
C'est dans une atmosphère électrique que Michael Schumacher s'est imposé devant des tifosi en liesse. Dès le départ, le quintuple champion du monde se fait surprendre par son petit frère. Suivent Barrichello, Montoya et Räikkönen.
Très vite, l'aîné se montre très incisif et tente tout pour s'emparer de la première place. Le duel entre ces deux hommes est passionnant : ils se combattent à coups de meilleurs temps. La première vague de ravitaillement terminée, le diable rouge pointe aux commandes du Grand Prix. La bataille derrière la Ferrari numéro 1 est rude : Barrichello perdra des places dans les stands, dont profitera Räikkönen. Quant à la première place, le meilleur pilote du monde, intraitable cet après-midi, ne la quittera plus, gérant parfaitement la stratégie à trois arrêts.

La F1 sous un nouveau règlement
La saison dernière a été marquée par l'écrasante domination de la Scuderia Ferrari. Concurrence dépassée et dépitée, public lassé, baisse des audiences télévisuelles : la discipline reine du sport automobile allait très mal. Cette saison, un nouveau règlement a vu le jour dans l'optique d'égaliser les performances des voitures. Cela marche : trois vainqueurs différents lors des trois premiers GP, des performances resserrées. Fallait-il en arriver là ? Ferrari, par sa domination, allait-elle tuer la F1 ? N'était-ce pas aux concurrents de rehausser leur niveau plutôt que de faire baisser celui d'une discipline tout entière ?
Néanmoins, l'essentiel était ailleurs aujourd'hui. Le brassard noir, l'absence de douche de champagne et le mal partagé par tous les supporters de Ferrari en témoignent. Le résultat n'avait aucune importance. Le pilote allemand, tant critiqué pour son comportement, est avant tout un homme...