
Une finale dominée par la Grande-Bretagne
En finale, les Français partaient vraiment avec l'étiquette de l'outsider : ils devaient créer l'exploit pour arracher la plus haute marche du podium. Mais l'exploit n'est pas venu. Seul Grégory Baugé tint tête à Philip Hindes, le démarreur de la formation de l'Union Jack, sur le premier tour de piste. Seulement, derrière Hindes, il y avait le monstre Jason Kenny qui laissa sur place le non moins talentueux second relayeur des champions olympiques de 2000, Kevin Sireau. Ce dernier laissa un quart de seconde d'avance à l'équipe de Grande-Bretagne avant de laisser la place au petit dernier de ce relais. Michaël d'Almeida, qui n'était pas là pour la médaille d'argent de Pékin, ne put revenir sur l'armada britannique dont le dernier relayeur, le légendaire Chris Hoy, l'emmena vers un nouveau titre olympique.
Vu la forme des sujets de la Reine, la seconde place aurait pu passer pour un bon résultat, mais cela aurait été mal connaître l'escouade française. Sur le podium, la triste mine de D'Almeida dominait : "On est dans les deux meilleurs mondiaux depuis Pékin, mais normalement, ce sont les Allemands. Les Anglais, ça fait quatre ans qu'on les domine, mais on a dû faire une moins bonne préparation qu'eux qui voulaient être forts chez eux." Avant que Kevin Sireau n'ajoute : "On a l'impression de perdre contre beaucoup plus fort que nous et c'est chiant. La médaille d'argent, on me rabâche que c'est déjà un très bon résultat, mais j'en doute. Si on est venu, c'était pour l'or alors on est déçu." Celui qui faisait bonne figure, c'est le démarreur, monsieur grosse cuisse, Grégory Baugé : "On doit l'accepter. Ils étaient trop forts." Pourtant, Grégory Baugé aurait adoré donner le titre suprême à ses coéquipiers pour laver l'affront du début d'année, lorsqu'il fut suspendu pendant un an pour trois manquements à la localisation, ce qui annula le titre de champion du monde de vitesse par équipes en 2011. Mais ce cadeau, la bande à Chris Hoy lui a retiré...