
Maintenant, on sait ce petit quelque chose qui manquait et on ne l'attendait pas d'un trentenaire revenu à Lyon après une année sabbatique loin des terrains, mais qui lui permit de réaliser que le plus important pour lui était encore le football. Avec l'arrivée de Steed Malbranque du côté de Gerland, on pensait, et on était très loin du compte, qu'il s'agissait d'une arrivée sans intérêt dans un contexte plutôt défavorable économiquement. Mais trois mois après le coup d'envoi de la saison, on peut dire qu'il a su redonner le sourire à un public lyonnais bien grincheux depuis quelque temps. Hier encore, Malbranque a été un élément plus que majeur d'un large succès qui mit un bon bout de temps à se dessiner. Déjà séduisant les semaines précédentes, il le fut encore plus en complicité avec Yohan Gourcuff, très bon depuis son retour de blessure.
Comment Gourcuff et Malbranque ont transformé le match
Ce dernier a été décisif dès les premières minutes du match, comme il le fut face à Nice en Coupe de la Ligue en milieu de semaine. Sur un coup franc dangereux, Maxime Gonalons ouvrait le score. Quelques minutes plus tard, c'est Alexandre Lacazette qui trouvait le chemin des filets. Après vingt minutes de jeu, les Gones menaient déjà 2-0 contre une équipe bastiaise dépassée par les évènements. Alors que l'on pensait le match fini, les Corses eurent la très bonne idée de réduire le score assez rapidement par l'intermédiaire de Khazri. On est alors à la 25e minute de jeu et ce but bastiais redonnait de l'intérêt à une rencontre que l'on pensait pliée. Ce but prouvait encore une fois la légèreté de la défense lyonnaise, qu'Anthony Reveillère tentait d'expliquer : "ces derniers temps, on joue très haut. On veut marquer des buts donc on s'expose à des contres et les équipes adverses en profitent pour jouer dans notre dos".
Seulement six minutes plus tard, Dejan Lovren commettait l'irréparable et provoquait un penalty que Jérôme Rothen n'hésita pas à transformer. Mais pire, le défenseur croate n'avait pas seulement facilité l'égalisation de Bastia, il laissait aussi ses coéquipiers se débrouiller à dix pendant l'heure de jeu qui restait. Jusqu'à la mi-temps, on était plus proche du 3-2 pour les Corses que du contraire. Avec un défenseur de moins, n'importe quel entraîneur aurait remplacé un attaquant par un défenseur ; en ce qui concerne Rémi Garde, cela aurait dû être Umtiti, mais il voulait garder ses joueurs offensifs : "je ne voulais pas compenser l'expulsion de Dejan car notre attaque allait bien. Steed et Yohan marchaient bien. Je regrette juste que Maxime Gonalons ait voulu redescendre en défense centrale car cela a obligé Malbranque et Gourcuff à jouer plus bas.".
Car en seconde mi-temps, même réduit à dix, Lyon était encore à la recherche du troisième but. C'est par Alexandre Lacazette que le salut rhodanien passa. Parce que sa vitesse provoqua un penalty dont Harek fut puni d'un second carton jaune. Dans la foulée, Lisandro redonnait l'avantage à son équipe qui luttait dorénavant à armes égales avec la formation de Frédéric Hantz. Par la suite, Bastia n'eut pas de réelle opportunité de revenir et en fin de match, Lyon boucla la boucle par l'intermédiaire d'une belle balle piquée de Briand et sur un penalty de Malbranque.
Lyon retrouve le podium et se rapproche à une petite longueur de Paris et Marseille, sachant que Lyon jouera son match en retard contre l'OM le 29 Novembre. On a encore vu que cette saison, on ne s'ennuiera pas en regardant jouer l'Olympique Lyonnais. De là à parler de titre, ce serait un peu trop, mais la place en Ligue des Champions que Lyon a perdue la saison dernière, il pourrait la retrouver bien plus tôt que prévu...