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Cavani braque la banque

PSG : Cavani décroche la victoire (1-0) contre l'Apoel.

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Il y a des attaquants qui perdent parfois la tête quand ils viennent de marquer un but. Ce ne fut pas le cas d'Edinson Cavani qui, hier soir, a gardé la tête froide. Après avoir battu Pardo, il a mimé le tireur d'élite qui décoche un tir, mais cette fois, pour être sûr et certain que son bonheur ne soit pas de courte durée, il s'est évertué à diriger son geste vers le sol. Histoire qu'il ne soit pas mal interprété, comme ça avait été le cas vendredi dernier au Stade de France.

En même temps, ça aurait été dommage de gâcher un but si important, et ce dans tous les sens du terme. Un but important d'abord parce qu'il permet au PSG de rester en tête de son groupe après les trois premières journées, devant le FC Barcelone, avec une avance confortable sur le troisième (Paris est à 7 points et l'Ajax Amsterdam, troisième, en est à 2). Il maintient également l'ascendant sur le FC Barcelone, qui sera, comme attendu, son concurrent pour la première place de la poule F.

Ensuite, un but important pour son auteur. En effet, Edinson Cavani a prouvé hier soir qu'il était capable d'être décisif dans les moments vraiment importants. Une manière de répondre aux critiques (souvent justifiées par ailleurs) qui regrettaient son peu d'impact sur le jeu et son incapacité à marquer dans les matches qui comptent. Hier, son but est venu d'un centre de Maxwell dévié en retrait par Bahebeck, qui laissait à l'Uruguayen le soin d'éliminer deux défenseurs chypriotes avant de tromper Pardo d'un tir subtil.

L'ancien Napolitain ne dissimulait pas sa joie : « Je suis très content parce que l'équipe gagne. C'est le plus important. Après, je suis forcément heureux d'avoir marqué parce que je n'ai pas connu de très bons moments ces derniers temps. » Ses partenaires se réjouissaient tout autant : « Le vestiaire n'a jamais perdu confiance en lui. Il le sait. Il sait aussi qu'il est un grand attaquant. C'est bien qu'il marque parce qu'il en avait personnellement besoin pour retrouver de la confiance », souriait Blaise Matuidi.

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David Luiz sauve la mise

Le principal hier soir était de gagner, et le PSG a eu le mérite de le faire. Mais comment ne pas dire que le club de la capitale s'en est très bien sorti au regard des quatre-vingt-dix minutes qui n'auraient pas forcément donné les Parisiens vainqueurs ? Hier soir, dans l'enceinte du GSP Stadium, on était très loin du Parc des Princes qui avait vu, il y a maintenant trois semaines, une excellente prestation contre le FC Barcelone (3-2).

Forcément, l'adversaire n'était pas le même, et il serait de mauvaise foi de prétendre que ça n'a aucune influence. Bien sûr que l'engagement est plus prononcé quand l'adversaire s'appelle Barça que lorsqu'il s'appelle Nicosie. On doit également dire qu'il est plus facile de déstabiliser une défense qui monte et qui joue. Mais le manque d'inspiration du PSG hier soir reste inquiétant.

Il aura des circonstances atténuantes. Il pourra arguer que l'Apoel Nicosie jouait très resserré derrière et que les espaces n'étaient pas nombreux. Mais cela ne peut expliquer une première mi-temps durant laquelle il ne s'est créé qu'une seule occasion en début de match, et une deuxième période pas forcément plus folichonne. Elle se conclura finalement par un but de Cavani alors qu'on se demandait si, au fond, un match nul ne serait pas un bon résultat.

En même temps, on ne peut pas dire que l'Uruguayen fut très bien entouré. C'est même le moins que l'on puisse dire. Entre Lucas, qui semblait errer tel un minime qui ne sait pas où aller, et Pastore, qui retrouvait cette mauvaise manie de dézoner sur les côtés alors que c'est au cœur du jeu qu'il est apte à peser, et qui perdait un nombre infini de ballons, on comprend pourquoi le cuir peinait à arriver vers Cavani. « On n'a pas fait notre meilleur match offensivement c'est sûr, mais il ne faudrait pas mettre tout ça sur notre dos. Il ne faut pas oublier qu'en face, Nicosie était très bien organisé pour nous empêcher de prendre la profondeur », tempérait Laurent Blanc.

Mais encore, si l'Apoel Nicosie n'avait été que bien organisé et s'était contenté de rester derrière pour s'assurer un point... Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. C'est pourquoi il faut vraiment rendre un vibrant hommage à cette formation, qui avait éliminé Lyon en C1 il y a quelques années, car elle a cherché jusqu'au bout la victoire. Forcément, ce n'est pas techniquement que les Chypriotes firent la différence, mais ils compensèrent par un engagement sans faille, une dimension physique importante et une vitesse en contre qui provoqua plusieurs fois des sueurs froides sur le front de Laurent Blanc.

Derrière, Van der Wiel et Thiago Silva, fraîchement de retour sur les pelouses, étaient souvent battus dans les duels, notamment par un déficit de vitesse. Ce qui explique parfaitement pourquoi les gants de Salvatore Sirigu ont chauffé à plusieurs reprises. Une première fois sur une frappe de Sheridan repoussée par l'Italien. Puis sur un ballon que David Luiz dégageait de justesse sur sa ligne de but. En deuxième mi-temps aussi, les Chypriotes mirent la pression sur les cages parisiennes, et notamment sur une tête de Thiago Gomes qui trompa Sirigu mais pas la vigilance de David Luiz, qui semble bien plus dans son élément en Ligue des Champions qu'en Ligue 1.

« Il faut avoir l'honnêteté de dire que la défense n'a pas bien fonctionné. On n'a pas su gérer la vitesse des contres de l'adversaire. On a été mis en difficulté à plusieurs reprises alors qu'on doit être capable de fermer les espaces », regrettait l'entraîneur du PSG.

Un PSG sans force collective

Bref, le Paris Saint-Germain l'a emporté hier soir grâce à des individualités (David Luiz et Cavani). Mais force est de constater qu'aucune force collective ne dégageait de ce Paris-là. Comparé aux cartons de la soirée infligés par le Bayern Munich, Chelsea et même Barcelone (3-1 contre l'Ajax), le PSG fait pâle figure et semble pour l'instant incapable de succéder au Real Madrid.

Pour l'instant, ça marche très bien. Il est en tête de sa poule et est en passe de se qualifier dès la prochaine journée s'il bat l'Apoel Nicosie au Parc dans quinze jours et que, dans le même temps, Amsterdam ne gagne pas contre Barcelone. C'est bien ça le principal, mais tout de même...

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Fruitier Manu @rmcriolo
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