Mohamed Ouahbi assurait avant le quart de finale du Mondial 2026 que le Maroc "peut faire mal à n'importe quelle équipe". La France a répondu sur le terrain par un succès net 2-0, éliminant les Lions de l'Atlas comme en demi-finale 2022.

Les mots de Ouahbi avant le quart de finale
Le sélectionneur a affiché une confiance maximale à la veille de la rencontre du 9 juillet 2026. "On peut faire mal à n'importe quelle équipe", a-t-il martelé.
En conférence de presse, il a ajouté : "The players and coaching group have made a pact to pour every ounce of energy into winning, turning a deaf ear to claims that our showing is good enough, that a defeat wouldn't hurt, or that France is the side to beat. This resolve stems from a refusal to aim low when more is achievable, even if outsiders call the tournament a success already-a verdict that, in truth, must wait until the final curtain. Our task is to fight like a side with its back against the wall for a spot in the last four."
Il avait aussi déclaré mercredi : "Four years ago, watching from the stands, I mourned alongside the players after their 2022 semifinal exit against the Bleus. Ensuring we don't finish with regrets is the non-negotiable aim this time around. There are still wrinkles to iron out in our style of play. The group needs to perform at full throttle, shunning the excuse that what came before was acceptable, and, if the moment calls for it, throw themselves into the match with unrelenting ferocity."
Mohamed Ouahbi, un sélectionneur atypique à la méthode exigeante
Âgé de 49 ans, né à Schaerbeek en Belgique de parents marocains, Mohamed Ouahbi est un ancien professeur d'éducation physique. Il a passé 17 ans comme formateur à Anderlecht. Il a remporté le titre mondial U20 avec le Maroc en 2025, puis a succédé à Walid Regragui après la CAN-2025, conquise sur tapis vert face au Sénégal à l'issue d'une finale chaotique. Il dirige la sélection depuis mars 2026 et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) l'a confirmé à son poste le 16 juillet 2026, malgré les critiques après l'élimination en quarts.

Sa méthode repose sur la confiance, le travail et une exigence constante. Il a expliqué dans un podcast : "Jamais je n'ai eu ce moment où j'ai espéré que je pouvais arriver à jouer pro. Jamais. J'ai vite compris. Je n'avais pas beaucoup de talent." Sa préparation mentale, selon ses déclarations, s'appuie sur des habitudes et la maîtrise de soi.
Le Maroc, une puissance footballistique durable face au top 10
Le Maroc occupe le 6e rang FIFA, un record depuis 1993. Sous Ouahbi, la sélection a basculé vers un jeu de possession, confortant un bilan solide face aux équipes de premier plan sur les deux dernières Coupes du monde.
Face aux cinq équipes du top 10 rencontrées, le bilan est probant : victoire contre la Belgique (2-0) en 2022, élimination de l'Espagne (0-0, 3-0 aux tab) et du Portugal (1-0) la même année, match nul contre le Brésil (1-1) et qualification face aux Pays-Bas (1-1, 3-2 aux tab) en 2026.
Contre la France, le Maroc était privé de son meilleur buteur du Mondial 2026, Ismael Saibari (3 buts), forfait après une blessure en 8e de finale face au Canada (3-0). Cette absence a pesé sur la capacité offensive promise.
France-Maroc 2026 : la promesse à l'épreuve des statistiques
La France a battu le Maroc 2-0 en quart de finale le 9 juillet 2026 à Boston (Foxborough), buts de Kylian Mbappé (60e) et Ousmane Dembélé (66e). C'est la deuxième élimination consécutive par la France, après la demi-finale 2022 à Doha (2-0).
Le quart de finale s'est disputé dans un contexte sécuritaire tendu, avec 20 000 policiers mobilisés (Match de football France-Maroc : 20 000 policiers pour un quart de finale sous haute tension).
Les statistiques montrent un décalage avec la rhétorique de Ouahbi. Les Lions de l'Atlas ont tenté cinq tirs, un seul cadré à la 83e minute par Azzedine Ounahi décalé par Achraf Hakimi, pour un xG de 0,14 contre 3,05 pour la France. La France, qui poursuit sa quête du titre, fait figure de favorite (L'équipe de France peut-elle gagner la coupe du monde ?).
La fédération a maintenu sa confiance au sélectionneur, signe que la trajectoire marocaine reste stable malgré un match où la promesse de faire mal n'a pas trouvé de traduction.