
1943-1976 : Naissance et essor du FC Nantes
En 1943, en ces temps de guerre, Marcel Saupin, dirigeant de la Mellinet, pense que la ville de Nantes a besoin d'un grand club de football. Il parvient à réunir les quatre principaux clubs de la région : l'ABC Loire, les Batignolles, l'ASO Nantes et le Stade Nantais. C'est ainsi que le FC Nantes naît le 21 avril 1943.
Les couleurs emblématiques du FCN : jaune et vert
Le choix des couleurs du club, le jaune et vert, est dû à l'un de ses fondateurs, Jean Le Guillou. En effet, il assure que son cheval, qui porte ces couleurs, gagne presque toutes les courses et que, de plus, le jaune symbolise la réussite et le vert l'espérance.
Marcel Saupin se lance ensuite à la recherche d'un entraîneur capable de mener son équipe au professionnalisme. Il le trouve à Saumur en la personne d'Aimé Nuic, ancien joueur du FC Metz. Le FCN passe d'abord deux années en Nationale 2 avant de monter en Division 2 en 1945 et enfin devenir un club professionnel.
Les premières années en Division 2 (1945-1960)
Lors de sa première sortie, le FCN l'emporte 2 à 0 sur le CA Paris. À la fin du championnat, il termine 5e, ce qui conforte Saupin dans l'espoir d'une rapide montée au sein de l'élite.
En 1946, Aimé Nuic quitte l'équipe, remplacé par l'un de ses joueurs, Antoine Raab. Avec lui, ceux qu'on appelle déjà les « Canaris » finiront 8e, 11e puis 9e du championnat. Le club rencontre alors ses premières difficultés financières. La Mairie lui accorde une subvention de 500 000 Frs et le Conseil Municipal un prêt de 2,5 MF.
C'est alors que Raab, attaqué sur ses méthodes, arrête sa carrière. Il est remplacé par Antoine Gorius qui mènera l'équipe à la 17e place en 1949/50. Le FCN aurait dû être rétrogradé mais, cette année-là, aucun club ne demande l'accès à la D2, ce qui explique son maintien.
Grâce à une nouvelle subvention, Saupin recrute deux joueurs hollandais et l'un d'eux, Jan Van Geen, devient la première star du club.
À la suite d'une saison 1950/51 en demi-teinte – le FCN termine 10e – Antoine Gorius est remercié par courrier. Pour le remplacer, le choix de Saupin se porte sur Émile Veinante.
La saison 1951/52, après un départ en trombe, s'achève finalement sur une belle 4e place. Malheureusement, le club commence alors à chuter au classement. Il finit successivement 6e puis 9e et enfin 10e du championnat. Veinante démissionne et on assiste au retour d'Antoine Raab.
Mais cette saison 1955/56 est surtout marquée par le départ volontaire de Marcel Saupin, fatigué par la maladie. Il est remplacé à la présidence par Jean Le Guillou. Quant aux résultats sportifs, ils ne s'améliorent pas. Le FCN termine à la 17e place sur 20 et Raab jette l'éponge.
Le nouveau président engage Louis Dupal à sa succession et recrute des joueurs de valeur un peu vieillissants. En cours de saison, on peut noter l'arrivée du premier futur membre de l'équipe de D1, Daniel Eon. Pour cette saison 56/57, le FCN prend la 13e place et la conserve l'année suivante.
Le Maire de Nantes impose alors un autre président, Charles Stéphan, qui sera lui-même remplacé par Jean Clerfeuille au cours de cette saison 58/59 qui voit les Nantais terminer à la 14e position et l'apparition remarquée de Le Chenadec dans l'effectif professionnel. Dupal est à son tour remercié et Clerfeuille nomme à sa place Karel Michlovsky.
La saison 59/60 débute très bien, le club est même leader, le stade Malakoff revit. Son équipe fétiche ne finira cependant qu'à la 8e place, à cause d'une fin de saison difficile.
À l'intersaison, Michlovsky se voit essuyer un refus lorsqu'il demande plus de recrutements et préfère rejoindre le SCO d'Angers. Clerfeuille se met alors à la recherche d'un nouvel entraîneur...
José Arribas : naissance du légendaire jeu à la nantaise
Après le départ de Karel Michlovsky, Jean Clerfeuille reçoit plusieurs propositions d'entraîneur mais c'est la lettre d'un inconnu de Nogent-sur-Sarthe, José Arribas, qui retient son attention. Il le convoque dans son bureau et, après dix minutes d'entretien, il l'engage. Cette rencontre marque la deuxième naissance du FCN. Le football d'Arribas est intelligent, technique et rapide. Il ne veut pas du football-combat, style prôné par la plupart des clubs de cette époque, comme Lyon ou Bordeaux. Arribas n'est pas un sergent, c'est avant tout un formateur. Avec lui, les joueurs prennent vraiment du plaisir à jouer.
Même si ses débuts sont décevants, le président lui garde toute sa confiance et Antoine Raab, qui avait rejoint l'équipe dirigeante, se retrouve le seul à critiquer son style de jeu. Frustré, il démissionne. La première saison d'Arribas amène Nantes à la 11e place. Pas terrible, mais l'équipe se découvre un nouveau style, celui qui pour la France entière deviendra le jeu à la nantaise.
L'année suivante, on assiste à la fois au retour d'Algérie d'Eon et de Le Chenadec et à l'arrivée de deux autres joueurs, Philippe Gondet et Jean-Claude Suaudeau. La saison 61/62 s'achève très joyeusement avec une belle 6e place. Arribas sent alors que son équipe est en passe de réaliser de beaux exploits et incite fortement l'un de ses joueurs à rester au club : il s'agit de Jean Guillot, ancien du RC Paris.
Mais la saison 62/63 débute mal et José est mis sur la sellette malgré le soutien de ses joueurs. Trois d'entre eux, Guillot, Gonzales et Strappe, vont cependant le sauver : ils promettent aux dirigeants de démissionner si leur entraîneur était licencié. Suite à cette petite crise, le FCN remonte très vite à la 2e place et personne ne vient plus contester José Arribas. Au cours de cette saison, il doit faire appel à Rafael Santos pour remplacer Gondet, diminué par une maladie attrapée en Algérie. L'Argentin inscrira 19 buts en une demi-saison. On remarque aussi l'apparition d'un petit nouveau, Bernard Blanchet.
Le 10 janvier 1963 est marqué par un drame : Marcel Saupin décède. Le « Lion » ne verra jamais le club de son cœur accomplir son rêve, la montée en première division. En sa mémoire, le stade Malakoff sera renommé Stade Marcel Saupin en mars 1965.
L'accession à la Division 1 en 1963
Tout se joue le 1er juin 1963 à Sochaux, autre club prétendant à la montée dans l'élite. 17 000 personnes se pressent au Stade Malakoff. Le FCN s'impose 2 à 0 et les portes de la D1 s'ouvrent enfin.
En trois ans, José Arribas a réussi là où en 16 ans tous les autres avaient échoué. De plus, il a créé un nouveau style de jeu, aussi agréable pour les joueurs que pour les spectateurs, la marque de fabrique du FCN : le jeu à la nantaise.
La première saison en D1 s'annonce difficile. La plupart des observateurs ne croient pas au maintien du FCN. Mais Nantes réalise un bon parcours et finit 8e, pas mal pour un promu ! Durant cette saison, le FCN enrôle un joueur de Lens que tous les Nantais connaissent encore, Robert Budzynski, ainsi que Ramon Muller. C'est aussi le retour de Gondet, enfin guéri.
Les premiers titres de champion de France (1965-1967)
Au début de la saison suivante, les pronostics des journalistes donnent pour le titre Saint-Etienne, Monaco et Lyon ou, à la limite, Bordeaux ou Strasbourg, mais surtout pas Nantes. Pourtant, au soir de la 9e journée, le FCN se retrouve leader du championnat. Il redescend ensuite à la 5e place, mais seulement à 2 points de Lyon. Cette année-là, plus d'un public adverse chante les louanges des Canaris, enthousiasmé par leur jeu alléchant porté sur l'offensive.
D'ailleurs, on retiendra en particulier une anecdote : à trois journées de la fin, il ne reste que trois clubs prétendants au titre, Nantes, Bordeaux et Valenciennes, et ces deux dernières se rencontrent au Stade Nungesser. Ce jour-là, le spectacle est d'une affligeante médiocrité, à cause surtout des Bordelais qui, comme à leur habitude, tirent un rideau de fer devant leur but. Le public valenciennois s'ennuie et se souvient de la merveilleuse prestation des Canaris ici-même quelques semaines plus tôt. Un cri jaillit des tribunes : « Allez Nantes ! » Une voix, puis bientôt dix, vingt, cent ont repris le slogan : « Allez Nantes ! » Puis celui-ci change, il devient : « C'est Nantes-champion ! » Puis tout le stade se met à scander d'une même voix « Nantes-champion ! » Et ce qui est le plus étonnant, c'est que les Nantais jouent à plus de 1000 km de là...
Le 1er titre sera finalement décroché contre Monaco, une victoire 2 à 1, seulement 2 ans après la montée en D1 ! Jacky Simon terminera meilleur buteur avec 24 réalisations.
La saison 65/66 voit le FCN dominer le championnat et remporter son 2e titre de champion de France d'affilée. Philippe Gondet termine à son tour meilleur buteur avec 36 buts à son compteur. Il rate malheureusement le doublé en perdant la finale de la Coupe de France 1 à 0 face à Strasbourg, par excès de confiance et par blessure de Muller au cours du match. C'est aussi la première participation en Coupe d'Europe. Au 1er tour, Nantes rencontre le Partizan de Belgrade, futur finaliste, qui s'impose 2 à 0 chez lui puis 2 à 1 à Saupin. C'est une grosse désillusion pour toute l'équipe.
L'été 66 est celui de la Coupe du Monde en Angleterre. La France est éliminée dès le 1er tour mais les sélectionnés nantais, Gondet, Budzynski et De Michèle, reviennent fatigués. De plus, Ramon Muller part à Strasbourg et Bako Touré à Ajaccio. Gondet quant à lui subit une grave blessure, de même que Simon. Malgré l'arrivée de deux jeunes joueurs, Michel Pech et Henri Michel, le FCN ne terminera « que » 2e. Cette saison 66/67 annonce le début du déclin.
La période de transition (1967-1976)
Dès la saison 67/68, le FCN termine 7e et perd son invincibilité à domicile.
La saison 68/69 est encore plus terne, le FCN termine 10e malgré la présence de plus en plus importante d'Henri Michel au sein de l'équipe pro. D'ailleurs, fin décembre 1968, le président Jean Clerfeuille, las des résultats et des attaques sur sa gestion, démissionne. Louis Fonteneau prend sa succession comme « intérimaire ».
La saison 69/70 s'achève sur une 10e place et une finale de Coupe de France perdue 5 à 0 contre Saint-Etienne. Louis Fonteneau entreprend alors de changer le staff nantais : il conforte José Arribas au poste d'entraîneur, confie l'entraînement des jeunes à Jean-Claude Suaudeau et crée un nouveau poste, celui de directeur sportif, pour Robert Budzynski.
Ces deux hommes vont relancer la politique des jeunes du FCN. Quelques noms vont devenir célèbres : Rampillon, Bertrand-Desmanes, Denoueix... Avec eux, Nantes entame bien la saison 70/71 et finit 3e. De son côté, l'équipe de D3 de Coco Suaudeau remporte le titre de championne de France.
La saison 71/72 est moins bonne, avec une 7e place à la clé, et une élimination dès le 2e tour de la Coupe de l'UEFA, face à Tottenham.
L'intersaison voit arriver Didier Couécou, qui passera beaucoup de temps sur le banc de touche. La saison 72/73 est celle du 3e titre. Le FCN passe en tête le 25 février 73 et ne quitte plus sa 1re place. Le titre est acquis face au RC Paris, une victoire 3 à 1 qui condamne le club de la capitale à la relégation. Cette saison est aussi celle de l'arrivée du défenseur argentin Hugo Bargas et de la confirmation d'Henri Michel. Encore une fois, et pour les mêmes raisons qu'en 66, le FCN rate le doublé. Il perd la finale contre Lyon, 2 buts à 1, en partie à cause de la blessure de Michel au début de la rencontre.
La saison suivante, 73/74, commence par une élimination en Coupe d'Europe dès le premier tour face à une équipe danoise. Elle est marquée par une 2e place en championnat et par l'apparition de deux nouveaux joueurs, Loïc Amisse et Maxime Bossis. Quant à l'équipe de D3, elle est de nouveau championne de France et Suaudeau remporte par ailleurs la Coupe Gambardella.
La saison 74/75 est très moyenne. À noter qu'au 1er tour de la Coupe de l'UEFA, contre le Legia Varsovie, le FCN aligne sept joueurs de moins de 21 ans parmi les 16 sélectionnés. Le club sera éliminé au tour suivant, par Baník Ostrava, de Tchécoslovaquie. Le championnat se termine avec une 5e place et la Coupe de France dès les 32e.
La saison 75/76 est encore plus décevante, le FCN est dans un état de crise. On demande à José Arribas de jouer à la stéphanoise, car c'est en effet la grande époque des Verts. De plus, le FCN a sur les bras deux vedettes encombrantes, deux achats fort coûteux qui n'ont servi à rien : Robert Gadocha et Triantafilos. Le FCN finira 4e du championnat.
Les dirigeants proposent alors à Arribas une extension de contrat de seulement 1 an. Il refuse et part à l'OM. Il ne s'adaptera pas à la vie marseillaise et reviendra vivre à Nantes.
L'héritage de José Arribas
José Arribas a obtenu pour Nantes :
- la montée en D1
- 3 titres de Champion de France et 2 places de dauphin
- 3 finales de Coupe de France
Il a entraîné le club pendant 16 années de suite. Seul Guy Roux – à Auxerre bien sûr – a fait mieux.
1976-1988 : L'ère Jean Vincent et le retour de Suaudeau
Le nouvel entraîneur nommé en cette saison 1976/77 est Jean Vincent. Remplacer Arribas n'est pas aisé, mais ses choix tactiques vont vite le faire adopter par l'équipe. Il écarte tout d'abord Gadocha et Triantafilos et titularise des jeunes comme Pécout, Amisse, Rampillon. Il leur donne sa confiance et les résultats lui donnent raison. Le public et les journalistes commencent alors à parler des « jaunes » du FCN pour les distinguer des « verts » de l'ASSE, ce qui constitue un beau signe de reconnaissance. Le FCN obtient donc son 4e titre de champion de France, avec 9 points d'avance sur son dauphin Lens, alors que la victoire est à 2 points ! En Coupe de France, les Canaris sont éliminés en demi-finale contre Saint-Etienne, au cours d'un match à la limite de l'acceptable. Les Nantais n'avaient même pas pu s'échauffer, en proie aux projectiles du public stéphanois !
La saison 77/78 est un peu moins bonne. Le FCN finit 2e du championnat et est éliminé avec les honneurs en 8e de finale de la Coupe d'Europe, par l'Atlético Madrid.
La saison 78/79 commence très mal, le FCN perd son jeu. Le club fait alors appel à Jean-Claude Suaudeau pour assister Jean Vincent. Les Nantais commencent alors leur remontée et terminent 2e, encore, à un petit point de Strasbourg. Coco est renvoyé à l'équipe réserve. Mais cette année est surtout celle de la première victoire en Coupe de France. Le FCN remporte la finale 4 buts à 1, après prolongations, face à l'A.J. Auxerre de Guy Roux. Après trois finales perdues, toute la ville de Nantes laisse exploser sa joie en accueillant les héros le lendemain.
Le titre 1980 et le drame Omar Sahnoun
La saison 1979/80 voit le FCN remporter son 5e titre de champion de France. Mais, grande nouveauté, il réalise aussi un parcours plus qu'acceptable en Coupe des Coupes, en éliminant tour à tour Belfast, le Steaua de Bucarest et le Dynamo de Moscou. En demi-finale, le tirage au sort lui attribue Valence. Les Nantais gagnent le match aller 2 buts à 1 et commencent à se préparer pour le retour quand une triste nouvelle leur parvient de Bordeaux : l'un des leurs, Omar Sahnoun, est mort d'une crise cardiaque en plein entraînement. À Valence, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et perdent le match 4 à 0.
Suite à des recrutements hasardeux et à des départs malheureux, le jeu du FCN devient rugueux, sans étincelle, sans génie, un football défensif. Vincent parle même de l'Inter de Nantes, en référence à l'Inter de Milan, équipe réputée pour fermer le jeu. Le FCN a perdu son jeu, il perd ensuite son public et son âme, ce qui entraîne la chute des résultats. Les dirigeants font de nouveau appel à Jean-Claude Suaudeau mais Vincent le prend très mal alors Coco réintègre le centre de formation. Le FCN terminera cette saison 80/81 à la 2e place, mais en jouant mal.
L'ère Vahid Halilhodzic
À l'intersaison, le FCN casse sa tirelire pour acquérir un attaquant yougoslave, Vahid Halilhodzic. L'équipe est éliminée de la Coupe de l'UEFA dès le 1er tour, par les Belges de Lokeren et de la Coupe de France dès les 32e par Noeux-les-Mines. Jean Vincent, forcé de collaborer avec Jean-Claude Suaudeau, quitte le club et part entraîner l'équipe nationale du Cameroun, qui se fera remarquer pendant la Coupe du Monde 1986.
Suaudeau redonne confiance à ses joueurs, utilise les enseignements de José Arribas et amène le club à une belle 6e place pour cette saison 81/82. C'est alors que deux joueurs d'importance quittent le club : Henri Michel devient l'adjoint de Michel Hidalgo en équipe de France. Deux ans plus tard, il sera l'entraîneur de l'équipe de France espoirs médaillée d'or aux Jeux Olympiques de Los Angeles. L'autre départ est celui de Rampillon à Cannes après 11 années à Nantes.
Avec Coco Suaudeau aux commandes, c'est le retour au football technique, offensif, précis, intelligent.
Le 6e titre de champion (1983)
En ce début de saison 1982/83, les pronostics vont tous aux Girondins de Bordeaux d'Aimé Jacquet – vous connaissez ? – club très riche, aidé par sa Mairie et qui achète tous les joueurs qu'il veut. Cependant, le 8 août, le FCN les bat 2 buts à 1. C'est le début d'une grande saison où Halilhodzic s'éclate enfin. Au match retour, les Canaris explosent les Girondins 3 à 0. Ils sont assurés du titre dès la 35e journée, une victoire sur Saint-Etienne 4-2. C'est le 6e titre en 20 ans. « Vaha » a inscrit 27 buts, il est le meilleur buteur du championnat après une année d'adaptation difficile. Encore une fois les Nantais rateront de peu le doublé, en perdant la finale 3 buts à 2 face au PSG, malgré le but fantastique du « Brésilien » José Touré, fils de Bako.
Au soir du titre, un joueur toutefois annonce son départ, il s'agit de Thierry Tusseau, formé comme tant d'autres à la Jonelière. Il est le premier d'une liste trop longue et trop douloureuse. Cette saison marque le début du foot-business, ère dans laquelle l'amour du maillot ne compte plus. On ne verra plus de joueurs comme Henri Michel faire toute leur carrière dans un seul club. Le football français connaîtra 10 ans de folies financières qui finiront lors des victoires en championnat de Nantes en 95 et Auxerre en 96, les deux face au PSG qui prône argent et intox médiatique, comme quoi il y a parfois une morale.
La saison 83/84 n'est pas très bonne. Le FCN est éliminé dès le 1er tour de la Coupe des Clubs Champions et en demi-finale de la Coupe de France. Il termine à la 6e place du championnat.
Le drame de 1984 et l'inauguration de la Beaujoire
La saison 84/85 est marquée par un deuil. Le 23 octobre 1984, trois jeunes joueurs du FCN ont un grave accident de voiture sur la voie rapide. Jean-Michel Labejof et Seith Adonkor décèdent. Sidi Kaba ne rejouera plus. Le FCN a du mal à s'en remettre, aussi bien moralement que sportivement. Coco Suaudeau, pour qui ces joueurs étaient comme des fils, lance, les yeux rougis par le chagrin : « Je me fous à la limite du vide sportif que la disparition de Seith et de Jean-Michel provoque. Ce qui est infiniment plus grave, c'est que la vie, ici, est cassée. » Jamais on ne percevra exactement de quel poids la perte d'éléments aussi doués a pesé dans l'avenir du FCN. Selon Suaudeau et Budzynski, « un avant-centre, un milieu de terrain, un stoppeur : nous avons perdu l'épine dorsale d'une équipe. »
Cette saison, où le FCN finit tout de même 2e, est aussi celle de l'inauguration du nouveau stade des Canaris, le stade de la Beaujoire. Halilhodzic termine encore meilleur buteur avec 28 réalisations. À la fin de la saison, Bossis part pour le RC Paris, Poullain et Bibard pour le PSG.
En deux ans, le FCN a perdu la moitié de son effectif. Pourtant, les finances demeurent très mauvaises : on parle de 7 ou 8 millions de déficit. Le club recrute tout de même deux stars, Jorge Burruchaga et Vincent Bracigliano et concurrence le PSG durant la première moitié du championnat. Il finira 2e, encore une fois. En Coupe d'Europe, les Nantais sont éliminés par l'Inter de Milan en quarts.
À l'intersaison, on assiste encore à de nombreux départs : « Vaha » s'en va vers le PSG, en compagnie d'Ayache. Quant à José Touré, il rejoint... Bordeaux. Dès lors, on ne s'étonne pas de la saison calamiteuse que vit le FCN. Il termine 12e du championnat, est éliminé dès les 32e de la Coupe de France. La seule satisfaction est la révélation de deux jeunes joueurs, Marcel Desailly et Didier Deschamps. Cette saison 86/87, c'est aussi le départ volontaire de Louis Fonteneau, après 17 ans « d'intérim ». Il est remplacé par un jeune admirateur de Tapie, Max Bouyer.
1988-2000 : Du déclin à la renaissance
Les années Bouyer/Blazevic
Ce nouveau président essaie d'imiter les Lagardère, Bez, Tapie. Il embauche des stars comme Mo Johnston et Vercauteren et des jeunes confirmés comme Bonalair et Thys. À la mi-octobre, l'équipe tourne bien, elle est 2e du championnat. Puis, tout à coup, la machine se dérègle. Elle se met à bien jouer mais à perdre, et ensuite à mal jouer et à perdre, ce qui est plus logique. Elle finit 10e, ce qui est bien en dessous des ambitions de Bouyer qui renvoie Coco à ses jeunes et embauche Miroslav Blazevic à sa succession.
Les années Bouyer/Blazevic sont les plus tristes du football nantais.
La saison 88/89 est moyenne : le FCN termine à la 7e place du championnat et est éliminé en 8e de Coupe de France. Mais, plus important, la manière n'est pas là. De plus, un drame frappe le club : le 30 janvier 89, Louis Fonteneau décède. Le stade des Canaris sera désormais le stade de la Beaujoire - Louis Fonteneau.
En cet été 89, les supporters nantais constatent une arrivée étonnante : celle de Jakovljevic, recommandé par Blazevic – qui touche sur le transfert une bonne commission – qui ne fera rien de bien à Nantes. Une bonne arrivée cependant, celle de Paul Le Guen, le futur grand joueur du PSG. Le 28 septembre, le club est encore touché par un deuil : l'entraîneur mythique du FCN, le père du jeu à la nantaise, José Arribas n'est plus. En novembre est inauguré le centre qui porte son nom. Au cours de ce même mois, les dirigeants font encore une erreur, la vente pour 17 MF de Didier Deschamps à l'OM, quelques semaines seulement avant le match opposant les deux équipes. Ce jour-là Didier est sur le banc, sinon ça aurait été trop voyant. Le FCN finit quant à lui 7e du championnat.
L'intersaison est encore le centre d'achats inutiles et de départs malheureux, ceux d'Amisse, Vercauteren et Kombouaré. Par contre, on assiste au retour du grand Max. Mais la saison 90/91 est surtout celle des matches truqués et des mauvais résultats. Blazevic est – enfin – renvoyé et on rappelle Suaudeau à la rescousse le 29 janvier et celui-ci évite au club la relégation avec une pas très glorieuse 15e place.
Durant l'été 1991, la DNCG commence à s'intéresser aux caisses du FCN. Bouyer vend beaucoup de joueurs pour la satisfaire, ce qui déplaît à son entraîneur. La saison qui suit commence plutôt bien mais Bouyer veut en faire trop et dépense 800 000 F pour un Danois. Le FCN termine 9e mais voit avec désespoir la DNCG pénétrer dans ses bureaux.
La menace de rétrogradation (1992)
En cet été 1992, tout le petit monde footballistique est centré sur l'Euro, où la France a une chance de faire un bon parcours. Il n'y a guère que Guy Roux pour remarquer la rétrogradation de Brest en D2 et les rumeurs d'un sort semblable réservé au FCN. L'emblématique entraîneur d'Auxerre déclare : « Nantes risque de disparaître et ce sera un peu comme Brest : il mourra riche. Ce club dispose en effet de tout un tas de jeunes de valeur qui représentent un capital important et qui auraient dû garantir son avenir. »
Le 10 juin 1992, un petit encart en page 10 de « l'Équipe » annonce la rétrogradation du FCN en D2. Le déficit annoncé est de plus de 60 MF. C'est alors que toute la ville de Nantes déploie tous les efforts nécessaires pour sauver le club. Le député-maire Jean-Marc Ayrault et le président du club Max Bouyer décident de diviser le FCN en deux branches distinctes :
- une SAOS (Société Anonyme à Objet Sportif) qui prend en charge le côté professionnel
- une association de la loi 1901 qui s'occupe de la section amateur et prend sur elle tous les déficits.
Le 24 juin, la DNCG revient sur sa décision. Le FCN – pardon le FCNA ou Football Club de Nantes Atlantique – n'aura passé que 15 jours en D2, ouf ! Comme il l'avait promis, Bouyer démissionne et laisse sa place à Guy Scherrer en juillet. Celui-ci se débarrasse des joueurs dont le salaire est trop élevé. C'est ainsi que Molby va à Mönchengladbach, Desailly et Eydelie à l'OM, Burruchaga à Valenciennes. Les seules arrivées sont celles de Fabien Debotte et Serge Le Dizet.
Encore une fois, Jean-Claude Suaudeau va devoir faire des miracles avec une équipe presque entièrement issue du centre de formation.
La renaissance : le renouveau du jeu à la nantaise (1992-1997)
La saison 1992/93 est celle du renouveau. Le 8 août, devant seulement 8 648 spectateurs, le FCNA obtient un match nul 0 à 0 face à Metz. Pourtant, Scherrer déclare « avoir pris son pied ». En effet, malgré l'absence de but, le match était agréable et le président nantais l'a bien compris, le football est avant tout un spectacle. Il respecte le public et les joueurs et les deux le lui rendent bien, l'un par son nombre croissant, les autres par de belles prestations sportives.
Le jeu à la nantaise renaît grâce à de jeunes joueurs intrépides, vifs et peu payés – Karembeu avoue toucher 11 000 F / mois ! – qui enchantent tous les stades où ils passent. Le FCNA sera même leader pendant plusieurs journées, gagnera 1 à 0 à Marseille, 3 à 2 à Lens, 2 à 1 à Auxerre. 28 990 personnes sont présentes à la Beaujoire pour voir leurs Canaris s'imposer 6 à 0 face à Montpellier. Le 6 décembre c'est une belle victoire contre le PSG.
Cette saison est celle de l'éclosion de trois joueurs :
- Pedros le gaucher rapide et précis
- Ouédec le buteur opiniâtre et talentueux
- Makélélé le technicien jamais à bout de souffle
Guyot, Le Dizet, Karembeu, Capron se révèlent aussi. Loko, Marraud, Ferri confirment. Et il ne faut pas oublier le petit Ziani, remplaçant de luxe. Quant à N'Doram, « le sorcier » tchadien, il est l'âme de l'équipe qui reflète l'état de l'effectif.
Malheureusement, il se blesse pour la seconde moitié du championnat et l'équipe redescend à la 5e place. Elle est toutefois qualifiée pour la finale de la Coupe de France contre le PSG, triste souvenir. Le FCNA est dominé à outrance par une équipe en force et virilité. Un penalty contre Karembeu pour une faute (? à vous de juger) sur Fournier. Le Kanak s'énerve et se fait expulser. Deux autres expulsions suivent et voilà, le FCNA perd 3 à 0, encore une finale de perdue, mais dans quelles conditions... Bien sûr les Nantais étaient moins bons que les Parisiens ce jour-là mais ceux-ci avaient-ils besoin de ce coup de pouce pour l'emporter ?
Grâce à sa 5e place, le FCNA est qualifié pour la Coupe de l'UEFA. Oui mais voilà, suite aux affaires OM, il y a redistribution des adversaires européens et comme le PSG ne veut pas jouer la Coupe des Clubs Champions à la place de l'OM alors que théoriquement, ils y étaient obligés, le FCN se retrouve avec Valence comme adversaire à la place de Nicosie. Après un match nul 1-1 à la Beaujoire, les Canaris s'inclinent 3-1 à Valence et l'aventure européenne se termine là.
Le championnat suivant se termine bien avec des victoires sur Toulouse 4 à 0 et sur Bordeaux 4 à 1. Au fil des rencontres, un joueur arrivé à l'intersaison s'affirme dans la défense nantaise, il s'agit de Pignol. Le FCNA finit sa saison à la 5e place. Nico Ouédec est meilleur buteur du championnat avec 20 buts, à égalité avec Boli et Djorkaeff. Le summum de la saison est la rencontre contre le PSG, alors invaincu depuis 27 rencontres. Il est écrasé à la Beaujoire 3 à 0, buts de Loko, Pedros et Ouédec. Et la Coupe de France ? Elle s'arrête à la demi-finale perdue 1 à 0 face à Auxerre, à 9 contre 11 suite aux expulsions de N'Doram (!) et de Ferri.
La saison exceptionnelle 1994/95
Que dire de la saison 94/95 ? Sinon que ce fut la plus folle du FCNA. Elle commence avec l'arrivée de trois joueurs : Benoît Cauet – oui le même que celui qui est titulaire à l'Inter maintenant –, Dominique Casagrande et Éric Decroix. Le grand favori du championnat est le PSG et d'ailleurs, son président Michel Denisot clame haut et fort que le titre est pour son club. Mais le club de la capitale sera battu deux fois par les Nantais : 1 à 0 à la Beaujoire avec un superbe but de Pat Loko et une correction 3 à 0 au Parc.
Au bout du compte, le FCNA finira en tête avec 10 points d'avance sur son dauphin, qui n'est même pas le PSG mais Lyon, en battant le record d'invincibilité, 32 matches sans défaite. Une seule défaite, à Strasbourg, 71 buts marqués, 34 encaissés. Pat Loko est sacré meilleur buteur avec 22 buts devant Caveglia et... Ouédec (18 buts). Le parcours en Coupe de l'UEFA est assez bon. Après avoir éliminé Volgograd, Kamychine et Sion, le FCNA est battu 5 à 1 à Leverkusen. Il faut préciser que pour l'occasion, Marraud, Casagrande et Loussouarn étant blessés, c'est Jean-Louis Garcia, entraîneur des gardiens, qui officiait dans les buts.
La saison 95/96 est celle du doublé de l'A.J. Auxerre de Guy Roux et du beau parcours européen des clubs français puisque le PSG remporte la Coupe des Coupes et Bordeaux est finaliste de la Coupe de l'UEFA.
Et Nantes ? Eh bien le club breton a perdu Loko et Karembeu à l'intersaison et a récupéré Carotti et Gourvennec mais ce dernier passera une bonne partie de sa saison à l'infirmerie, en compagnie de Nico Ouédec. Le FCN parvient quand même à la 7e place du championnat, et est éliminé dès les 16e en Coupe de France face à Monaco. Mais ce qui marque cette saison est le bon parcours des Canaris en Coupe des Clubs Champions. Il ne s'achève qu'en demi-finale face à la Juventus de Turin de... Didier Deschamps. Suite à l'expulsion de Carotti au match aller, perdu 2 à 0, le FCN gagne le match retour 3 à 2. Insuffisant, mais très honorable.
L'intersaison 96 est marquée par les départs de Nico Ouédec à l'Espanyol Barcelone et de Reynald Pedros à Parme. La saison débute vraiment très mal : le FCNA n'a toujours pas remporté une seule victoire au soir de la 6e journée. Le déclic se situe avec la titularisation d'un jeune gardien de but à la place de Loussouarn, la doublure habituelle de Casagrande blessé. Il s'agit bien sûr de Mickaël Landreau, alors âgé de 17 ans. Lors de ce match à Bastia, il arrête un penalty et permet à son équipe de ramener un bon point de l'Île de Beauté.
Dès lors, le FCNA demeure invaincu jusqu'à la dernière journée de championnat qui l'emmène en principauté de Monaco, équipe déjà assurée de son titre de championne de France. Le FCNA se bat alors pour la seconde place qualificative pour la Ligue des Champions ! Mais à cause d'un but refusé pour hors-jeu et de contres monégasques, les Nantais ne termineront que 3e derrière le... PSG. 31 matches sans défaite, la deuxième meilleure série de tous les temps, seul le... FCNA a fait mieux en 1995.
Cette saison est celle de la révélation de jaunes comme Da Rocha, Savinaud, Leroy mais surtout Micka Landreau. C'est aussi celle de la découverte de la D1 pour Le Roux. N'Doram termine 2e au classement des buteurs avec 21 réalisations derrière Guivarc'h.
Jean-Claude Suaudeau décide alors d'arrêter d'entraîner et laisse le poste d'entraîneur à Reynald Denoueix, du centre de formation.
L'ère Denoueix et les dernières coupes (1997-2000)
À l'intersaison, le cœur des supporters nantais se serre encore un peu plus : Japhet N'Doram, « le sorcier » tchadien, quitte les bords de la Loire pour le rocher monégasque et Claude Makélélé part pour Marseille. La saison 97/98 est plutôt moyenne, avec une 11e place à la clé, une élimination dès le 1er tour de la Coupe de l'UEFA. Malgré tout, quelques jeunes commencent à pointer le bout de leur nez, ils ont pour nom Olembe, Monterrubio ou Touré.
À la fin de la saison, c'est au tour de Joce Gourvennec de partir pour Marseille, de même que Carotti au PSG et Lolo Guyot à Toulouse. Quant à Serge Le Dizet, il arrête sa carrière et va entraîner les moins de 17 ans du club.
En ce début de saison les supporters nantais sont assez inquiets : les cadres de l'équipe sont partis et les recrutements sont peu nombreux. Les seules arrivées sont celles de deux argentins, Nestor Ariel Fabbri et Diego Bustos. Le premier s'impose vite au sein de la défense nantaise et dans le cœur des supporters nantais qui le surnomment « El Presidente ». Quant au second, il enchaîne blessure sur blessure et ne marquera pas un seul but dans le championnat français. Le troisième recrutement est celui du Lillois d'origine, l'Auxerrois Antoine Sibierski que Guy Roux n'a jamais estimé à sa juste valeur. Mais lui aussi passera beaucoup de temps à l'infirmerie.
Cette saison 98/99 est celle des révélations en pagaille : Monterrubio, Piocelle, qui prend du volume après le départ de Le Roux au mercato, Deroff, Devineau, Gillet, etc. Sans compter la confirmation des Savinaud, Da Rocha, Olembe, Carrière, etc. Quant au capitaine de cette jeune équipe, c'est Mickaël Landreau, qui a l'immense joie de brandir la Coupe de France au Stade de France déjà mythique. Il est le plus jeune capitaine de l'histoire du football français à le faire avec ses 20 ans et un jour. Bien sûr, la finale a été entachée de l'erreur (?) de M. Garibian mais pour une fois que les Nantais profitent d'une erreur d'arbitrage... C'est seulement la seconde Coupe de France remportée par le club et toute la ville de Nantes réserve le lendemain à ses héros un accueil qui n'est pas sans rappeler la Coupe du Monde. Le FCN terminera le championnat 7e.
Pour la saison 99/2000, tous les espoirs semblent permis. Le nouveau président, Kléber Bobin, arrivé en janvier, a promis qu'il n'y aurait pas de départ à part celui d'Éric Decroix à l'OM et il a tenu parole. Malheureusement, les espérances ne se concrétisent pas. Les Nantais jouent bien, mais ils sont trop tendres, encaissent des buts bêtes et sont en panne d'efficacité. Ils devront se battre jusqu'au bout pour le maintien dans un championnat très serré.
Les raisons du déclin ? Les blessures des meilleurs joueurs de l'an passé c'est-à-dire Fabbri, Monterrubio, Piocelle. Le non-renouvellement de l'effectif a entraîné une trop forte confiance en soi de certains. C'est ainsi que les Canaris enchaînent les résultats exceptionnels : 6 à 1 contre Lyon, 3 à 0 contre Rennes, 1 à 0 à Monaco en Coupe de France, 3 à 3 face à Arsenal pour une élimination avec les honneurs, etc. et les résultats médiocres : les 6 défaites d'affilée. L'arrivée du joker Caveglia n'a pas apporté le déclic attendu.
Les satisfactions de la saison :
- Antoine Sibierski, plus de 20 buts toutes compétitions confondues et quelle classe !
- les révélations Ahamada, Vahirua, Berson
Cette saison est vraiment paradoxale : d'un côté la victoire en Coupe de France, la seconde consécutive, la troisième en tout, face à ces courageux Calaisiens, de l'autre, la place en D1 sauvée lors de la dernière journée. Le FCNA termine donc cette saison 12e du championnat avec 43 points.
L'intersaison est marquée par l'arrivée tant attendue du repreneur. Il s'agit du groupe de presse Socpresse, groupe bien implanté dans la région nantaise avec notamment Presse-Océan.
Malheureusement, son arrivée ne suffit pas à empêcher le départ d'Antoine Sibierski, qui profite d'une clause libératoire faible – 23 MF – pour signer un gros contrat à Lens. Les autres départs sont ceux de Chanelet (Lyon) et Lièvre (Toulouse) en fin de contrat, de Caveglia (Le Havre), de Suffo (Sheffield United), du jeune Sar (Hibernians) et des « boulets » Giallanza et Bustos.
Au niveau des arrivées, le FC Nantes bat cette année des records. Malgré un début d'intersaison assez paisible – mi-juillet seuls des défenseurs latéraux Laspalles (PSG), Mario Silva (Boavista, Por.) et Armand (Clermont) sont recrutés – le FCNA embauche tout d'abord l'ancien canari Stéphane Ziani (Bordeaux), sous forme d'un prêt avec option d'achat, puis enfin l'attaquant international roumain Viorel « Viogoal » Moldovan pour la somme de 36 MF, ce qui est le record du club. Sera-t-il le joueur qui nous manquait pour conclure nos actions ?
2000 à nos jours : Derniers exploits et questions
Le FCN a connu une nouvelle fois une saison exceptionnelle ! Avec le titre en 2001 (avec 7 pts d'avance sur Lyon), ainsi que les demi-finales de la Coupe de France et de la Ligue.
La suite, vous la connaissez... le départ de Carrière à Lyon (le dernier jour des transferts, le 31 août). Une série noire... qui entraînera la fin de « l'ère Denoueix » (MERCI pour tout ce que tu as fait pour le FCN), et le retour de Marcos (il avait passé 4 saisons sur les bords de l'Erdre) en tant qu'entraîneur.
Il nous permet de nous maintenir en D1 (belle fin de saison), mais ne fait pas l'unanimité :
- abandon des principes fondamentaux (le JEU À LA NANTAISE)
- de nombreux clans au sein des joueurs
Et maintenant : Marcos or not Marcos ? (Virer 2 entraîneurs en 1 an ce serait oublier notre passé, mais le Jeu à la Nantaise en aurait bien besoin.)