Benoit Saint Denis of France strikes Beneil Dariush of Iran in a lightweight fight during the UFC 322 event at Madison Square
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Benoît Saint Denis : le lien secret avec un club de lutte en Seine-Maritime

Avant son combat à l'UFC, on savait peu que Benoît Saint Denis s'entraîne avec Maxime François. Ce médaillé international et manager du Stade Sottevillais en Seine-Maritime apporte au champion son expertise en lutte. Une alliance inattendue entre...

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À seulement quelques jours de son combat tant attendu à l'UFC, tous les regards sont braqués sur Benoît Saint Denis. Surnommé le « Dieu de la Guerre », ce phénomène des poids légers prépare sa bataille dans le plus grand secret. Pourtant, une information surprenante vient de filtrer concernant son staff technique, révélant que l'excellence française ne se bâtit pas uniquement dans les salles parisiennes huppées, mais aussi sur des tapis normands authentiques. L'un des coachs principaux du fighter nîmois n'est autre que le manager d'un club de lutte en Seine-Maritime, une connexion qui en dit long sur l'identité rugueuse et technique de BSD. 

Benoit Saint Denis of France strikes Beneil Dariush of Iran in a lightweight fight during the UFC 322 event at Madison Square
Benoit Saint Denis of France strikes Beneil Dariush of Iran in a lightweight fight during the UFC 322 event at Madison Square — (source)

Cette histoire n'est pas seulement une anecdote géographique, elle est le symbole d'une génération de coachs français qui mêlent l'expertise de haut niveau à une passion pour le développement local. Alors que la France s'apprête à vibrer au rythme des frappes de son champion, nous avons plongé dans les coulisses de cette collaboration inattendue pour comprendre comment la terre de Normandie contribue à forger une légende de l'UFC.

Un champion avec une âme de lutteur

Un style forgé dans la rigueur militaire

Le style de combat de Benoît Saint Denis n'est un secret pour personne. C'est un mélange détonant de violence calculée et de technique précise, forgé au cours d'une jeunesse passée dans les forces spéciales. Né le 18 décembre 1995 à Nîmes, ce fils de militaire a grandi entre l'Allemagne et la France, suivant les mutations paternelles. Dès l'âge de 18 ans, il s'engage au 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Bayonne, où il effectue plusieurs missions de combat lors de la guerre du Sahel au sein de la force Sabre en 2016. Cette expérience militaire lui confère une discipline et un mental à toute épreuve, qu'il transpose aujourd'hui dans l'octogone.

Cependant, ce qui distingue vraiment BSD dans l'octogone, c'est sa capacité à dicter le rythme du combat grâce à un solide background en lutte et en grappling. Contrairement à beaucoup de ses contemporains qui s'appuient exclusivement sur la boxe thaï ou le jiu-jitsu brésilien traditionnel, Saint Denis a toujours intégré la lutte comme arme principale, une approche qui rappelle les méthodes pragmatiques des combattants américains du top ten. 

paddy pimblett cibles ufc 2026
paddy pimblett cibles ufc 2026 — (source)

De la ceinture noire de judo aux tapis de MMA

Cette affinité pour le combat au sol n'est pas le fruit du hasard. Formé initialement au judo dès l'âge de 8 ans, le natif de Nîmes obtient sa ceinture noire à seulement 16 ans. Cette base martiale lui a très vite fait comprendre que pour dominer dans l'UFC moderne, il fallait maîtriser l'art d'amener son adversaire au tapis et d'y contrôler sa posture. En 2017, alors qu'il est encore militaire à Bayonne, il débute le jiu-jitsu brésilien avec Christophe Savoca, et remporte même le championnat de France en 2019, aussi bien en gi qu'en no-gi, dans la catégorie des ceintures bleues.

C'est là qu'intervient la spécificité de son entraînement récent. En collaboration étroite avec son nouveau coach principal, Nicolas Ott, lui-même une figure montante du coaching hexagonal, BSD a cherché à affiner ses entrées de lutte et sa défense contre un adversaire debout. L'objectif est clair : ne jamais subir, toujours imposer.

La résilience après les épreuves

Le parcours de Saint Denis, de ses débuts au MMA Factory jusqu'à son installation à Bayonne pour créer sa propre structure, montre une quête constante de perfectionnement. Après deux défaites consécutives qui auraient pu briser la carrière de beaucoup, notamment celle très dure contre Dustin Poirier en mars 2024 et celle face à Renato Moicano lors de l'UFC Paris III en septembre 2024, le Français a dû se remettre en question. Suite à ces revers, il avait quitté son entraîneur historique Daniel Woirin pour se constituer une équipe sur mesure.

C'est dans cette phase de reconstruction que l'apport technique d'un spécialiste de la lutte pure, capable de décomposer les mouvements les plus infimes, est devenu crucial. Pour en savoir plus sur son incroyable parcours et sa résilience face aux épreuves, n'hésitez pas à découvrir notre dossier sur Benoît Saint Denis : itinéraire d'un guerrier moderne

Pour la troisième fois, Sotteville-lès-Rouen est championne de France de lutte !
Pour la troisième fois, Sotteville-lès-Rouen est championne de France de lutte ! — (source)

Maxime François : l'expert normand dans l'ombre

Un parcours exceptionnel depuis l'enfance

Au cœur de cette préparation d'élite se trouve un homme qui ne fréquente pas les plateaux télévisés mais dont le palmarès impose le respect. Maxime François, 37 ans, est ce lien insoupçonné entre l'élite mondiale du MMA et la Seine-Maritime. Ce coach n'est pas un novice venu du commerce du combat sport ; c'est un authentique athlète de haut niveau qui a traversé les décennies en portant le maillot de l'équipe de France de lutte. Sa carrière sportive sert de socle à sa crédibilité auprès des stars de l'UFC.

Né dans le quartier du Jardin des Plantes à Rouen, Maxime François a commencé la lutte à l'âge incroyable de trois ans, pratiquement avant de savoir lire ou écrire. Licencié à l'ASPPT Rouen, il a grandi sous l'aile de Fabrice Peltier, une figure paternelle dans le milieu de la lutte normande. Cette précocité l'a conduit tout droit aux portes de l'élite, passant par l'INSEP, le creuset des sportifs de haut niveau en France. Là-bas, il a côtoyé les meilleurs, aiguisant ses techniques et forgeant un mental d'acier.

Un palmarès qui parle pour lui

Son palmarès témoigne d'une maîtrise technique rare : six fois champion de France seniors de lutte, une troisième place aux Championnats du monde de grappling en 2014, ainsi que de nombreuses médailles obtenues lors des compétitions jeunes et aux Championnats de Méditerranée. Il a également participé aux Championnats du Monde de lutte, frottant ses épaules à l'élite internationale de la discipline.

Ces distinctions ne sont pas de simples étiquettes pour Maxime ; elles représentent des milliers d'heures passées à perfectionner la position, l'équilibre et la projection. Son expertise est officiellement reconnue par ses diplômes : Brevet d'État 1er degré en lutte, BPJEPS APT, et DEJEPS Lutte et disciplines associées. Coach diplômé d'État depuis 2010, il cumule plus de quinze ans d'expérience dans la transmission de son savoir. 

Lutte : Sotteville-lès-Rouen champion de France par équipes
Lutte : Sotteville-lès-Rouen champion de France par équipes — (source)

La transmission au plus haut niveau

Aujourd'hui, à 37 ans, il transmet cette science du combat à Saint Denis, lui offrant des clefs pour débloquer les défenses les plus hermétiques. Son rôle dans l'équipe technique du « Dieu de la Guerre » est crucial : il apporte cette finesse technique que seuls les lutteurs de haut niveau possèdent, cette capacité à lire les déséquilibres adverses avant même qu'ils ne se produisent.

La double vie d'un coach d'élite

Entre l'octogone et le club amateur

Ce qui rend l'histoire de Maxime François si fascinante, c'est cette double casquette qu'il porte avec une aisance déconcertante. D'un côté, on le trouve dans les coins d'arènes internationales ou à l'entraînement avec Benoît Saint Denis et Nicolas Ott, analysant les vidéos des futurs adversaires et peaufinant des stratégies de combat dignes de la Ligue des Champions. De l'autre, on le retrouve chaque semaine sur les tapis du Stade Sottevillais Cheminot Club, en Seine-Maritime, où il encadre des enfants et des adolescents, souvent débutants, venus découvrir les joies de la lutte. 

Grappling supervisé par Christophe Savoca (en bleu)
Grappling supervisé par Christophe Savoca (en bleu) — Lucie Bertaud / CC BY 3.0 / (source)

Pour beaucoup, passer de l'élite à l'amateur pourrait sembler une perte de temps ou une descente de régime. Pour Maxime, c'est l'inverse. C'est dans cette proximité avec le terrain qu'il trouve son inspiration. Diriger le club de lutte de Sotteville-lès-Rouen n'est pas pour lui une corvée administrative, mais le cœur battant de sa vocation d'éducateur. Il applique les mêmes exigences techniques et morales avec les champions de l'UFC et avec les jeunes Sottevillais. Cette approche garde ses pieds sur terre et lui évite de se laisser griser par le monde médiatique qui entoure aujourd'hui Saint Denis.

Une philosophie d'enseignement cohérente

Cette dynamique crée une osmose bénéfique. Les techniques qu'il enseigne à Sotteville sont celles qu'il perfectionne avec Saint Denis. Inversement, les problématiques rencontrées face à un adversaire de l'UFC alimentent ses pédagogies pour les débutants. C'est un cercle vertueux qui participe à la montée du niveau global en France. Les jeunes de Seine-Maritime peuvent ainsi dire, à juste titre, qu'ils touchent les mêmes gestes, les mêmes contrôles et la même philosophie que ceux qui permettront peut-être à BSD de décrocher la ceinture mondiale.

Son approche pédagogique, affûtée par des années d'expérience auprès de publics variés, lui permet d'adapter son discours. Avec Saint Denis, il va droit au but, utilisant un vocabulaire technique précis. Avec les débutants, il décompose chaque mouvement, prenant le temps d'expliquer les principes mécaniques sous-jacents. Cette polyvalence est rare et précieuse. 

La tribune et la piste d'athlétisme du Stade Sottevillais Cheminot Club à Sotteville-lès-Rouen
La tribune et la piste d'athlétisme du Stade Sottevillais Cheminot Club à Sotteville-lès-Rouen — (source)

Le Stade Sottevillais : un creuset au cœur de la Normandie

Un club ancré dans son territoire

Pour comprendre l'ampleur de l'implication de Maxime François, il faut se rendre à Sotteville-lès-Rouen, là où tout se joue. Le Stade Sottevillais Cheminot Club n'est pas une usine à gaz moderne, mais une structure associative ancrée dans son territoire, située sous les gradins du stade Jean Adret, au 38 rue Gaston Contremoulins. C'est là que le coach a établi son QG, transformant ce club historique en point de rencontre pour tous les passionnés de sports de combat, du simple curieux au compétiteur aguerri.

Le club est labellisé par la Fédération Française de Lutte, garantissant un enseignement sécurisé et de qualité. Cette reconnaissance officielle n'est pas anodine : elle signifie que les méthodes d'enseignement respectent les standards nationaux et que les encadrants sont qualifiés. Pour les parents qui hésitent à inscrire leurs enfants dans un sport de combat, ce label est une assurance de sérieux.

Des disciplines variées pour tous les goûts

Le club offre un panel de disciplines impressionnant pour une structure locale : lutte olympique, grappling, sambo et même wrestling training. Cette diversité permet aux athlètes de varier les plaisirs et surtout de compléter leur formation. La lutte est souvent perçue comme brutale ou trop dure, mais au Sottevillais, elle est enseignée comme une discipline technique et intellectuelle, où la force brute ne suffit pas sans la stratégie.

Les installations, bien que modestes, sont pensées pour la performance : une salle de musculation pour renforcer la puissance, un sauna pour la récupération, des vestiaires avec douches pour le confort des licenciés, et même un club house pour les moments de convivialité. Tout est conçu pour que le sportif se sente bien et puisse progresser dans les meilleures conditions. 

mma fighter doing clinch to another sportsman behind back during wrestling training - Photo, Image
mma fighter doing clinch to another sportsman behind back during wrestling training - Photo, Image — (source)

Une accessibilité exemplaire

Ce qui frappe immédiatement en visitant ce lieu, c'est l'ambiance familiale et l'accessibilité. Contrairement aux salles de fitness ultra-branchées de Paris, ici, on est loin de l'élitisme. Les tarifs sont fixés entre 120 et 160 euros par an, une somme dérisoire au regard de la qualité de l'encadrement. Le club accueille les enfants dès l'âge de trois ans, garçons comme filles, ce qui en fait un véritable creuset de talents en herbe.

C'est l'exemple parfait qu'on n'a pas besoin de dépenser des fortunes pour bénéficier de l'expertise d'un coach qui travaille avec l'UFC. Les contacts sont faciles à trouver : Pascal Delamare préside le club, et Sophie Cauvin assure la coordination au quotidien. Une simple démarche suffit à franchir le pas.

La lutte : base incontournable du MMA moderne

Pourquoi la lutte change tout dans l'octogone

Pourquoi un combattant de l'envergure de Benoît Saint Denis ressent-il le besoin de travailler spécifiquement avec un expert de la lutte comme Maxime François ? La réponse réside dans l'évolution du MMA moderne. Dans les débuts de l'UFC, les styles étaient cloisonnés : c'était un lutteur contre un boxeur, ou un jiu-jiteiro contre un karatéka. Aujourd'hui, pour entrer dans le top 10 mondial, il faut être complet, c'est-à-dire compétent dans les trois phases : debout, au sol et au clinch. Et c'est dans cette transition que la lutte devient l'arme absolue.

La lutte offre une maîtrise corporelle que nul autre sport ne peut égaler. Elle permet de décider le combat va se dérouler. Si tu veux amener ton adversaire au sol pour utiliser ton jiu-jitsu, c'est la lutte qui t'y donne accès. Si tu veux rester debout pour utiliser tes frappes contre un excellent soliste, c'est encore la lutte qui te donne la parade. En travaillant avec Maxime, Saint Denis affine ses « sprawls » (défenses contre les projections), ses doubles jambes offensives et son contrôle de cage, des éléments techniques qui font souvent la différence entre une victoire par KO technique et une défaite frustrante.

Le mental forgé sur les tapis

De plus, la lutte forge un mental à part entière. C'est un sport d'équipe mais basé sur des combats individuels extrêmement exigeants physiquement. La rigueur exigée par Maxime François, issue de ses années à l'INSEP, impose des cadences d'entraînement infernales et une discipline de fer. Pour BSD, qui a déjà une mentalité militaire, ce genre d'exigence résonne comme une évidence. C'est cette alchimie entre la rigueur militaire du combattant et la technique de compétiteur international de lutte qui rend le couple Saint Denis-François si redoutable.

L'aspect mental ne s'arrête pas à la préparation physique. La lutte apprend à accepter la souffrance, à pousser son corps au-delà de ses limites, à rester lucide quand l'oxygène vient à manquer. Ces qualités se retrouvent parfaitement dans le style de combat de Saint Denis, ce que les spécialistes appellent un « action fighter » : celui qui met une pression constante sur son adversaire, n'hésitant pas à s'exposer au risque de prendre un mauvais coup pour infliger le sien. 

Clinch supervisé par Daniel Woirin (en noir)
Clinch supervisé par Daniel Woirin (en noir) — Gowdu59 (Vincent Saint Denis, father of Benoït Saint Denis) / CC0 / (source)

L'apport technique de Maxime François

Le rôle de Maxime François dans l'équipe de BSD est donc fondamental. Il ne s'agit pas seulement d'apprendre des gestes techniques, mais de développer une intelligence de combat propre à la lutte. La lecture des déséquilibres adverses, le timing des amener, le contrôle postural au sol : autant de compétences que seul un lutteur de haut niveau peut enseigner avec finesse.

Pour Saint Denis, qui occupe désormais la cinquième place du classement des prétendants au titre de champion des poids légers, chaque détail compte. Face à des adversaires de niveau mondial, la différence se joue parfois sur une milliseconde d'hésitation ou une imperfection technique. C'est là qu'intervient l'expertise de Maxime, capable de repérer et corriger les moindres faiblesses.

Comment intégrer ce club pour les jeunes inspirés

Une porte ouverte vers l'excellence

La révélation du lien entre Benoît Saint Denis et Sotteville-lès-Rouen est une aubaine pour la jeunesse locale. Elle montre que le chemin vers l'excellence peut commencer juste au bout de la rue. Pour les jeunes de Seine-Maritime, et plus largement de Normandie, qui rêveraient de suivre les traces du « Dieu de la Guerre », les portes sont grandes ouvertes. Le club accueille les enfants dès l'âge de trois ans, garçons comme filles, ce qui est une opportunité fantastique pour débuter une pratique sportive saine.

L'intégration est simple : il suffit de contacter le club, par exemple via Sophie Cauvin ou le président Pascal Delamare, pour s'informer des horaires. La section lutte offre un environnement sécurisant et pédagogique, idéal pour apprendre la discipline, le respect et la coordination. Contrairement aux idées reçues, la lutte n'est pas une violence apprise, c'est une maîtrise de soi enseignée. Elle apprend à l'enfant à gérer son corps, à savoir tomber sans se blesser et à comprendre la force de l'autre pour mieux la contrôler.

Un complément idéal pour les pratiquants de MMA

Pour les adolescents ou les jeunes adultes qui pratiquent déjà le MMA dans d'autres salles, s'inscrire au club de Sotteville serait un moyen stratégique d'améliorer son jeu. Rien de mieux que des cours de lutte pure pour combler les lacunes que l'on retrouve souvent chez les amateurs de MMA. Imaginez la puissance de frappe d'un « strik » combinée à la capacité d'amener n'importe qui au tapis d'un lutteur de haut niveau. C'est ce mélange que propose l'école de Sotteville, guidée par un homme qui voit les choses en grand, du dojo du quartier à l'octogone de Las Vegas.

Les disciplines proposées au club sont complémentaires : le sambo enrichit le jeu de jambes et les projections, le grappling développe le travail au sol, le wrestling training affine les techniques d'amener. Chacun peut trouver son compte et construire un jeu complet, inspiré de ce qui se fait au plus haut niveau.

Des tarifs accessibles à tous

L'accessibilité financière du club est un argument majeur. Avec des tarifs annuels oscillant entre 120 et 160 euros, la pratique reste ouverte à tous les budgets. C'est une opportunité rare de bénéficier d'un encadrement de niveau international pour un prix défiant toute concurrence. Les salles parisiennes spécialisées en MMA ou en grappling pratiquent souvent des tarifs mensuels équivalents à ce que le Stade Sottevillais demande pour une année entière.

Pour les familles nombreuses ou les budgets serrés, c'est une vraie chance de donner accès à un sport structurant sans se ruiner. Et qui sait ? Peut-être que le prochain champion français de l'UFC est en train de faire ses premiers pas sur les tapis de Sotteville-lès-Rouen.

Conclusion

Alors que Benoît Saint Denis s'apprête à entrer dans l'octogone pour ce qui promet d'être un combat historique, il emporte avec lui non seulement ses espoirs et ceux de la France, mais aussi le savoir-faire d'un club de Seine-Maritime. L'histoire de Maxime François et du Stade Sottevillais Cheminot Club rappelle une vérité fondamentale dans le sport de haut niveau : les champions ne se bâtit pas tout seuls, et ils n'émergent pas de nulle part. Ils sont le fruit d'un écosystème, d'un maillage de compétences locales et d'une passion transmise de main en main.

Cette alliance entre l'élite et l'amateurisme est une leçon d'espoir pour tous les jeunes sportifs. Elle prouve que le talent peut être forgé dans les structures de proximité et que l'expertise d'un entraîneur de club peut rivaliser avec les meilleurs staffs internationaux. En soutenant des clubs comme celui de Sotteville, on soutient indirectement la prochaine génération de champions. Que ce soit pour devenir la prochaine star de l'UFC ou simplement pour devenir une personne plus forte et plus disciplinée, la porte est ouverte. Et qui sait ? Peut-être que le futur coach d'une autre légende du MMA est en train de tomber sur un tapis de lutte, aujourd'hui même, en Seine-Maritime.

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Thomas Rabot @terrain-pro

Ancien handballeur en nationale 3, je vis le sport avec passion même si mon genou m'a dit stop. Coach sportif à Dijon, je regarde tout : foot, basket, tennis, sports de combat, e-sport. J'analyse les perfs avec un œil technique mais accessible. Les stats, c'est bien, mais je préfère raconter les histoires humaines derrière les résultats. Le sport, c'est pas que des chiffres – c'est des gens qui se dépassent.

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