
Une pluie d'étoiles sur la pelouse qui couraient d'un but à l'autre sur un rythme inimaginable à ce moment de la saison. À croire que l'atmosphère qui entoure le "Classico" est vraiment en train de prendre une nouvelle dimension. Car à part Manchester United, je ne vois aucun club capable de rivaliser avec les deux géants de la Liga. Aujourd'hui, à chacune de leur rencontre, c'est comme si on assistait à une finale de LDC (sans la musique qui donne des frissons, celle où on ne comprend pas les parols...).
Comment s'est droul le match ?
Le Real, comme l'aller, a essay de produire du jeu. Mourinho a voulu prendre le taureau par les cornes en essayant de battre le jeu par le jeu et non plus d'essayer de mettre de l'intensit physique. En fin tacticien, il a compris que pour battre le Bara, il fallait faire du "blaugrana", chose qui n'est pas vidente. Je retiendrai la phrase de Fabregas en fin de match qui rsume trs bien la rencontre : "Chacun joue comme il veut ou comme il peut... ". Cela veut tout dire. Le niveau technique de la rencontre est donc son sommet et on assiste des gestes de trs trs grande classe.
Messi et Ronaldo : des performances contrasts
CR7, malgr son "but" (on n'a toujours pas compris comment il l'a mis celui-l... Le camraman non plus) tait bon mais sans plus. La faute un Daniel Alves, qui (pour la premire fois de sa carrire) a srement jou le match le plus dfensif de sa vie. Un coup vous dgoter le portugais qui, en fin de matche, a chang de ct pour voir si le terrain tait moins bossel, mais manque de chance, Abidal (en priode de Ramadan) avait trs faim de ballon et l'a mang tout cru. (Je retiendrai d'ailleurs cette image marquante de Ronaldo genoux derrire Messi sur le 2me but barcelonais... Saisissant !)
En face, Messi tait hors de forme car pas encore bien prpar. Mais Messi hors de forme, c'est 2 buts et une (merveilleuse) passe dcisive. a vous classe un homme. Et il montre bien l qu'il est en route pour son 3me ballon d'or conscutif (comme Platini, oui oui, je vous jure !!).
Un mot sur Karim Benzema version 2.0 qui aura cru pendant quelques minutes envoyer le Real en prolongation, mais manque de chance, Messi est encore pass par l. Mais le franais est vraiment bien parti pour faire une belle saison. Tant mieux pour nous car l'Euro n'est plus trs loin et tant pis pour Higuain.
Pourquoi le match a-t-il fini en bagarre ?
En somme, un classico comme on les aime avec des toiles, du jeu, des buts et... Une bonne baston ! Oui, car ce match a encore fini par des accrochages. Cesc Fabregas (qui a d'ailleurs gagn plus de trophes avec le Bara en 15 minutes qu'avec Arsenal en 6 ans) s'est fait dcoup par un Marcelo qui voulait srement rentrer au vestiaire plus tt ; la vue de la couleur du carton, il n'a mme pas bronch. S'en est suivi une querelle de cour de rcration comme d'habitude avec Jos Mourinho comme chef de gang qui a encore russi glisser une petite claque dans l'histoire, une guerre de religion entre Ozil et Villa (tous les deux expulss) et une image surnaturelle : Pepe qui essaie de calmer tout le monde, lui qui d'habitude ne peut se priver de mettre le feu la poudre, a essay de jouer les bons samaritains, image de l'anne coup sr !
Le Clasico : symbole du football moderne ou exemple viter ?
Cette guerre est vraiment en train de donner une mauvaise image ce clasico. Ce match doit tre le symbole du football moderne au vu du niveau de jeu propos, mais ces multiples altercations tendent flouer le spectacle. Je prfre adopter le point de vue du Bara plutt que d'accuser le Real. Mourinho mauvais joueur ? Je n'irai pas aborder ce dbat glissant... Mais encore une fois, Florentino Perez a eu un comportement irrprochable lors de la remise de la coupe aux barcelonais, tandis que le "Special One" tait dj au vestiaire avec ses joueurs. C'est l o l'on voit qu'il existe une classe d'cart entre le Bara et le Real.
Johan Laporta (ancien prsident du Bara) a un jour eu cette phrase : "Le Bara fabrique les Ballons d'Or, le Real les achte*". Oui, cela veut vraiment tout dire.
*le Bara a form Messi tandis que le Real a achet C. Ronaldo et Kaka (voir Zidane, Ronaldo, Figo...)