Mathias Gidsel en action lors de la finale de l'Euro 2026
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Euro 2026 de handball : le Danemark couronné roi de l'Europe dans une Triple Couronne historique

Le Danemark écrase l'Allemagne en finale de l'Euro 2026 et réalise un exploit historique : la Triple Couronne, détenue jusque-là par la France seule. Mathias Gidsel pulvérise les records avec 68 buts, tandis que les Bleus chutent à la 7e place....

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Le 1er février 2026, le handball mondial a basculé d'un côté definitivement de la péninsule scandinave. Dans une atmosphère survoltée, le Danemark a écrasé l'Allemagne en finale du Championnat d'Europe, signant un exploit qui dépasse la simple victoire sportive. Quinze ans après leur dernier titre continental, les Danois ne se contentent pas de remporter une médaille d'or ; ils enterrent une époque et en ouvrent une autre, celle d'une domination sans partage. Entre records individuels fracassants et désillusion française, cet Euro 2026 restera gravé dans les annales comme le couronnement d'une génération dorée.

L'équipe du Danemark célébrant sa victoire à l'Euro 2026
(source)

Herning a vibré : quand le Danemark a terrassé l'Allemagne en finale

La finale du 1er février 2026 restera comme une démonstration de force rare dans l'histoire du handball moderne. La salle du Jyske Bank Boxen à Herning était bien plus qu'un stade ce soir-là ; c'était un chaudron bouillonnant où plus de 14 000 spectateurs ont porté les Danois vers un sommet. Dès le coup de sifflet initial, la physionomie du match a été unilatérale. Face à une sélection allemande pourtant vice-championne olympique en titre, le Danemark a imposé un rythme infernal, mélangeant puissance physique et technique rude.

Le score final de 34 à 27 ne reflète que partiellement l'écart de niveau constaté sur le parquet. À la mi-temps, les Vikings menaient déjà de six buts, un écart qu'ils ont su gérer avec une froideur clinique en seconde période. L'arrière-garde danoise, dirigée par un Niklas Landin incontournable dans les buts, a verrouillé le terrain, tandis que l'attaque a fait mouche à 60 %. L'Allemagne, habituellement si solide et disciplinée, n'a jamais trouvé la clé pour déstabiliser le bloc danois, laissant les Danois célébrer leur troisième titre continental sous les ovations d'un pays en fusion.

Action shot of men's handball players competing on the court.
(source)

Une revanche des Jeux Olympiques 2024 qui tourne court

Si cette finale avait saveur de revanche, c'est parce qu'elle opposait les deux protagonistes de la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024. Quelques mois plus tôt, le Danemark avait déjà eu le dessus sur l'Allemagne pour décrocher l'or olympique, mais cette fois-ci, l'issue fut encore plus tranchée. L'Allemagne, espérant corriger le tir après sa défaite parisienne, s'est heurtée à un mur. Les Danois ont utilisé l'expérience acquise lors de ce duel précédent pour perfectionner leur stratégie, ciblant spécifiquement les zones de faiblesse déjà observées chez les Nationalmannschaft.

Le match a d'ailleurs pris une tournure psychologique très tôt. Chaque fois que les Allemands tentaient une remontée, réduisant l'écart à deux ou trois buts, le Danemark répondait immédiatement par une série de buts rapides, souvent sur des contres foudroyants. C'est cette capacité à "tuer" l'espoir de l'adversaire qui a fait la différence. Le sélectionneur allemand Alfred Gislason a dû concéder que son équipe était impuissante face à cette machine offensive danoise en pleine maîtrise de ses moyens.

Le Jyske Bank Boxen, chaudron scandinave

Le Jyske Bank Boxen est une enceinte mythique pour le handball, ayant déjà accueilli la finale de l'Euro 2014. Mais ce 1er février 2026, l'ambiance a atteint des sommets inédits. L'avantage du terrain n'est jamais une simple formalité, mais à Herning, il a constitué un véritable 12e homme. Le public danois, vêtu de rouge et blanc, a créé une telle pression sonore que les communications allemandes en ont parfois été perturbées, notamment lors des temps morts où les tacticiens devaient hurler pour se faire entendre.

Cette configuration géographique a joué un rôle clé dans la dynamique mentale des joueurs locaux. Revêtir le maillot dans cette salle, devant leurs proches et supporters historiques, a donné aux Danois une énergie supplémentaire, visible dans chaque duel, chaque plongeon. C'est une leçon pour les futures organisations : le facteur humain et l'ambiance demeurent déterminants dans les sports d'équipe, même au plus haut niveau. Pour en savoir plus sur l'actualité de ce sport passionnant, consultez notre actus sport.

La Triple Couronne : un exploit que seule la France avait réalisé

Avec cette victoire, le Danemark rejoint un cercle extrêmement restreint, pour ne pas dire exclusif, de l'histoire du handball mondial. En ajoutant le titre européen 2026 à leur sacre mondial obtenu en 2025, les Scandinaves réalisent la "Triple Couronne". Ce terme désigne la détention simultanée des titres olympique, mondial et européen. Avant eux, seule l'équipe de France avait réussi cet incroyable carton plein, en 2010 sous l'ère Claude Onesta avec les célèbres Barjots, puis en 2015 avec la génération des Experts.

C'est une prouesse qui place définitivement le handball danois au sommet de la hiérarchie mondiale. Cela témoigne d'une stabilité remarquable dans la performance et le renouvellement. Contrairement à d'autres nations qui connaissent des cycles successifs avec des hauts et des bas, le Danemark semble s'être installé dans une zone de stratosphère sportive inaccessible au reste du continent. Cette triple possession de trophées majeurs valide le modèle danois, basé sur un travail de fond dans les clubs et une formation de jeunesse ultra-compétitive.

2010, 2015, 2026 : le parallèle avec les Barjots puis les Experts

Le parallèle avec la France est inevitable. En 2010, les Bleus avaient inauguré cette ère de domination en écrasant tout sur leur passage, portés par des personnalités fortes comme Nikola Karabatic ou Didier Dinart. La France avait imposé un jeu basé sur la puissance physique et la créativité individuelle, un style qui avait révolutionné le handball. En 2015, une nouvelle génération, les Experts, avait confirmé cette hégémonie avec une approche plus tactique et collective.

Le Danemark de 2026 s'inscrit dans cette lignée, mais avec sa propre identité. Si la France s'appuyait sur un collectif de stars expérimentées évoluant dans les meilleurs clubs d'Europe, le Danemark mise davantage sur une alchimie de groupe et une cohésion totale, renforcée par un noyau de joueurs issus du championnat local et de la Bundesliga allemande. Ce passage de témoin symbolique suggère que le centre de gravité du handball mondial s'est déplacé vers le Nord, sans pour autant détrôner la mémoire de ce que les Français ont accompli.

Nikola Bilyk et la génération dorée danoise

Si l'attention médiatique s'est souvent focalisée sur Mathias Gidsel, la force de cette équipe réside dans sa profondeur de banc. Des joueurs comme Niklas Ekberg, Magnus Landin ou encore le pivot Emil Madsen ont fourni un travail colossal pour libérer les talents offensifs. Cette génération dorée danoise ne s'est pas construite en un jour ; elle est le fruit d'une maturité acquise au fil des désillusions, comme cette finale perdue en 2024 contre la France.

La capacité de cette équipe à encaisser les coups et à rebondir, comme lors des phases de poules où ils ont parfois dû batailler, illustre sa force mentale. Le trio formé par les gardiens, la défense centrale et l'animation arrière forme un bloc quasi infranchissable. C'est cette homogénéité à tous les postes qui permet au Danemark de rivaliser avec l'histoire de la France et de prétendre régner sur la décennie à venir.

Mathias Gidsel : 68 buts et un record qui entre dans la légende

Au cœur de cette machine danoise, il y a un homme qui dépasse les statistiques : Mathias Gidsel. Avec 68 buts inscrits au cours du tournoi, l'arrière du Füchse Berlin a non seulement terminé meilleur buteur, mais il a surtout pulvérisé le record de buts marqués sur une seule édition de l'Euro. C'est une performance d'une rare violence qui lui a valu d'être élu MVP (Meilleur Joueur) de la compétition. À seulement 24 ans, Gidsel s'annonce déjà comme le successeur naturel des grands monstres du handball mondial.

Mathias Gidsel en action lors de la finale de l'Euro 2026
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Son jeu, instinctif et imprévisible, a été un cauchemar pour les défenseurs adverses. Capable de terminer un kung-fu acrobatique ou de déclencher un tir en suspension à huit mètres, il possède cette faculté rare à créer de l'ex nihilo. Ce qui frappe chez lui, c'est sa décontracte apparente face au but. Même dans les moments les plus tendus de la demi-finale ou de la finale, il a gardé une sang-froid déconcertant, transformant des situations compromises en buts faciles.

Le duo Gidsel-Pytlick : l'artillerie qui a fait exploser les défenses

Il est impossible d'évoquer le succès danois sans parler de Simon Pytlick. Formant un duo redoutable avec Gidsel, ils ont terminé aux deux premières places du classement des buteurs et ont été logiquement élus dans l'équipe-type du tournoi. Pytlick, avec sa vision du jeu et sa qualité de passeuse, a été le parfait alter ego du scoring machine Gidsel. Ensemble, ils ont développé une complicité offensivement dévastatrice, souvent basée sur des permutations rapides que les défenses suivaient avec difficulté.

Cette association rappelle les duos célèbres de l'histoire, comme celle formée par les Karabatic aux temps glorieux de l'équipe de France. Mais là où la misait sur la technique pure, le tandem danois mise sur la vitesse et l'opportunisme. Ils ont réussi à faire baisser la garde des meilleures défenses européennes, créant des espaces là où il n'y en avait pas. C'est cette capacité à faire la différence à deux contre les systèmes défensifs les plus hermétiques qui a scellé le sort de nombreux adversaires.

Pourquoi Gidsel est devenu incontrôlable en 2026

Analyser la performance de Gidsel sur ce tournoi révèle une maturité tactique nouvelle. En 2026, il n'est plus seulement ce jeune espoir talentueux ; il est devenu un leader capable de dicter le rythme du match. Ses angles de tir sont atypiques : il privilégie des trajectoires tendues, visant les angles supérieurs inaccessibles pour les gardiens classiques, mais sa principale arme est sa capacité à accélérer la balle en suspension.

Face aux défenses très agressives qui ont tenté de le neutraliser par des blocs-défenses ou du marquage individuel serré, Gidsel a su varier son jeu. Il s'est servi de son corps pour protéger la balle, utilisant ses appuis pour créer des micro-décalages suffisants pour déclencher son tir. Son intelligence de jeu lui permet de lire les déplacements de l'ailier adverse pour trouver la faille. En somme, il a atteint ce niveau de maîtrise où le geste devient réflexe, ce qui le rend presque impossible à contenir sur une durée de 60 minutes.

Les Bleus chutent au tour principal : 7e place et questions en suspens

Alors que le Danemark festoyait, la France, tenante du titre, vivait une fin de tournoi cauchemardesque. Éliminée dès le tour principal, l'équipe de Guillaume Gille a dû se contenter d'une décevante septième place. Le parcours des Bleus aura été un rollercoaster émotionnel, fait de victoires éclatantes et de défaites inexplicables. La défaite contre l'Allemagne (38-34) lors de la dernière journée du tour principal a sonné le glas des ambitions françaises, les privant d'une place en demi-finale qu'ils convoitaient.

Cette élimination précoce interroge sur l'état de forme de l'équipe et sa capacité à enchaîner les hauts niveaux. Si l'effectif regorge encore de talents individuels, la cohésion collective semble avoir faibli à des moments cruciaux. La fatigue mentale après l'exploit de 2024 et la préparation des Jeux Olympiques a peut-être pesé, mais les Bleus ont également manqué de réalisme face aux équipes plus physiques et plus structurées comme le Danemark ou l'Allemagne.

Dika Mem et les cadres : entre éclats et irrégularité

Le parcours français a tout de même été marqué par des étincelles de génie, notamment lors de la victoire fleuve contre le Portugal (46-38). Dans ce match, Dika Mem a déployé tout son talent, inscrivant 8 buts et montrant qu'il reste l'une des armes les plus redoutables de la planète. Ludovic Fabregas, auteur de 6 buts, a également assuré une présence constante dans la surface de réparation. Cette victoire avait relancé la machine, laissant croire que les Bleus pouvaient encore viser le podium.

Cependant, cette régularité n'a jamais été au rendez-vous. Après le match contre le Portugal, les cadres n'ont pas réussi à maintenir ce niveau d'exigence contre des adversaires plus coriaces. La défaite concédée au Danemark (29-32) au début du tour principal a été lourde de conséquences, non seulement en termes de points, mais aussi psychologiquement. Elle a montré les limites d'une équipe qui, malgré sa qualité, peinait à imposer son jeu face à un bloc organisé supérieurement.

Elohim Prandi et la difficulté à trouver la cohérence

L'exemple d'Elohim Prandi illustre parfaitement les difficultés de cette sélection. Pointé du doigt lors de la défaite contre le Danemark pour une performance en deçà de ses standards, l'arrière gauche a su réagir avec courage face au Portugal. En confiant qu'il était "content de ce qu'il a pu produire pour l'équipe" et que la rencontre était "à la vie, à la mort", il a résumé l'ambiance d'un vestiaire qui savait qu'il n'avait pas le droit à l'erreur.

Pourtant, ces sursauts individuels n'ont pas suffi à combler les lacunes collectives. Entre les blessures, la gestion de la fatigue et peut-être une certaine difficulté à digérer le statut de champion, les Bleus ont perdu leur marque de fabrique : cette capacité à souffrir ensemble pour gagner. La septième place finale est un résultat amer qui annonce sans doute un nécessaire renouvellement du groupe avant les prochaines échéances majeures.

Croatie, Islande, Italie : les autres histoires de cet Euro 2026

Au-delà du duel pour le titre, cet Euro 2026 a offri d'autres récits fascinants. La Croatie, par exemple, a confirmé son statut de nation majeure en décrochant la médaille de bronze après une victoire intense contre l'Islande (34-33). Vice-championne du monde en titre, les Croates ont montré une résilience remarquable, prouvant que leur génération actuelle reste capable de performer sur la scène internationale. Cette médaille, bien que symbolique d'une troisième place, est importante pour le handball croate qui cherche à renouer avec l'or après les gloires du début des années 2000.

L'Islande, de son côté, a frôlé l'exploit. En atteignant le match pour la troisième place, après 16 ans d'absence sur le podium, les Islandais ont prouvé que leur petite population n'est pas un obstacle à l'excellence sportive. Leur parcours, marqué par des victoires surprises et une combativité à toute épreuve, a conquis le public. Même si la médaille leur a échappé de peu, cette compétition marque un renouveau pour le handball islandais qui s'affirme comme une outsider sérieuse lors des grands tournois.

La Croatie confirme son statut de vice-championne du monde

Pour la Croatie, cet Euro 2026 est une validation. Après avoir perdu la finale du Championnat du monde 2025, il y avait un risque de découragement ou de baisse de régime. Au contraire, les coéquipiers d'Ivan Martinović ont retrouvé des ressources pour battre l'Islande et repartir avec une médaille. Leur jeu, basé sur une défense de fer et un collectif solide, a fonctionné à merveille tout au long du tournoi.

Cette performance permet à la Croatie de rester dans le trio de tête européen, aux côtés du Danemark et de l'Allemagne. C'est une nation qui a su préserver son identité technique et tactique malgré les changements de génération. Avec cette médaille de bronze, ils envoient un message clair aux futurs adversaires : la Croatie reste une place forte et sera prête à en découdre pour le titre mondial en 2027.

L'Italie de retour après 28 ans d'absence

L'une des plus belles histoires de cette édition est sans conteste le retour de l'Italie. Qualifiée pour la première fois depuis 1998, l'équipe transalpine a réussi à briser une longue absence de 28 ans au plus haut niveau. Bien que leur parcours se soit arrêté à la phase de groupes, le simple fait d'être revenu dans ce "club" des 24 meilleures nations d'Europe est une victoire en soi.

Cette participation est le fruit d'un travail de développement du handball en Italie, un pays traditionnellement dominé par le football. La présence de l'Italie apporte une nouvelle dynamique au handball européen, élargissant sa zone d'influence vers le sud du continent. Ce retour pourrait inspirer d'autres nations émergentes et prouver que l'élargissement de la discipline bénéficie à la diversité et à la qualité du spectacle.

Trois pays organisateurs : un modèle scandinave réussi

L'organisation de l'Euro 2026 a constitué un défi logistique et politique important. Pour la deuxième fois de l'histoire, après l'édition de 2020, le championnat a été co-organisé par trois nations : le Danemark, la Suède et la Norvège. Ce modèle scandinave, fondé sur la coopération régionale et une passion commune pour le handball, a été une réussite totale. Les salles étaient pleines, l'ambiance électrique, et la circulation des supporters entre les différents pays hôtes s'est déroulée sans accroc majeur.

Cette formule trinationale a permis de répartir les enjeux et de faire découvrir différentes cultures du handball. Du froid de Trondheim au modernisme de Stockholm, en passant par l'effervescence de Herning, chaque ville hôte a apporté sa touche unique. Cela démontre que l'avenir des grandes compétitions peut résider dans ces alliances transfrontalières, permettant à des pays qui ne pourraient pas assumer seuls l'organisation d'un tel événement de co-organiser une fête populaire et sportive réussie.

La candidature scandinave élue à l'unanimité en 2021

Le projet a été validé très tôt par la Fédération européenne de handball (EHF). Le 20 novembre 2021, lors du 14e Congrès extraordinaire de l'EHF, la candidature scandinave a été élue à l'unanimité. À l'époque, la concurrence s'était réduite comme une peau de chagrin, la Suisse ayant retiré sa candidature pour se concentrer sur une future offre commune avec l'Espagne et le Portugal pour l'Euro 2028.

Cette unanimité dans le vote traduisait la confiance de l'instance européenne dans la capacité des pays scandinaves à organiser une compétition de haut niveau. Le Danemark, en tant qu'organisateur principal de la phase finale et de la finale, a su honorer ce mandat en offrant un cadre idyllique pour l'apothéose du tournoi. C'est un modèle de gouvernance sportive qui pourrait inspirer d'autres régions du monde.

Suède et Norvège : des parcours contrastés à domicile

Si le Danemark a conquis l'or, les deux autres organisateurs ont connu des destins différents. La Suède, co-hôte et historique rivale, a terminé à une honnête 6e place, manquant de peu le carré final. Les Suédois ont montré de belles choses, mais ont manqué de cette pointe de folie offensive pour battre les gros. En revanche, la Norvège a déçu son public en finissant à la 9e place. Malgré un soutien populaire indéfectible, les Norvégiens n'ont pas réussi à trouver la clé de leur système de jeu, s'inclinant à plusieurs reprises dans les matchs clés.

Ces résultats contrastés montrent que l'avantage du terrain n'est pas une garantie de succès, mais permet néanmoins de galvaniser une nation. Même si le trophée n'a pas été partagé entre les trois voisins, l'image collective de la Scandinavie comme berceau du handball moderne en est ressortie grandement. On peut d'ailleurs se rappeler que certaines de ces nations ont un héritage historique fort, un peu comme le Le Livry-Gargan Handball a marqué sa région par ses performances.

Conclusion : le handball a-t-il trouvé son nouveau maître ?

Le bilan de cet Euro 2026 est sans appel : le Danemark est actuellement la meilleure nation de handball de la planète. Avec la Triple Couronne en poche, une génération de joueurs exceptionnels et une structure de formation enviée, les Scandinaves semblent intouchables. La domination qu'ils exercent rappelle celle des Bleus dans les années 2010, avec cette différence notable qu'ils ont encore des années de jeu devant eux. La question n'est plus de savoir s'ils sont les maîtres, mais combien de temps ils garderont ce titre.

Cependant, le sport est imprévisible. La France devra analyser ses erreurs et se remettre en question pour espérer reprendre la couronne. Les Bleus ont le talent, mais ils devront retrouver l'âme et la cohésion qui faisaient leur force. Entre-temps, d'autres nations comme la Croatie ou l'Allemagne attendent leur tour. Une chose est sûre : le handball entre dans une nouvelle ère passionnante, où le duel pour le suprematie entre le Nord et le reste du monde promet de faire rage lors des prochaines compétitions internationales.

Vers les Mondiaux 2027 et 2028

Ce tournoi n'était pas qu'une fin en soi ; il servait aussi de qualification pour les Championnats du monde 2027 et 2028. Avec les places qualificatives désormais distribuées, le regard des fans se tourne déjà vers l'Allemagne, hôte du Mondial 2027. Ce sera l'occasion pour les nations éliminées tôt en Scandinavie de prendre leur revanche. Quant au Danemark, il visera l'exploit ultime : conserver sa couronne et prolonger son règne. Le handball ne s'arrête jamais, et la page se tourne déjà vers le prochain chapitre de cette saga épique.

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Thomas Rabot @terrain-pro

Ancien handballeur en nationale 3, je vis le sport avec passion même si mon genou m'a dit stop. Coach sportif à Dijon, je regarde tout : foot, basket, tennis, sports de combat, e-sport. J'analyse les perfs avec un œil technique mais accessible. Les stats, c'est bien, mais je préfère raconter les histoires humaines derrière les résultats. Le sport, c'est pas que des chiffres – c'est des gens qui se dépassent.

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