Le 3 mai 2026, un entraînement banal du Santos FC a basculé dans la violence. Selon les informations exclusives du média brésilien Globo Esporte, Neymar a giflé et crocheté Robinho Junior, le fils de son ancien coéquipier Robinho, après avoir été dribblé par le jeune attaquant de 18 ans. L'incident provoque une onde de choc dans le football brésilien à un moment critique : Carlo Ancelotti doit dévoiler la liste des 26 joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026 le 18 mai. Entre menaces de résiliation de contrat, enquête interne et excuses publiques, cette affaire cristallise toutes les tensions qui entourent le retour de Neymar au pays.

Le déroulement de l'altercation entre Neymar et Robinho Jr
Le récit minute par minute de l'altercation, reconstitué grâce aux témoignages recueillis par Globo Esporte, dessine une scène aussi brève que violente. Un simple geste technique a suffi à faire voler en éclats la relation de parrain à filleul que Neymar entretenait avec le fils de Robinho.
3 mai 2026 au CT Rei Pelé : une séance de récupération qui tourne mal
La veille, Santos a concédé un match nul 1-1 contre Palmeiras au Allianz Parque. L'entraîneur Cuca organise un entraînement réduit pour les joueurs restés sur le banc. Neymar, préservé en vue des échéances à venir, fait partie de ce groupe. Robinho Junior aussi. L'ambiance est décrite comme décontractée par les sources de Globo Esporte.
Jusqu'à ce que le jeune attaquant de 18 ans tente un dribble sur son aîné. Un geste technique banal dans n'importe quel entraînement professionnel. Mais la réaction de Neymar est immédiate et disproportionnée. Selon plusieurs témoins cités par Globo Esporte, l'ancien Parisien se serait senti insulté par cette tentative, interprétée comme un manque de respect flagrant. Il aurait alors demandé à Robinho Junior de se calmer sur un ton qui ne laissait rien présager de bon.

Le jeune joueur, loin de s'exécuter, aurait répliqué. C'est ce qui a mis le feu aux poudres. Les deux hommes se font face, les insultes fusent. En quelques secondes, la tension monte d'un cran et la scène bascule dans le physique. L'intervention du staff sera nécessaire pour séparer les deux hommes.
La phrase choc et les gestes qui ont tout changé
La phrase rapportée par plusieurs médias brésiliens résonne comme un aveu : « Tu dois me respecter, je suis un doyen. » Neymar, selon les informations concordantes de Globo Esporte et de La Dépêche, aurait d'abord proféré des insultes qualifiées d'offensives par les avocats de Robinho Junior.
Puis il passe à l'acte. Un croche-pied fait trébucher le jeune joueur. Une gifle violente au visage est assénée sous les yeux du groupe. Les témoins décrivent une scène brève mais d'une tension extrême. Robinho Junior en ressort marqué mais, selon les premiers témoignages, pas fâché. Neymar reconnaît son tort dans la foulée et présente ses excuses dans le vestiaire. Mais le mal est fait.
Les excuses immédiates et la tentative d'apaisement
Dans les minutes qui suivent l'altercation, Neymar s'entretient avec son jeune coéquipier dans les locaux du club. Il s'excuse pour son « comportement impulsif », selon les termes rapportés par Globo Esporte. Le capitaine de Santos tente de calmer les esprits, conscient que la scène s'est déroulée sous les yeux de nombreux témoins.
Les images de vidéosurveillance, que les avocats du jeune joueur exigeront de voir dès le lendemain, ont tout filmé. Santos annonce immédiatement l'ouverture d'une enquête interne. La machine médiatique est en marche.

Le contexte relationnel qui rend cette gifle encore plus grave
Cette altercation n'est pas un simple accrochage entre deux coéquipiers. Elle s'inscrit dans une relation quasi filiale qui liait Neymar à Robinho Junior. Pour comprendre la portée symbolique de la gifle, il faut remonter le fil de cette histoire commune.
Robinho père, le mentor devenu prisonnier
En 2010, Robinho père est déjà une star internationale. Passé par le Real Madrid, il est prêté à Manchester City avant de revenir à Santos, son club formateur. C'est là qu'il prend sous son aile un jeune prodige de 18 ans aux dents longues : Neymar. Pendant des mois, Robinho joue le rôle de grand frère, de guide, de protecteur. Une relation qui marquera durablement le futur numéro 10 de la Seleçao.
Aujourd'hui, la situation s'est inversée de la pire des manières. Robinho père purge une peine de 9 ans de prison au Brésil pour un viol commis en Italie en 2013, condamnation confirmée en 2022. Incarcéré depuis mars 2024, il ne peut plus veiller sur son fils. L'ancienne gloire du Real Madrid et de Manchester City croupit derrière les barreaux, laissant son fils unique livré à lui-même dans le monde impitoyable du football professionnel.
La promesse de Neymar : « Ton père a pris soin de moi »
À son retour à Santos en 2025, Neymar aurait endossé le rôle de parrain pour Robinho Junior. Selon L'Équipe, il aurait même prononcé cette phrase : « Ton père a pris soin de moi, maintenant je vais prendre soin de toi. » Une promesse solennelle, presque un serment, compte tenu du contexte familial tragique.
Le jeune Robinho, formé à Santos et intégré à l'équipe professionnelle depuis janvier 2025, voyait en Neymar bien plus qu'un coéquipier. Une idole, un second père, le lien vivant avec un géniteur derrière les barreaux. Comme il le confiera au Guardian quelques jours plus tard : « Il a été mon idole depuis l'enfance. »
Une trahison qui pulvérise un mythe protecteur
Le paradoxe est saisissant. Neymar répétait publiquement qu'il veillerait sur le jeune Robinho en l'absence du père. En le giflant pour un simple dribble, il pulvérise ce discours protecteur. L'incident révèle un ego surdimensionné, incapable d'accepter un geste technique de la part d'un cadet.
Cette gifle est une double trahison. Envers Robinho père, qui fut son modèle et son mentor à ses débuts. Envers Robinho Junior, qui voyait en Neymar un protecteur. La phrase « Tu dois me respecter, je suis un doyen » prend une dimension tragique quand on sait que le « doyen » en question avait promis de remplacer le père absent.

L'impact de l'incident sur la sélection pour le Mondial 2026
Si cette affaire provoque un tel séisme médiatique, c'est aussi parce que son calendrier est catastrophique pour Neymar. À 34 ans, l'ancien Parisien joue son va-tout pour disputer la Coupe du monde 2026, qui s'ouvre le 11 juin. Et son dossier sportif est déjà fragile.
La liste des 26 dévoilée le 18 mai : un leader intenable ?
Carlo Ancelotti doit dévoiler la liste finale des 26 joueurs retenus pour le Mondial le 18 mai. Neymar, qui n'a plus joué en sélection depuis octobre 2023, n'est pas en position de force. Depuis le début de la saison brésilienne en janvier, il n'a disputé que 11 matchs sur 27 possibles avec Santos, en raison de blessures récurrentes et d'une gestion de temps de jeu très prudente de la part de Cuca.
L'incident de la gifle relance les doutes sur sa maturité. Un joueur de 34 ans qui frappe un jeune de 18 ans pour un dribble est-il le leader attendu dans un vestiaire champion du monde ? Ancelotti, qui a construit un collectif performant autour de Vinicius Junior, Endrick et Rodrygo, peut-il se permettre d'intégrer une personnalité aussi imprévisible ?
Une source proche de la Confédération brésilienne de football (CBF) citée par L'Équipe est claire : « Nous savons que ses chances sont très, très faibles. Pour l'instant, il n'est pas dans les plans. » Un constat brutal pour celui qui reste le meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao en matches officiels.
Le soutien de Lula face au doute d'Ancelotti
Le président brésilien Lula lui-même est monté au créneau. Dans des déclarations rapportées par Le Figaro, il a révélé avoir discuté de Neymar avec Ancelotti : « Tu crois que Neymar devrait être appelé ? Je lui ai répondu : 'S'il est prêt physiquement, il a le niveau pour ça.' »
Un soutien politique de poids, certes, mais qui ne pèse pas lourd face à une équipe brésilienne qui tourne et gagne sans son numéro 10. Ancelotti, interrogé en avril, avait pourtant laissé la porte entrouverte : « C'est un grand talent, et il est normal que l'on pense qu'il peut nous aider à remporter la prochaine Coupe du Monde. »
Mais la gifle du 3 mai a refermé cette porte d'un coup sec. Le 11 mai, Globo Esporte révélait que Neymar figure dans la pré-liste élargie. Son nom reste entouré d'un point d'interrogation géant.
Les statistiques qui parlent contre lui
Les chiffres sont impitoyables. Depuis son retour au Brésil, Neymar a manqué 16 matchs sur 27 possibles. Son corps, usé par des années de football de haut niveau et des blessures à répétition, ne suit plus le rythme. À 34 ans, il n'est plus le joueur capable de porter une équipe sur ses épaules pendant 90 minutes.
Le Brésil, lui, a trouvé un nouvel équilibre offensif sans son ancien numéro 10. Vinicius Junior est devenu le leader technique de la Seleçao. Endrick, 19 ans, incarne l'avenir. Rodrygo apporte sa polyvalence. La question n'est plus « Neymar peut-il aider le Brésil ? » mais « Le Brésil a-t-il encore besoin de Neymar ? »

Les conséquences juridiques et l'enquête interne de Santos
Les conséquences juridiques de l'altercation n'ont pas tardé à se manifester. Dès le lendemain des faits, les représentants de Robinho Junior ont adressé à Santos une notification extrajudiciaire aux termes particulièrement sévères.
Les trois accusations précises de Robinho Jr
Le document, transmis aux dirigeants du club lundi 4 mai et consulté par Globo Esporte, détaille trois accusations précises contre Neymar. Il lui est reproché d'avoir proféré des insultes de manière offensive, d'avoir appliqué un croche-pied et d'avoir délivré une gifle violente au visage.
Les avocats du jeune joueur exigent la fourniture des images de vidéosurveillance de l'entraînement et l'ouverture d'une enquête interne. Ils ne plaisantent pas : le ton du document est ferme, presque menaçant. La notification fixe un délai de 48 heures à Santos pour prendre des mesures.
La réaction de Santos et l'ouverture d'une enquête
Santos n'a pas traîné. Dans un communiqué officiel relayé par RMC Sport, le club annonce : « Le Santos FC informe que, sur ordre de la présidence, une enquête interne a été ouverte immédiatement après les faits afin d'analyser l'incident impliquant les athlètes Neymar Jr. et Robson de Souza Jr. »
Une réactivité qui montre à quel point l'affaire est prise au sérieux par la direction. Santos, qui a formé Pelé et Neymar, ne peut pas se permettre de laisser une telle affaire sans réponse. Le club joue sa crédibilité et son image.
La menace de résiliation de contrat
Au-delà de l'enquête, les représentants de Robinho Junior évoquent clairement la possibilité d'une résiliation de contrat pour « absence de conditions minimales de sécurité ». Le message est clair : un joueur ne peut pas être agressé physiquement sur son lieu de travail sans que des conséquences graves n'en découlent.
Ironie du sort, Santos devient le théâtre d'une guerre ouverte entre son idole et son espoir. Le jeune Robinho, formé au club et intégré à l'équipe professionnelle depuis janvier 2025, se retrouve projeté sous les projecteurs pour les pires raisons. La direction du club doit désormais gérer une crise qui dépasse largement le cadre sportif.
La stratégie de communication de Neymar pour limiter les dégâts
Face à la tempête médiatique, Neymar a déployé une stratégie de communication rodée. Des excuses en privé aux excuses publiques, puis à la mise en scène du pardon sur la pelouse, chaque étape semble calculée pour éteindre l'incendie avant le verdict d'Ancelotti.
Les excuses publiques au Guardian
Le 6 mai, trois jours après l'incident, Neymar s'exprime dans les colonnes du Guardian. Ses mots sont précis : « Si vous voulez des excuses devant la presse, les voici. Je m'étais déjà excusé auprès de lui et de sa famille. J'ai dépassé les bornes. »
La phrase en anglais « I crossed the line » est une formule classique de gestion de crise. Elle reconnaît le tort sans s'appesantir sur la gravité des faits, en les présentant comme un simple dépassement ponctuel. Neymar minimise l'incident tout en faisant amende honorable.
Le jeune Robinho Junior, interrogé par le même journal, confirme la gifle mais déclare l'incident clos : « Tout est résolu. C'est une situation qui m'a contrarié car il a été mon idole depuis l'enfance. J'en ai parlé avec mes parents et j'accepte ses excuses. »
Une réponse mesurée, presque diplomatique, qui contraste avec la violence des faits. On peut y voir la main des conseillers du jeune joueur, soucieux de ne pas envenimer une situation déjà explosive.
L'accolade sur la pelouse de la Copa Sudamericana
Le soir même, Santos affronte le Recoleta FC en Copa Sudamericana. Le match se termine sur un score de 1-1. Mais c'est un geste qui retient toute l'attention : Neymar, auteur du but de l'égalisation, célèbre en prenant Robinho Junior dans ses bras. L'image fait le tour du monde en quelques minutes.
Cette accolade envoie plusieurs messages. À la direction de Santos : le vestiaire est soudé, l'incident est clos. À Ancelotti : Neymar a la maturité de reconnaître ses torts et de recoller les morceaux. Au public : la star de 34 ans n'est pas un tyran, mais un homme qui a fait une erreur et qui l'assume.
Une réconciliation sincère ou une mise en scène calculée ?
Reste une question : cette réconciliation est-elle sincère ou s'agit-il d'un simple spectacle destiné à rassurer avant l'annonce de la liste des 26 ?
Les sceptiques notent que la communication de Neymar a toujours été parfaitement calibrée depuis ses débuts. Chaque geste, chaque mot est pesé. L'accolade du 6 mai tombe à point nommé pour montrer une image d'unité avant le verdict d'Ancelotti.
Les optimistes voient dans cette accolade la preuve que le lien parrain-filleul n'est pas définitivement brisé. Robinho Junior lui-même a déclaré l'incident clos. Peut-être que cette crise, aussi violente soit-elle, renforcera leur relation à long terme.
L'héritage de Neymar et l'avenir de Robinho Jr
Au terme de cette semaine chaotique, l'image de Neymar sort durablement écornée. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Elle pose des questions plus profondes sur l'héritage du joueur, sur son avenir en sélection, et sur le fardeau que porte Robinho Junior.
Le syndrome du doyen : une star qui refuse de passer la main
Le journaliste Thiago Rabelo, spécialiste de la Seleçao pour The Guardian, livre une analyse qui résume le paradoxe Neymar. Meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale brésilienne en matches officiels, il suscite la nostalgie chez les supporters et même chez certains joueurs. Mais son niveau actuel et son comportement le desservent.
La gifle est un violent rappel que Neymar n'est plus le roi incontesté du football brésilien. À 34 ans, avec un corps qui le trahit et une place en sélection qui n'a plus rien d'automatique, il semble refuser de passer la main. Le doyen qui exige le respect d'un cadet, c'est aussi un joueur qui sent confusément que son temps est compté.

Le Brésil peut-il gagner le Mondial avec un leader aussi imprévisible dans le vestiaire ? La réponse d'Ancelotti, le 18 mai, sera sans appel.
Robinho Jr, l'héritier malgré lui
Le sort de Robinho Junior mérite une réflexion. Son nom le condamne à l'ombre d'un père criminel, dont la condamnation pour viol en Italie a souillé le nom de famille. Son talent le confronte aux egos toxiques du football professionnel, comme cette gifle reçue de la part de celui qui devait le protéger.
L'affaire Neymar l'a projeté sous les projecteurs bien malgré lui. Que retiendra-t-on de lui dans dix ans : la gifle qu'il a reçue ou sa carrière ? Pour l'instant, il a fait preuve d'une maturité étonnante en acceptant les excuses de son agresseur et en déclarant l'incident clos. Mais les séquelles psychologiques de cette trahison mettront du temps à se dissiper.
Ce que cette affaire révèle du football brésilien
Au-delà des deux protagonistes, cette affaire met en lumière les dysfonctionnements du football brésilien. Un club comme Santos, qui a formé Pelé et Neymar, se retrouve incapable de garantir la sécurité de ses jeunes joueurs face aux caprices des stars. La hiérarchie y est encore féodale : le doyen a tous les droits, le cadet doit obéir.
La gifle du 3 mai 2026 restera comme le symbole d'un système qui protège les stars au détriment des jeunes. Robinho Junior a eu le courage de porter plainte, mais combien d'autres jeunes joueurs subissent des humiliations similaires dans le silence des vestiaires ?
L'ultime pari de Neymar pour le Mondial 2026
Cette affaire de la gifle, survenue le 3 mai 2026, restera comme un tournant dans la carrière de Neymar. Elle intervient à un moment où chaque geste compte, à moins de deux semaines de l'annonce de la liste des 26 pour la Coupe du monde. La réconciliation apparente avec Robinho Junior, les excuses publiques, l'accolade sur la pelouse, tout cela forme un récit soigneusement construit pour limiter les dégâts.
Mais les faits sont là. Un joueur de 34 ans, censé être un leader et un modèle, a frappé un jeune de 18 ans pour un dribble. Les images de vidéosurveillance existent. L'enquête interne de Santos suit son cours. La menace de résiliation de contrat plane. Et surtout, Carlo Ancelotti doit trancher.
Pour Neymar, la rédemption ne pourra passer que par une Coupe du monde réussie en 2026. Mais l'image de la gifle restera, quoi qu'il arrive, comme le symbole d'une star qui n'a pas su accepter sa propre fin de règne. Le 18 mai, le verdict tombera. Et il pourrait bien sonner le glas des derniers espoirs mondiaux de l'ancien prodige de Santos.