Ils ravitaillent en même temps ; tous deux ont mis beaucoup d'essence avec un arrêt supérieur à 10 s. Alonso, comme à son habitude, rentre avec un tour de plus et met aussi beaucoup d'essence.
Une nouvelle bagarre fait rage pour la deuxième place entre Trulli, M. Schumacher et Coulthard, les trois coureurs étant en moins d'une seconde et demie. M. Schumacher dépasse Trulli dans l'épingle : il prend l'aspiration de Trulli, passe à l'extérieur et sort large. Mais à l'accélération, la Ferrari est plus rapide et passe devant. Le tour suivant, Trulli se fait dépasser par Coulthard presque au même endroit. Après une superbe course, M. Schumacher est obligé de passer encore une fois par les stands à cause d'une crevaison de son pneu arrière gauche. Cette crevaison lui coûte la deuxième place et il doit se contenter de la septième place. Montoya, qui finit premier, remonte au classement des pilotes : il n'est plus qu'à 6 points de M. Schumacher.
Classement final de la course
- Montoya : 10 pts
- Coulthard : 8 pts
- Trulli : 6 pts
- Alonso : 5 pts
- Panis : 4 pts
- Da Matta : 3 pts
- M. Schumacher : 2 pts
- Button : 1 pt
Classement du Championnat du Monde
Pilotes
- M. Schumacher (Ferrari) : 71 pts
- J-P. Montoya (Williams BMW) : 65 pts
- K. Räikkönen (McLaren Mercedes) : 62 pts
- R. Schumacher (Williams BMW) : 53 pts
- R. Barrichello (Ferrari) : 49 pts
- F. Alonso (Renault) : 44 pts
- D. Coulthard (McLaren Mercedes) : 41 pts
- J. Trulli (Renault) : 22 pts
- M. Webber (Jaguar Cosworth) : 12 pts
- J. Button (Bar Honda) : 12 pts
- G. Fisichella (Jordan Ford) : 10 pts
- C. Da Matta (Toyota) : 8 pts
- H.H. Frentzen (Sauber Petronas) : 7 pts
- O. Panis (Toyota) : 6 pts
- J. Villeneuve (Bar Honda) : 3 pts
- N. Heidfeld (Sauber Petronas) : 2 pts
- R. Firman (Jordan Ford) : 1 pt
Constructeurs
- Ferrari : 120 pts
- Williams BMW : 118 pts
- McLaren Mercedes : 103 pts
- Renault : 66 pts
- Bar Honda : 15 pts
- Toyota : 14 pts
- Jaguar Cosworth : 12 pts
- Jordan Ford : 11 pts
- Sauber Petronas : 9 pts