

La confiance de Laurent Blanc
Ce désamorçage entraîna certains à se demander si le Bavarois méritait vraiment sa place dans la liste de Laurent Blanc en vue du Championnat d'Europe des nations. Une situation que son ami et coéquipier Thomas Müller ne comprenait pas : « Vous auriez tort de ne pas l'emmener. S'il n'était pas là, on ne serait pas aussi bon. Franck est un leader technique et ne pas prendre un tel talent, cela peut s'apparenter à du suicide ». Sans trop de suspense, il fut sélectionné par un Laurent Blanc qui a toujours donné sa confiance à l'ex-Marseillais et s'en défendait : « On n'a pas énormément de bons joueurs évoluant dans des grands clubs européens. J'ai toujours confiance en lui. Il a juste un bloquage mais il va passer au-dessus, j'en suis sûr ».

Le retour au meilleur niveau
Laurent Blanc l'avait-il prédit ? Dès le premier match de préparation du côté de Valenciennes, contre l'Islande, Ribéry égalisa alors qu'il n'avait plus marqué sous le maillot bleu depuis plus de 3 ans (ce but contre la Lituanie, en mars 2009, comptant pour la campagne de qualifications au Mondial 2010). Ses deux autres buts lors des deux autres rencontres face à la Serbie (2-0) et l'Estonie (4-0) vinrent renouer les liens entre le public tricolore et son petit Ribéry. Le début de cet Euro vint corroborer ce retour. Très bon lors des deux premiers matches, Ribéry fut l'un des Français les plus en vue. Hier, c'est lui qui amena l'ouverture du score de Ménez. Le Ribéry que l'on voit ressemble de plus en plus au Ribéry de 2006, le petit nouveau qui jouait avec une innocence presque enfantine et qui s'amusait avec le Grand Zidane lors de la Coupe du Monde 2006. Hier, il fut même élu meilleur joueur du match : « Ça fait plaisir et surtout du bien. Je n'aime pas tellement les récompenses personnelles dans un sport collectif et ce soir, c'est l'équipe qui a gagné. Je sens que cette équipe peut aller loin » confiait le Munichois. Peu à peu, Knysna s'éloigne...