
Bruxelles candidate pour les JO 2016 ?
Au départ, c'est la Flandre qui s'intéressait à l'événement, mais Freddy Thielemans, bourgmestre de Bruxelles, a repris l'idée. La candidature bruxelloise est maintenant officielle.
Un projet à défendre ! Et ce n'est pas par excès de patriotisme ou même de chauvinisme que je plaiderai en faveur de cette ville belge pour accueillir un tel événement, mais bien parce qu'elle le mérite et en est largement à la hauteur.
Pourquoi Bruxelles est-elle la bonne taille ?
Les JO lui iraient comme un gant.
Certains habitants de grandes mégapoles pourront critiquer le contraste supposé entre la taille de notre capitale et l'ampleur d'un événement comme les JO. Mais ce genre de critique pessimiste souligne en réalité une grande qualité du lieu. La « concentration » de la ville implique que la totalité des événements sportifs pourra se dérouler autour de Bruxelles à 45 minutes maximum, ce qui est un avantage tout à fait respectable.
Quelles infrastructures pour accueillir le monde ?
Bruxelles, peut-être plus pittoresque que ces amas de gratte-ciel, n'en est pas moins dépourvue de ressources en ce qui concerne l'accueil des sportifs, médias, organisateurs, etc. En effet, Bruxelles et ses environs disposent des infrastructures nécessaires de base en matière sportive, hospitalière et hôtelière.
Le village olympique, destiné à recevoir tout ce monde, trouverait sa place sur l'esplanade du Heysel. Bruxelles dispose également de son stade Roi Baudouin, de ses palais, de ses salles de congrès et enfin, elle a le projet de construire un énorme complexe multisport de 9 000 places. La ville projette également d'élargir le réseau du métro et du RER. Elle possède donc une impressionnante capacité d'accueil, mais en plus, elle peut offrir toute la chaleur de son décor typique et nostalgique.
La lutte antidopage : un atout belge
La Belgique, avec la France, a été le premier État à établir une législation sur le dopage, ce qui, dans le cas d'événements sportifs aussi importants, est une disposition non négligeable. Après Los Angeles, en 1986, et Sydney, en 2000, il est, je crois, utile qu'une démarche organisée soit mise en place à ce niveau : des contrôles et des soins. La Belgique, une fois encore, nous éblouit par ses capacités spécialisées et « multi-domaines ».
Une position géographique centrale
La disposition géographique de la Belgique est également un atout, tout comme la renommée internationale de Bruxelles, capitale de l'Europe. Sa position centrale permet un accès aisé et presque uniformément réparti pour tous les pays participants, reflet du pacifisme du drapeau des JO.
Un héritage historique avec Anvers 1920
De plus, ce n'est pas la première fois que notre pays offre ses qualités à l'organisation des JO. En effet, en 1920, après la rénovation de la fin du XIXe siècle et aussi après la Première Guerre mondiale, Anvers avait déjà courageusement accueilli l'événement qui n'avait plus eu lieu depuis 1912.
Et ce n'est pas tout : cette édition des JO a été le « théâtre » de deux grands événements. Premièrement, la naissance du serment des athlètes, prononcé pour la première fois cette année-là à Anvers par un Belge, Victor Boin. Et deuxièmement, incroyable privilège, c'est aussi durant ces Jeux d'Anvers que le drapeau définitif des JO a été adopté. Les cinq anneaux symbolisent l'union des cinq continents, sur un fond blanc, synonyme de paix.
L'esprit olympique et l'union des peuples
Et puis, quoi qu'il arrive, les Jeux olympiques, depuis leur rénovation, reposent sur l'idée humaniste que le sport peut contribuer à l'union de tous les peuples. Aucune discrimination n'est donc possible si l'on veut conserver l'esprit de départ.