Action lors du match France-Argentine de la Coupe du Monde 2018, illustrant l'intensité des rencontres internationales.
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Italie, Belgique, Turquie : le programme automnal des Bleus qui change tout

Italie, Belgique, Turquie : le programme automnal des Bleus mêle compétition, test pour le Mondial 2026 et passation de pouvoir entre Deschamps et Zidane. Bordeaux, symbole du renouveau, accueille un match décisif le 15 novembre.

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Le 12 mai 2026, Philippe Diallo a officialisé le calendrier de la Ligue des Nations pour l'équipe de France : Italie le 2 octobre, Belgique le 5 octobre au Stade de France, puis Turquie le 15 novembre à Bordeaux. Derrière l'apparence d'une simple annonce de matchs, ces trois rencontres s'inscrivent dans un contexte bien plus large. La Fédération française de football a communiqué les dates après un comité exécutif à Paris, et les supporters commencent à peine à mesurer l'ampleur de ce qui les attend.

Action lors du match France-Argentine de la Coupe du Monde 2018, illustrant l'intensité des rencontres internationales.
Action lors du match France-Argentine de la Coupe du Monde 2018, illustrant l'intensité des rencontres internationales. — Министерство спорта Республики Татарстан / CC BY 4.0 / (source)

Pourquoi ce programme automnal des Bleus est unique

Le tirage au sort de février 2026, détaillé sur le site de la FFF, avait placé la France dans le groupe A1. Les Bleus, troisièmes au classement FIFA à ce moment-là, héritaient de l'Italie (13e), de la Belgique (9e) et de la Turquie (25e). Didier Deschamps avait réagi avec un sourire en coin : « Ce groupe ressemble à celui de la dernière édition puisque l'on avait déjà l'Italie et la Belgique. Là, il y a aussi la Turquie. » Il avait ajouté, non sans malice : « Il faudra poser la question à mon successeur. »

Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus, lors d'un entraînement sous la pluie.
Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus, lors d'un entraînement sous la pluie. — Biser Todorov / CC BY 4.0 / (source)

Cette phrase résonne aujourd'hui avec une force particulière. Deschamps quittera ses fonctions après la Coupe du Monde 2026, au plus tard le 19 juillet. Zinédine Zidane est pressenti pour lui succéder, comme le rapporte WIT FM. Ces matchs d'automne pourraient donc être les derniers de l'ère Deschamps, ou les premiers de l'ère Zidane.

Philippe Diallo officialise : dates, lieux et nouveau contrat Stade de France

Le 2 octobre, l'Italie débarque à Saint-Denis. Le 5 octobre, c'est au tour de la Belgique. Deux rendez-vous en quatre jours, dans le cadre de la 3e et 4e journée de la phase de groupes. Le 15 novembre, cap sur Bordeaux pour affronter la Turquie lors de la 6e et dernière journée. Ce calendrier serré n'a rien d'anodin : il offre aux Bleus une préparation intensive avant les échéances décisives.

Le nouveau contrat avec GL Events pour le Stade de France garantit une stabilité financière et logistique pour les décennies à venir. Diallo a insisté sur la volonté de « concilier le souci d'aller au plus près du public » avec les exigences du haut niveau. Bordeaux, ville rare dans le paysage des Bleus, incarne cette politique de décentralisation.

Les joueurs de l'équipe de France alignés avant un match, avec un fanion cérémonial.
Les joueurs de l'équipe de France alignés avant un match, avec un fanion cérémonial. — (source)

Pourquoi la Turquie n'est pas une invitée surprise dans ce groupe

La Turquie n'est pas là par hasard. Son classement FIFA (25e) ne reflète pas son potentiel. Les Turcs ont une mémoire collective lourde : en 2019, ils avaient infligé une défaite cinglante aux Bleus à Konya (2-0) lors des éliminatoires de l'Euro 2020. Le match retour à Saint-Denis s'était soldé par un nul 1-1. Ces souvenirs sont restés en travers de la gorge de nombreux joueurs.

Le choix de ce groupe, avec trois adversaires de calibre différent, semble avoir été pensé pour maximiser l'audience et le niveau de préparation. L'Italie apporte sa rigueur tactique, la Belgique son athlétisme, la Turquie son imprévisibilité. Un cocktail parfait pour tester la nouvelle génération.

Le Stade de France vide avant un match, avec la banderole France - Israël visible au premier plan.
Le Stade de France vide avant un match, avec la banderole France - Israël visible au premier plan. — (source)

Deschamps, Zidane et Bordeaux : une passation de pouvoir en direct

Le match à Bordeaux est un symbole qui dépasse le cadre sportif. Zinédine Zidane a joué aux Girondins de 1992 à 1996. Son retour dans la ville en tant que sélectionneur potentiel serait un événement monumental. Même si rien n'est officiel, les spéculations vont bon train.

Deschamps, lui, est en sursis annoncé. Le match contre la Turquie pourrait être son dernier sur le banc des Bleus, ou le premier de Zidane. Cette incertitude donne à cette tournée une dimension presque théâtrale. On ne parle pas que de foot, on parle d'un passage de témoin.

Kylian Mbappé et un coéquipier en discussion sur la pelouse lors d'un match des Bleus.
Kylian Mbappé et un coéquipier en discussion sur la pelouse lors d'un match des Bleus. — (source)

Belgique et Italie au Stade de France : pourquoi ces deux matchs sentent la poudre

Ces deux affiches ne ressemblent à aucune rencontre de poule classique. L'histoire récente des confrontations entre la France, l'Italie et la Belgique est émaillée de moments forts, de traumatismes et de revanches. Le public parisien, exigeant, crée une tension palpable qui transforme chaque match en événement.

L'Italie, c'est la gifle du 1-3 au Parc des Princes lors de la dernière édition de la Ligue des Nations. Un soir d'humiliation à domicile qui avait laissé des traces. La revanche, éclatante, était venue à San Siro avec un 3-1 qui avait redonné le sourire aux Bleus. Mais la cicatrice est encore fraîche.

La Belgique, c'est une autre histoire. La demi-finale du Mondial 2018 (1-0) reste un souvenir amer pour les Diables Rouges, qui n'ont jamais pardonné cette défaite. Depuis, chaque match est électrique : le 3-2 en demi-finale de la Ligue des Nations 2021, le 1-0 en huitièmes de l'Euro 2024. La rivalité est intacte.

Un joueur des Bleus abattu après une action, face à un adversaire italien.
Un joueur des Bleus abattu après une action, face à un adversaire italien. — (source)

Le traumatisme du Parc des Princes contre l'Italie est-il digéré

Le 1-3 encaissé à domicile a été un électrochoc. L'Italie, pourtant en reconstruction, avait démontré une maîtrise tactique impressionnante. Les Bleus avaient semblé perdus, incapables de réagir face à une équipe qui jouait pourtant sans pression.

Depuis, l'Italie a grimpé à la 12e place du classement FIFA. Sa reconstruction est en bonne voie, portée par une nouvelle génération de joueurs talentueux. Ce match du 2 octobre est un test mental pour les Bleus : peuvent-ils dominer une équipe italienne à domicile, ou le traumatisme du Parc des Princes refait-il surface ?

La victoire à San Siro a prouvé que les Bleus en avaient les moyens. Mais un match à Saint-Denis, avec la pression du public, est tout autre chose. L'Italie n'est jamais aussi dangereuse que lorsqu'elle joue en victime.

Photo d'équipe des Bleus avant un match, avec un joueur brandissant un drapeau tricolore.
Photo d'équipe des Bleus avant un match, avec un joueur brandissant un drapeau tricolore. — (source)

Belgique, la rivale qui monte en gamme : de la génération dorée aux nouveaux talents

La génération dorée belge a brillé mais n'a jamais rien gagné. Hazard, De Bruyne, Courtois : ces noms resteront dans l'histoire du football, mais sans trophée majeur. La Belgique 2026 est différente. Neuvième au classement FIFA, elle a entamé une transition générationnelle discrète mais efficace.

Les nouveaux talents belges sont moins médiatisés mais tout aussi redoutables. Le match du 5 octobre sera un test de résistance pour les Bleus. La Belgique a soif de revanche depuis 2018, et chaque confrontation est une occasion de prendre sa revanche.

L'intensité de ce match est unique. Il n'y a pas d'amitié entre ces deux équipes, seulement une rivalité froide et respectueuse. Le public du Stade de France le sait, et l'ambiance promet d'être électrique.

Un joueur français dribble sous la pression d'un défenseur italien lors d'un match France - Italie.
Un joueur français dribble sous la pression d'un défenseur italien lors d'un match France - Italie. — (source)

La hiérarchie FIFA (France n°1) : bouclier ou cible

Au 1er avril 2026, la France est numéro un mondiale avec 1877,32 points, devant l'Espagne (1876,40) et l'Argentine (1874,81). Ce statut est flatteur, mais il fait des Bleus la cible à abattre.

Jouer en tant que numéro un signifie que chaque adversaire se donne à 200 %. L'Italie, la Belgique et la Turquie auront toutes une revanche à prendre, une raison de hausser leur niveau de jeu. Les Bleus devront répondre présents, sous peine de voir leur trône vaciller.

Ces matchs sont des tests de résistance pour le statut des Bleus. La hiérarchie FIFA n'est pas un bouclier magique ; elle est le reflet du travail accompli, mais elle ne garantit rien sur le terrain.

Bordeaux, 15 novembre : l'hommage à Zidane et le pari de la province

Le match du 15 novembre à Bordeaux est le climax narratif de cette tournée. Il mêle la rareté du lieu, la légende Zidane, et un enjeu sportif potentiellement décisif. C'est l'événement de l'année pour les fans de football du Sud-Ouest.

Bordeaux n'a accueilli les Bleus que six fois dans son histoire. La dernière remonte à juin 2024, un match amical contre le Luxembourg. Cette rareté fait de chaque visite un événement. Le Matmut Atlantique, avec ses 42 000 places, offre une ambiance plus intime que le Stade de France, mais tout aussi passionnée.

Le timing est parfait : le 15 novembre est la 6e et dernière journée de la phase de groupes. La qualification pour le Final Four de la Ligue des Nations pourrait se jouer lors de ce match. Les Bordelais auront peut-être la chance de voir les Bleus se qualifier en direct, chez eux.

Le Stade de Bordeaux, qui accueillera le match France-Turquie.
Le Stade de Bordeaux, qui accueillera le match France-Turquie. — Kevin M / CC BY 3.0 / (source)

Pourquoi Bordeaux n'a accueilli les Bleus que 6 fois en 120 ans

Les chiffres rapportés par Sud Ouest sont éloquents : en 120 ans d'histoire de l'équipe de France, Bordeaux n'a été l'hôte que six fois. C'est peu, comparé aux dizaines de matchs à Saint-Denis, au Parc des Princes ou même au Vélodrome.

Cette rareté s'explique par la politique de la FFF, longtemps centrée sur Paris et les grands stades du nord de la France. Mais Philippe Diallo semble vouloir changer la donne. « Aller au plus près du public », c'est aussi décentraliser le rêve bleu pour toucher un nouveau public.

Le match à Bordeaux est un test : si le public répond présent, d'autres villes de province pourraient être régulièrement choisies. C'est un pari sur l'avenir, une manière de démocratiser l'accès à l'équipe de France.

Le spectre Zidane : du matricule 3455 au banc de touche du Matmut

Zinédine Zidane a porté le maillot des Girondins de 1992 à 1996. C'est à Bordeaux qu'il a forgé sa légende, avant de conquérir le monde à la Juventus et au Real Madrid. Son retour dans la ville en tant que sélectionneur potentiel serait un symbole immense.

Le match du 15 novembre pourrait être son premier sur le banc des Bleus, ou une passation de pouvoir émouvante avec Deschamps. Dans les deux cas, l'émotion sera au rendez-vous. Les supporters bordelais, fiers de leur enfant prodigue, rempliront le stade pour lui rendre hommage.

Même si Zidane n'est pas encore officiellement nommé, son ombre plane sur chaque déclaration, chaque conférence de presse. Ce match à Bordeaux est un puissant moteur de billetterie et un argument marketing imparable pour la FFF.

Enjeu sportif : la 6e journée et la qualification pour le Final Four

Le 15 novembre n'est pas un match amical déguisé. C'est la dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des Nations. La France joue son avenir dans la compétition. Une victoire peut signifier la qualification pour le Final Four ; une défaite peut tout compromettre.

Cet enjeu donne un poids compétitif réel à ce match. Les Bleus ne viennent pas en touristes à Bordeaux ; ils viennent pour gagner et se qualifier. Le public bordelais aura la chance de voir une équipe de France à 100 %, pas une équipe de remplacement.

Le match contre la Turquie peut être un match couperet. Les Turcs, imprévisibles, ne feront pas de cadeaux. Les Bleus devront être prêts, mentalement et physiquement, pour décrocher leur ticket pour le Final Four.

De Mbappé aux petits nouveaux : les hommes qui feront l'automne des Bleus

Après avoir parlé des matchs et des lieux, il est temps de se concentrer sur les acteurs. Le casting de cette tournée est crucial. C'est l'occasion unique de tester la nouvelle génération et de faire les derniers réglages avant la Coupe du Monde 2026.

Kylian Mbappé reste la star incontestée, mais autour de lui, les places sont à prendre. Avec les départs potentiels de cadres comme Antoine Griezmann, parti à Orlando, ou Hugo Lloris, dont le retour est hypothétique, des places dans le onze de départ sont ouvertes.

Ces trois matchs sont un accélérateur de carrière pour les jeunes pousses, et un juge de paix pour les cadres en fin de cycle. Le sélectionneur doit fixer son ossature pour le Mondial, et chaque minute de jeu compte.

La relève est-elle prête : les places à prendre dans le onze

Les jeunes talents de Ligue 1 et d'ailleurs vont saisir leur chance. Ces matchs contre l'Italie, la Belgique et la Turquie sont des tests grandeur nature. Le sélectionneur doit évaluer leur capacité à tenir le choc face à des adversaires de haut niveau.

Les places sont chères. Le milieu de terrain, notamment, est un secteur où la concurrence est féroce. Les jeunes pépites devront montrer du caractère et de la maturité pour s'imposer. L'ombre de Zidane, pressenti pour prendre la suite, ajoute une pression supplémentaire.

Ces matchs sont une vitrine. Les joueurs qui brillent lors de cette Ligue des Nations auront une longueur d'avance pour la Coupe du Monde. La relève est-elle prête ? L'automne 2026 apportera la réponse.

Les cadres en survie : dernière chance pour une fin de cycle

L'ancienne garde, elle, joue gros. Hugo Lloris ferait-il son retour ? Paul Pogba peut-il retrouver son niveau ? Antoine Griezmann, parti aux États-Unis, a-t-il encore sa place ? Leurs performances lors de cette Ligue des Nations décideront s'ils font partie du voyage pour la Coupe du Monde.

Le public de Bordeaux aura peut-être droit aux adieux d'un monument. Le match du 15 novembre pourrait être l'occasion de dire au revoir à un joueur emblématique, ou de saluer l'arrivée d'une nouvelle star.

La fin de cycle est inévitable. Mais la manière dont elle se déroule peut marquer l'histoire. Ces matchs sont la dernière chance pour certains de prouver qu'ils méritent leur place.

Le schéma tactique de l'après Deschamps se dessine-t-il

Profiter de ces trois matchs contre des oppositions variées est une aubaine. L'Italie impose sa rigueur tactique, la Belgique son athlétisme, la Turquie son imprévisibilité. C'est le laboratoire idéal pour roder un nouveau système.

Le 4-3-3, le 4-4-2 losange, le 3-4-3 : les options sont nombreuses. Même si Zidane n'est pas encore en place, son influence potentielle sur les choix tactiques se fait sentir. Le sélectionneur actuel, Deschamps, doit-il anticiper les préférences de son successeur ?

La question est ouverte. Mais une chose est sûre : ces matchs dessineront les contours de l'équipe de France de demain. Le schéma tactique qui émergera de cet automne sera celui qui accompagnera les Bleus vers le Mondial.

Comment la génération 2026 va vivre ces matchs : billets, TikTok et Stade Atlantique

Le nerf de la guerre pour le public cible, c'est l'accessibilité. Les jeunes de 16 à 25 ans veulent voir les Bleus, mais pas à n'importe quel prix. La FFF a mis en place une politique tarifaire spécifique pour les attirer.

Les grilles tarifaires des matchs précédents donnent des repères. Pour France-Côte d'Ivoire à Nantes, les prix étaient les suivants : Club des Supporters à partir de 20 €, Licenciés FFF à partir de 26 €, Abonnés FC Nantes à partir de 29 €. Une remise de 10 % était accordée aux licenciés FFF et aux membres du Club des Supporters sur les catégories grand public.

Ces prix sont compétitifs. Ils permettent aux jeunes de voir les Bleus sans se ruiner. Mais le coût ne fait pas tout : l'expérience stade, les fan zones et les contenus digitaux sont tout aussi importants pour capter l'attention de cette génération.

Comment voir les Bleus sans se ruiner en 2026 : les prix jeunes décryptés

Pour les matchs de Ligue des Nations, les tarifs devraient être similaires. Les licenciés FFF bénéficient de réductions intéressantes. Le Club des Supporters offre également des prix avantageux.

Combien coûte vraiment une place pour voir les Bleus en 2026 ? Pour un match au Stade de France, comptez entre 25 € et 60 € selon les catégories. Pour Bordeaux, les prix pourraient être légèrement inférieurs, en raison de la jauge plus petite et de la volonté de remplir le stade.

Les jeunes ont intérêt à s'abonner aux newsletters de la FFF et à suivre les réseaux sociaux pour être informés des ouvertures de billetterie. Les places partent vite, surtout pour les matchs à enjeu.

Bordeaux, l'alternative économique qui change tout pour les fans de province

Le match à Bordeaux offre aux habitants du Sud-Ouest une occasion rare de voir les Bleus à un coût logistique plus bas que Paris. Pas besoin de prendre le TGV ou de réserver un hôtel à Saint-Denis. Le Matmut Atlantique est accessible en tramway, en bus ou en voiture.

Pour les jeunes de la région, c'est une aubaine. Le coût total d'une sortie au stade (transport, billet, restauration) est nettement inférieur à celui d'un déplacement à Paris. L'ambiance, plus intime, est aussi un atout.

Les jeunes vont-ils privilégier Bordeaux à Saint-Denis pour des raisons pratiques et financières ? Probablement. La FFF a bien compris l'enjeu : décentraliser les matchs, c'est aussi démocratiser l'accès à l'équipe de France.

Comment la FFF veut embarquer le public 16-25 ans sur TikTok

L'expérience supporter ne se limite plus au stade. Les fan zones, les contenus exclusifs et les activations TikTok sont devenus essentiels pour capter l'attention des jeunes. La FFF l'a bien compris.

Autour de Zidane, l'engouement sur les réseaux sociaux est énorme. La FFF prévoit des contenus immersifs, des défis TikTok et des rencontres avec les joueurs pour créer une communauté engagée. Le match à Bordeaux est un laboratoire pour cette nouvelle expérience digitale.

Les jeunes ne veulent pas seulement voir le match ; ils veulent le vivre, le partager, le commenter. La FFF doit répondre à cette attente pour fidéliser un public qui a l'habitude de zapper rapidement.

Répétition générale pour le Mondial 2026 ou simple match amical : ce que cet automne change vraiment

Après avoir présenté tous les faits, il est temps de livrer le verdict. Ces matchs sont-ils vraiment amicaux, ou une répétition générale pour le Mondial 2026 ? La réponse est nuancée : ils sont les deux à la fois.

La Ligue des Nations offre un cadre compétitif parfait. Les matchs comptent pour le classement FIFA, ils permettent d'accéder à un trophée, et ils créent une pression que les matchs amicaux n'ont pas. Mais en même temps, ils offrent une marge de manœuvre pour tester de nouveaux joueurs et de nouveaux systèmes.

L'ombre de Zidane, le match à Bordeaux, la confrontation avec des rivaux historiques : tous les ingrédients sont réunis pour que cet automne soit le point de départ de l'équipe de France post-Deschamps. Le succès de la tournée, surtout à Bordeaux, validera la politique de décentralisation de Diallo.

La Ligue des Nations, cet obscur objet du désir des sélectionneurs

La Ligue des Nations a longtemps été critiquée, jugée comme une compétition artificielle. Mais avec le temps, elle a gagné ses lettres de noblesse. Pour les sélectionneurs, c'est le banc d'essai parfait pour préparer un Mondial sans tomber dans l'écueil des matchs amicaux sans enjeu.

Les matchs comptent. Les points FIFA sont en jeu. La qualification pour le Final Four est un objectif en soi. Les Bleus ne peuvent pas se permettre de bâcler cette compétition, sous peine de perdre leur statut de numéro un mondial.

La Ligue des Nations est devenue un objet de désir pour les sélectionneurs. Elle offre un équilibre parfait entre compétition et préparation.

Et si le véritable enjeu était l'après Deschamps

Le fil rouge qui unit l'article, c'est la transition. Ces matchs sont la vitrine de l'après-Deschamps. Le match à Bordeaux en est le symbole le plus fort. Ce programme automnal est un condensé de ce qui va définir les Bleus pour les quatre prochaines années.

Zidane, pressenti pour prendre la suite, incarne le renouveau. Son ombre plane sur chaque match, chaque déclaration. Les joueurs le savent : ils jouent pour impressionner leur futur sélectionneur potentiel.

La passation de pouvoir, qu'elle ait lieu avant ou après ces matchs, est inévitable. Cet automne est le dernier chapitre de l'ère Deschamps, et le premier de l'ère Zidane.

Le verdict de la tournée : Bordeaux sera-t-il le nouveau symbole du renouveau bleu

La FFF a pris un pari en misant sur Bordeaux et une campagne de communication ambitieuse. Si le match du 15 novembre est un succès populaire et sportif, il marque un tournant. La génération Z, l'héritage Zidane, la province, la performance : tous ces fils se rejoignent pour faire de cette tournée un événement fondateur.

Bordeaux, ville rare, pourrait devenir le nouveau symbole du renouveau bleu. Le Matmut Atlantique, avec son ambiance unique, offre un cadre idéal pour une passation de pouvoir émouvante.

Le verdict tombera le 15 novembre. Si les Bleus se qualifient pour le Final Four devant un stade en fusion, la politique de décentralisation de Diallo sera validée. Si le match est un flop, la FFF devra revoir sa copie. Mais une chose est sûre : cet automne sera inoubliable.

Conclusion

Cette trêve automnale de 2026 est unique dans l'histoire récente des Bleus. Elle oscille entre compétition officielle, laboratoire tactique pour le Mondial 2026 et symbole du renouveau bleu avec le spectre Zidane. Le succès populaire de cette tournée, et notamment du match à Bordeaux, conditionnera la politique de décentralisation de la FFF, scellant l'héritage de l'ère Deschamps tout en ouvrant la voie à son successeur. Les supporters, qu'ils soient à Saint-Denis, à Bordeaux ou devant leur écran, vivront un moment charnière. Le football français retiendra son souffle.

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Questions fréquentes

Quels matchs des Bleus à l'automne 2026 ?

L'équipe de France affronte l'Italie le 2 octobre, la Belgique le 5 octobre au Stade de France, puis la Turquie le 15 novembre à Bordeaux, dans le cadre de la Ligue des Nations.

Pourquoi Zidane est lié au match France-Turquie à Bordeaux ?

Zinédine Zidane, pressenti pour succéder à Didier Deschamps après la Coupe du Monde 2026, a joué aux Girondins de Bordeaux de 1992 à 1996. Le match du 15 novembre pourrait être son premier sur le banc des Bleus.

Combien de fois Bordeaux a accueilli l'équipe de France ?

Bordeaux n'a accueilli les Bleus que six fois en 120 ans d'histoire. Le match du 15 novembre 2026 est donc un événement rare, s'inscrivant dans une politique de décentralisation de la FFF.

Quel est l'enjeu du match France-Turquie le 15 novembre ?

Ce match est la 6e et dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des Nations. La qualification pour le Final Four de la compétition peut se jouer lors de cette rencontre.

Didier Deschamps va-t-il quitter les Bleus en 2026 ?

Oui, Didier Deschamps quittera ses fonctions après la Coupe du Monde 2026, au plus tard le 19 juillet. Les matchs d'automne pourraient être les derniers de son ère.

Sources

  1. [PDF] PNA-Messicoles.pdf - Biodiversité.gouv.fr · biodiversite.gouv.fr
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  5. lefigaro.fr · lefigaro.fr
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Thomas Rabot @terrain-pro

Ancien handballeur en nationale 3, je vis le sport avec passion même si mon genou m'a dit stop. Coach sportif à Dijon, je regarde tout : foot, basket, tennis, sports de combat, e-sport. J'analyse les perfs avec un œil technique mais accessible. Les stats, c'est bien, mais je préfère raconter les histoires humaines derrière les résultats. Le sport, c'est pas que des chiffres – c'est des gens qui se dépassent.

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