
Ce "renouveau" offensif a surtout été incarné par un joueur qui marque des points auprès du sélectionneur, André-Pierre Gignac. Mais aussi par la belle rentrée en jeu de Karim Benzema et le travail des autres attaquants présents sur la pelouse : Anelka, Henry, Govou.

Gignac marque des points
Avec un doublé et une efficacité remarquable, l'attaquant toulousain, pourtant pas en réussite avec son club en ce moment, a livré une prestation de prestige face aux modestes Féroïens. Bagarreur comme à son habitude, Gignac a tout d'abord débloqué la situation en marquant en pivot, puis a enfoncé le clou pour le 2-0 sur une frappe croisée magnifique venant se loger au ras du poteau du gardien adverse.
On savait que Gignac était en concurrence avec Karim Benzema pour ce match. Il lui a été préféré — on ne saura pas si cela est dû aux déclarations du Néo-Madrilène — mais toujours est-il que le Toulousain aura saisi sa chance en Bretagne.
Cependant, Karim Benzema aura été l'auteur d'une rentrée remarquable, avec notamment un but et une quasi passe décisive sur le but d'Anelka. Sur ce match, on peut deviner qu'il avait plus "d'envie" que lors des matchs précédents. On l'a senti entrer dans son match de suite, avec une volonté de bien faire évidente. Il a été récompensé par ce but, venant d'une frappe à l'extérieur de la surface, en se jouant de plusieurs défenseurs.
Mais c'est l'ensemble de l'attaque qui a convaincu lors de ce match au Stade du Roudourou, avec les belles prestations de Govou, auteur d'une frappe sur la barre, Anelka buteur mais aussi travailleur dans un poste de 9 et demi, sans oublier l'état d'esprit du capitaine Henry à noter.

Du sursis pour Domenech
Raymond Domenech était un homme heureux après la rencontre. Son équipe avait réalisé un bon match, l'ensemble de ses joueurs avait été performant, bref, tout allait bien pour le sélectionneur français. De toute façon, personne n'osait imaginer une défaite des Bleus face aux Îles Féroé. La situation pour Domenech reste donc la même : il faut passer les barrages pour assurer sa place pour le mondial en Afrique du Sud et pour qu'il ait plus de chances d'être maintenu à la tête de l'équipe de France.
Il reste donc un dernier match, contre l'Autriche au Stade de France, à Domenech et aux joueurs pour convaincre le public français qui reste sceptique. Puis ce seront les barrages, avec une nouvelle fois pas le droit à l'erreur.
Le challenge est intéressant, il faudra de toute manière le relever.