Éric Roy en conférence de presse, veste aux couleurs du club.
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Eric Roy, entraîneur de Brest, est mort à 58 ans : le choc en Ligue 1

Eric Roy, l'entraîneur du Stade Brestois, est décédé à 58 ans d'un cancer du pancréas après un combat de trois ans et demi mené dans l'ombre. Retour sur le parcours unique de celui qui a transformé Brest, de la relégation à la Ligue des champions.

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L'annonce est tombée comme un couperet. Eric Roy, l'entraîneur du Stade Brestois, est décédé ce mercredi 17 juin 2026 à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer du pancréas. La nouvelle de cet entraîneur de Ligue 1 mort en pleine intersaison a plongé le football français dans la stupeur. Sa famille a choisi Instagram pour partager l'émotion brute, révélant un combat de trois ans et demi mené dans la plus grande discrétion. Le championnat perd bien plus qu'un technicien : il perd un homme qui avait réécrit le destin d'un club tout entier.

Éric Roy en conférence de presse, veste aux couleurs du club.
Éric Roy en conférence de presse, veste aux couleurs du club. — (source)

Eric Roy n'est plus : l'annonce familiale qui a glacé la Ligue 1

Le 17 juin 2026 restera une date noire pour le Stade Brestois et pour la Ligue 1. C'est sur le compte Instagram personnel d'Eric Roy que ses enfants ont publié le message qui a brisé le silence. Le club, qui préparait la saison 2026-2027, n'avait rien laissé filtrer. Personne ne s'attendait à une issue fatale. L'entraîneur était encore en poste, actif, présent aux réunions de préparation. La nouvelle a provoqué une onde de choc immédiate dans le vestiaire brestois et dans tous les clubs de l'élite.

Les joueurs ont appris la nouvelle par leurs téléphones, en plein après-midi. Certains dirigeants, joints par téléphone, n'ont pas caché leur incrédulité. Le Stade Brestois a rapidement diffusé un communiqué sobre, annonçant une période de deuil et le report de toutes les activités médiatiques. Le silence du club en disait long sur l'effondrement collectif.

Éric Roy lors d'une conférence de presse, casquette SB29.
Éric Roy lors d'une conférence de presse, casquette SB29. — (source)

« Nous avons la très grande tristesse de vous annoncer le décès de notre papa » : le message poignant des enfants

Le message posté sur le compte Instagram d'Eric Roy, relayé par Orange Sport, est d'une dignité rare. Ses enfants Victoria Rose, Markus et Loëtitia ont écrit : « Nous avons la très grande tristesse de vous annoncer le décès de notre papa et mari, Éric Roy. Depuis trois ans et demi, Papa se battait contre un cancer du pancréas. » Chaque mot porte le poids de l'épreuve traversée. Ils n'ont pas caché l'admiration qu'ils portent à leur père : « Pendant tout ce temps, il a continué à vivre avec une force qui nous impressionne encore. »

La famille a tenu à saluer ce que le football a apporté à Eric Roy : « Son aventure au Stade Brestois a été l'un des plus beaux moments de sa vie. Elle lui a donné une énergie, une joie, une raison de continuer, y compris dans les moments les plus difficiles. » Un hommage qui dit la fierté d'avoir vu leur père accomplir l'impossible, même en luttant contre la maladie. Le message s'adressait aussi aux supporters brestois, avec une tendresse particulière : « Aux supporters brestois, nous savons à quel point vous l'aimiez. Il vous aimait tout autant. »

Éric Roy souriant lors d'un entraînement, veste du Stade Brestois.
Éric Roy souriant lors d'un entraînement, veste du Stade Brestois. — (source)

Une nouvelle qui sidère le vestiaire brestois et tout le championnat

Dans les heures qui ont suivi l'annonce, les réactions ont afflué de toute la Ligue 1. Vincent Labrune, président de la LFP, a publié une déclaration transmise à l'AFP et reprise par Le Monde : « Le football français perd aujourd'hui l'un de ses personnages les plus respectés, les plus aimés, et les plus authentiques. » Des mots qui résonnent d'autant plus fort que Roy était encore en activité.

Le vestiaire brestois est anéanti. Les joueurs qui ont partagé le quotidien de Roy ces trois dernières saisons peinent à réaliser. Personne au sein du club n'imaginait que la maladie avait atteint ce stade. Roy avait cette capacité à masquer sa fatigue, à sourire, à donner des consignes précises, comme si de rien n'était. Cette force de caractère rend le choc encore plus violent.

Fabrice Hawkins@FabriceHawkins·FollowQuelle tristesse… Éric Roy 🖤1.1KReplyCopy linkRead on X

Trois ans et demi de combat : la maladie qu'Eric Roy a affrontée dans l'ombre

La révélation de son cancer du pancréas, avec lequel il vivait depuis 2022, a surpris tout le monde. Eric Roy avait choisi de ne pas rendre publique sa maladie. Il ne voulait pas que l'on parle de lui comme d'un « malade » ou d'un « miraculé ». Il voulait juste entraîner, transmettre, gagner. Cette discrétion colle parfaitement à l'image de l'homme : réservé, déterminé, allergique au pathos.

Pendant trois ans et demi, il a mené un combat parallèle. Les allers-retours à l'hôpital, les traitements lourds, les nuits difficiles. Rien n'a transpiré. Ses joueurs le voyaient arriver au centre d'entraînement chaque matin, toujours le premier, toujours avec le même regard perçant. Certains ont avoué après l'annonce qu'ils avaient parfois remarqué des signes de fatigue, mais jamais ils n'auraient imaginé une telle épreuve.

Un cancer du pancréas diagnostiqué en 2022 : l'épreuve tenue secrète

Le diagnostic est tombé alors qu'il préparait son retour sur un banc de touche. Eric Roy aurait pu renoncer. Il aurait pu dire qu'il n'était pas en état d'entraîner. Il a fait le choix inverse. En janvier 2023, il a pris les rênes de Brest, seul, sans adjoints, et il a plongé dans le bain glacé d'un club 17e de Ligue 1, menacé de relégation. Ses enfants l'ont dit : « Il a continué à vivre avec une force qui nous impressionne. » Cette force, c'est celle d'un homme qui refuse de laisser la maladie dicter sa vie.

Le secret a été bien gardé. Seuls quelques proches et les dirigeants du club étaient informés. Roy ne voulait pas que ses joueurs aient une raison de baisser les bras ou de le traiter avec des gants. Il exigeait d'eux la même intensité, la même rigueur. Et ils la lui ont donnée. Peut-être même davantage, sans le savoir.

Éric Roy, entraîneur de Brest, en casquette 'PIRATES' sur un terrain.
Éric Roy, entraîneur de Brest, en casquette 'PIRATES' sur un terrain. — (source)

« Il a continué à vivre avec une force qui nous impressionne » : sa dernière saison malgré la maladie

La saison 2025-2026 a été celle de tous les paradoxes. Roy était affaibli, mais il a tenu. Il a enchaîné les séances d'entraînement, les conférences de presse, les déplacements en Ligue des champions. Il a affronté le Real Madrid, le FC Barcelone, les plus grands clubs d'Europe, avec la même sérénité qu'il affrontait la maladie. Ses enfants l'ont vu donner tout ce qu'il avait, jusqu'à la fin.

« Traverser cette épreuve tout en accompagnant un club, une équipe, une histoire aussi forte, dit beaucoup de l'homme qu'il était », ont-ils écrit. C'est un témoignage qui dépasse le cadre sportif. Eric Roy a offert à Brest des nuits d'exception, mais il a surtout offert à ses proches un modèle de courage. Chaque match, chaque victoire, chaque point pris était une victoire sur la maladie. Une façon de dire que la vie continue, coûte que coûte.

Éric Roy sur le bord du terrain, en tenue décontractée.
Éric Roy sur le bord du terrain, en tenue décontractée. — (source)

De l'oubli à la légende : le parcours sans balise d'Eric Roy, entraîneur tardif

Pour comprendre l'émotion qui entoure sa disparition, il faut revenir sur le cheminement unique d'Eric Roy. Rien ne le destinait à devenir l'un des entraîneurs les plus respectés de Ligue 1. Son parcours est celui d'un homme qui a connu l'oubli, la traversée du désert, puis la renaissance la plus éclatante. Un récit qui force l'admiration.

Né à Nice en 1967, Eric Roy a d'abord été joueur. Milieu de terrain défensif au style rugueux, il a porté les couleurs de l'OGC Nice, Toulon, Lyon, Marseille, Sunderland, Troyes et le Rayo Vallecano. Il a disputé une finale de Coupe UEFA avec l'OM en 1999, perdue contre Parme. Une carrière solide, sans être flamboyante. Puis est venue la reconversion.

De milieu rugueux à dirigeant : les étapes clés d'une carrière de joueur bien remplie

Son passage à Marseille l'a marqué. Il y a côtoyé des joueurs d'exception, appris les exigences du très haut niveau. Après sa retraite de joueur en 2004, il a tenté une première expérience d'entraîneur à Nice, entre mars 2010 et juin 2012. L'aventure s'est mal terminée. Limogé après une saison et demie complète, il a disparu des radars du coaching.

Il s'est alors tourné vers la direction sportive. Directeur sportif de Lens de 2017 à 2019, puis de Watford en Angleterre de 2019 à 2020, il a forgé un regard aiguisé sur le management et la construction d'effectifs. Ces expériences lui ont donné une vision globale du football, bien au-delà du simple terrain. Mais le banc lui manquait.

« Pas moi » : les 11 années de purgatoire d'un consultant télé avant le retour

Pendant onze ans, Eric Roy a été « l'entraîneur oublié ». Il a enchaîné les rôles de consultant pour BeIN Sports et France Télévisions. Il analysait les matchs, décortiquait les tactiques, parlait du jeu avec une lucidité rare. Mais personne ne lui proposait de poste. Interrogé par Le Monde en janvier 2024 sur son retour inattendu, il avait répondu sobrement : « Pas moi. »

Ces années de purgatoire ont été une école de patience et d'humilité. Il a regardé les autres entraîneurs, appris de leurs erreurs, affiné sa propre vision du jeu. Il a aussi développé une capacité rare à lire les matchs, à anticiper les ajustements. Quand l'appel de Brest est arrivé, en janvier 2023, il était prêt. Peut-être plus que jamais.

Éric Roy, casquette noire, sur la pelouse.
Éric Roy, casquette noire, sur la pelouse. — (source)

Janvier 2023 : l'appel de Brest, débarqué seul sans adjoints pour une mission de sauvetage

Le Stade Brestois était 17e, à la dérive. Michel Der Zakarian avait été remercié en octobre 2022, remplacé par l'intérimaire Bruno Grougi. Le club cherchait un sauveur. Eric Roy a débarqué seul, sans adjoints, sans staff. Il a raconté au Monde : « Le staff, composé de personnes issues du club, était déjà en place. Je suis arrivé comme une pièce rapportée. En plus de gagner le respect des joueurs, je devais aussi gagner celui de mes nouveaux adjoints. »

Une situation périlleuse. Mais Roy avait une qualité rare : il savait fédérer sans imposer. Il a écouté, observé, puis agi. Il a redonné confiance à des joueurs qui ne croyaient plus en eux. Il a instauré une discipline de jeu collective, basée sur le pressing, la solidarité et une animation offensive réfléchie. En quelques mois, Brest est passé du statut de relégable à celui d'équipe qui surprend tout le monde.

1,63 point par match : les chiffres de la révolution signée Eric Roy à Brest

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En deux ans et demi à la tête de Brest, Eric Roy a disputé 82 matchs toutes compétitions confondues. Bilan : 39 victoires, 19 nuls, 24 défaites. Une moyenne de 1,63 point par match, la meilleure de tous les entraîneurs de l'histoire du club, selon les données officielles du Stade Brestois. Ce n'est pas un hasard : c'est le fruit d'un travail méthodique.

Son arrivée a coïncidé avec un déclic immédiat. Brest était 17e avec 13 points en janvier 2023. Roy a stabilisé l'équipe, consolidé la défense, trouvé des solutions offensives. Le maintien a été acquis lors des dernières journées. Mais personne ne mesurait encore l'ampleur de ce qui allait suivre.

17e à la 3e place en 18 mois : la métamorphose la plus rapide d'un relégable en candidat à l'Europe

La saison 2023-2024 restera comme l'une des plus grandes surprises de l'histoire de la Ligue 1. Brest, promis à la lutte pour le maintien, a enchaîné les performances. Une défense de fer, des transitions rapides, un collectif soudé. Le club a terminé à la 3e place, décrochant une qualification historique pour la Ligue des champions. Personne n'avait vu cela venir.

Eric Roy a été élu Meilleur entraîneur de Ligue 1 aux Trophées UNFP 2024. Une première pour un entraîneur de Brest. Cette récompense individuelle était aussi une reconnaissance collective : celle d'un club modeste qui avait réussi l'impensable. Roy, toujours discret, avait simplement dit que c'était le travail de tout un groupe.

Le premier Trophée UNFP de l'histoire de Brest : une consécration individuelle et collective

Recevoir le trophée de meilleur entraîneur de Ligue 1, pour un homme qui avait passé onze ans sans banc, avait une saveur particulière. C'était la revanche d'un parcours atypique, la preuve que la persévérance paie. Roy n'avait jamais cessé de croire en ses capacités. Cette récompense a scellé sa légende naissante.

Le trophée UNFP n'était pas seulement un honneur personnel. Il a placé Brest sur la carte du football français. Les médias ont soudain parlé de ce petit club breton avec respect. Les joueurs ont gagné en confiance. Roy avait réussi à créer une dynamique où chacun se sentait acteur du succès collectif.

Petit budget, grands résultats : la leçon d'économie sportive appliquée

Avec un budget d'environ 45 millions d'euros, Brest faisait figure de Petit Poucet face aux géants du championnat. Le PSG, l'OM, Lyon dépensaient trois à quatre fois plus. Roy a prouvé que l'argent ne fait pas tout. Il a maximisé chaque ressource, valorisé des joueurs que d'autres clubs avaient négligés, créé une identité de jeu collective qui transcendait le gap financier.

Son modèle d'efficacité est une leçon pour toute la Ligue 1. Il a montré qu'un entraîneur peut faire la différence, même avec des moyens limités, à condition d'avoir une vision claire et une capacité à fédérer. Cette approche a d'ailleurs inspiré d'autres clubs, comme en témoigne l'analyse du mercato des entraîneurs en Ligue 1, où la rareté des profils comme le sien devient un enjeu central.

Éric Roy, casquette à logo pirate, lors d'un déplacement.
Éric Roy, casquette à logo pirate, lors d'un déplacement. — (source)

Les nuits de Madrid et Barcelone : l'héritage européen qu'Eric Roy lègue à Brest

Le point culminant de sa carrière, c'est cette Ligue des champions que personne n'attendait. Brest, club de province au palmarès vierge, s'est retrouvé à affronter les plus grands d'Europe. Ces nuits-là, Eric Roy a offert au football français des moments d'éternité.

La 3e place de 2024 a ouvert les portes de la C1. Le tirage au sort a réservé des affiches de rêve : le Real Madrid, le FC Barcelone. Brest n'était pas favori, mais l'équipe a joué sans complexe. Roy avait préparé ses joueurs à ces rendez-vous avec une minutie d'orfèvre.

De la relégation au Real Madrid : l'ascension fulgurante du SB29

En deux ans, Brest est passé de la 17e place à un match contre le Real Madrid en Ligue des champions. Cette trajectoire est unique dans l'histoire du football français. Eric Roy en était l'architecte principal. Il avait transformé un groupe de survivants en une équipe capable de défier les géants.

Le premier match de l'histoire du club en Ligue des champions restera gravé dans les mémoires. Le Stade Francis-Le Blé, plein à craquer, a vibré comme jamais. Roy, sur le bord du terrain, donnait ses consignes avec la même intensité que lors d'un match de maintien. Il ne changeait pas d'attitude face aux stars adverses. C'était sa force : il traitait chaque match avec le même sérieux, la même exigence.

Des nuits d'exception contre le Barça et le Real : les matchs qui ont marqué l'Europe

Les confrontations contre le FC Barcelone et le Real Madrid ont placé Brest sur la carte du football continental. Ces matchs, même perdus, ont été des moments de grâce. Brest n'a pas fait de la figuration. L'équipe a joué son football, pressé haut, tenté des combinaisons. Roy avait préparé ses joueurs à ne pas avoir peur.

Ces nuits d'exception sont l'héritage direct d'Eric Roy. Tout fan de foot se souviendra de cette équipe de Brest, emmenée par un entraîneur en costume sombre, qui a osé défier les cadors européens. C'est un legs émotionnel et sportif qui dépasse les résultats. Roy a donné à Brest une histoire, une légende, des souvenirs impérissables.

Éric Roy en soirée dans l'enceinte du stade.
Éric Roy en soirée dans l'enceinte du stade. — (source)

« Le football français perd l'un de ses plus authentiques » : l'hommage unanime à Eric Roy

Les hommages ont afflué de toutes parts. Vincent Labrune, pour la LFP, a salué « la passion totale » et « l'intégrité rare » d'Eric Roy, selon la déclaration transmise à l'AFP et citée par Le Monde. Des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants ont pris la parole. Tous ont dit la même chose : Roy était un homme authentique, passionné, respectueux.

Le président de la LFP a insisté sur le caractère unique de Roy : « Le football français perd aujourd'hui l'un de ses personnages les plus respectés, les plus aimés, et les plus authentiques. » Ces mots ne sont pas une formule de circonstance. Ils reflètent la place particulière qu'occupait Roy dans le paysage du foot français.

Vincent Labrune salue « la passion totale et l'intégrité rare » d'un homme respecté de tous

Le communiqué de Vincent Labrune a mis en avant les qualités humaines de Roy. « La passion totale » et « l'intégrité rare » sont des termes qui collent parfaitement à l'homme. Roy ne faisait jamais de compromis sur ses valeurs. Il était exigeant avec ses joueurs, mais juste. Il ne trichait pas, ne cherchait pas d'excuses.

Cet hommage dépasse le simple cadre du club brestois. Il vient de l'institution qui représente tout le football professionnel français. C'est la reconnaissance d'un parcours exemplaire, d'une carrière menée avec dignité. Roy laisse l'image d'un homme qui a respecté le jeu, les joueurs, les supporters.

Un deuil partagé : les supporters de Brest perdent leur « Monsieur »

Pour les supporters brestois, la perte est immense. Eric Roy était devenu bien plus qu'un entraîneur. Il incarnait le club, partageait la même humilité, la même ferveur. Il était « Monsieur Brest ». Le stade Francis-Le Blé lui rendra hommage lors du premier match de la saison. Les drapeaux seront en berne.

Roy a créé un lien rare avec les fans. Il comprenait ce que représente le football pour une ville comme Brest. Il n'était pas un mercenaire venu pour l'argent. Il était un homme qui avait choisi ce club, qui y avait investi toute son énergie, malgré la maladie. Les supporters le lui rendent bien aujourd'hui, avec une tristesse sincère et profonde.

L'après Eric Roy : à qui Brest va-t-il confier les clés du club ?

La question de la succession se pose, mais elle est secondaire face au traumatisme. Eric Roy était toujours en place, préparait la saison à venir. Aucune passation n'a eu lieu. Le club doit gérer le choc émotionnel et le calendrier d'une intersaison déjà compliquée.

La direction du Stade Brestois n'a pas encore communiqué sur le sujet. Le deuil prime. Mais les spéculations commencent. Qui pourra marcher dans les pas d'un homme qui a tout changé ? Le prochain entraîneur devra composer avec un héritage écrasant.

Digérer le choc : une intersaison 2026 qui démarre dans le vide

L'intersaison 2026 s'annonce particulière pour Brest. Le club doit digérer la perte de son entraîneur tout en préparant la reprise. Les joueurs sont sous le choc. Certains cadres, très proches de Roy, pourraient avoir du mal à se projeter. La direction doit faire preuve de psychologie et de doigté.

Le marché des entraîneurs est déjà en effervescence. Plusieurs clubs de Ligue 1 cherchent un technicien pour la saison à venir. Brest va devoir agir vite, mais sans précipitation. Le profil recherché devra correspondre à l'identité du club : un entraîneur capable de travailler avec un budget serré, de fédérer un groupe, de s'inscrire dans la continuité du travail de Roy.

Quel profil pour succéder à Eric Roy ? Les défis du prochain entraîneur brestois

Le successeur d'Eric Roy aura une tâche immense. Il devra préserver l'identité collective construite par son prédécesseur, tout en apportant sa propre vision. La pression sera forte : après un exploit historique, les attentes sont élevées. Le prochain coach devra gérer le poids de l'héritage sans le subir.

Les contraintes financières restent les mêmes. Brest conserve l'un des plus petits budgets de Ligue 1. Le prochain entraîneur devra être un bâtisseur, capable de valoriser des joueurs, de créer une dynamique collective. Les candidats ne manqueront pas, mais le choix devra être mûrement réfléchi. Le club peut s'inspirer d'autres modèles, comme celui de Dino Toppmöller à Lens, où un entraîneur étranger a su s'adapter à un contexte français exigeant.

« Son aventure au Stade Brestois a été l'un des plus beaux moments de sa vie » : l'héritage d'un homme simple

Les mots de sa famille résonnent comme un testament. « Son aventure au Stade Brestois a été l'un des plus beaux moments de sa vie. » Cette phrase, reprise par Orange Sport, résume tout. Eric Roy a trouvé à Brest une raison de se battre, une passion qui l'a porté jusqu'au bout. Il a offert au club ce qu'il avait de plus précieux : son temps, son énergie, son courage.

L'héritage qu'il laisse est immense. Il a prouvé qu'un parcours atypique, jalonné d'échecs et de doutes, pouvait mener au sommet du football français. Il a montré que la persévérance, l'humilité et le travail paient. Il a fait rêver Brest, une ville, un club, des supporters. Il restera à jamais « le Monsieur qui a fait rêver Brest ».

Conclusion : un homme qui restera dans l'histoire du football français

Eric Roy s'en est allé, mais son empreinte reste. Sur le terrain, dans les cœurs, dans l'histoire du Stade Brestois. Le football français pleure un grand monsieur. Mais il célèbre aussi un homme qui a vécu pleinement, jusqu'au bout, porté par l'amour de son métier et de son club.

Ce que retiendront les supporters, c'est la transformation d'un club modeste en acteur européen. Ce que retiendront ses joueurs, c'est un entraîneur exigeant mais juste, qui savait tirer le meilleur de chacun. Ce que retiendra la Ligue 1, c'est un homme qui a prouvé que la persévérance et l'humilité peuvent mener au sommet.

La maladie a eu le dernier mot, mais Eric Roy a gagné bien avant. Il a gagné le respect de tout un championnat. Il a gagné l'amour d'une ville. Il a gagné une place dans l'histoire du football français. Repose en paix, Eric Roy.

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Questions fréquentes

Eric Roy est-il mort d'un cancer ?

Oui, Eric Roy est décédé le 17 juin 2026 à 58 ans des suites d'un cancer du pancréas. Il se battait contre cette maladie depuis trois ans et demi, mais il avait choisi de garder son combat secret.

Quel âge avait Eric Roy à sa mort ?

Eric Roy avait 58 ans au moment de son décès. Il est mort le 17 juin 2026, alors qu'il était encore l'entraîneur du Stade Brestois.

Quand Eric Roy a-t-il rejoint Brest ?

Eric Roy a rejoint le Stade Brestois en janvier 2023. Il est arrivé seul, sans adjoints, pour sauver le club de la relégation alors que Brest était 17e de Ligue 1.

Brest a-t-il joué la Ligue des champions avec Roy ?

Oui, sous la direction d'Eric Roy, Brest s'est qualifié pour la Ligue des champions en terminant 3e de Ligue 1 en 2024. Le club a affronté le Real Madrid et le FC Barcelone lors de cette campagne européenne.

Qui va remplacer Eric Roy à Brest ?

Le Stade Brestois n'a pas encore annoncé le successeur d'Eric Roy. Le club donne la priorité au deuil, mais le prochain entraîneur devra composer avec un petit budget et un héritage sportif important.

Sources

  1. Eric Roy, l’entraîneur du club de football de Brest, est mort d’un cancer, à 58 ans · lemonde.fr
  2. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  3. Ligue 1 : Eric Roy, l’entraîneur oublié qui prend sa revanche à Brest · lemonde.fr
  4. Ligue 1 - Actualités, vidéos et infos en direct · lemonde.fr
  5. sb29.bzh · sb29.bzh
terrain-pro
Thomas Rabot @terrain-pro

Ancien handballeur en nationale 3, je vis le sport avec passion même si mon genou m'a dit stop. Coach sportif à Dijon, je regarde tout : foot, basket, tennis, sports de combat, e-sport. J'analyse les perfs avec un œil technique mais accessible. Les stats, c'est bien, mais je préfère raconter les histoires humaines derrière les résultats. Le sport, c'est pas que des chiffres – c'est des gens qui se dépassent.

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