
Résumé du match : une première manche maîtrisée
Le match aller a été somptueux, le retour s'annonce palpitant. Le Real Madrid a réalisé une très belle prestation, notamment en première mi-temps, pour s'imposer 3-1 au Santiago Bernabéu. Mais rien n'est encore fait. Old Trafford prépare d'ores et déjà un accueil bouillant pour la bande à Zidane dans deux semaines. Alex Ferguson, qui espérait surtout repartir de Madrid avec au moins un but marqué, peut s'estimer heureux de ce score relatif et ne manquera pas de galvaniser ses hommes pour renverser la vapeur dans ce quart de finale retour.

Le doublé de Raúl et l'exploit de Figo
Le festival madrilène a débuté grâce à son capitaine emblématique. D'un savant contrôle orienté, le goleador du Real exploitait une passe au millimètre de Zizou, se retournait et trompait un Barthez dépité. Cette ouverture du score faisait suite à une controverse majeure : l'arbitre avait omis, quelques minutes plus tôt, de sanctionner les Anglais d'un penalty indiscutable après une faute de Wes Brown sur Ronaldo. Sur l'action du but, Figo, en position de hors-jeu, ne touche pas la balle, laissant Raúl marquer seul.
Alors que les joueurs de Manchester accusaient encore le coup, le portugais Luís Figo ajoutait une dose de folie en lobant Fabien Barthez d'une splendide frappe croisée, rendant le task impossible pour les visiteurs. Raül scellait définitivement le sort de la rencontre quelques minutes après le retour des vestiaires en inscrivant son doublé d'une frappe puissante des 20 mètres.
Van Nistelrooy garde l'espoir en vie
Pourtant, les Red Devils ne s'avouaient pas vaincus. D'une tête rageuse sur un cafouillage de Casillas faisant suite à un centre de Gary Neville, l'inévitable Ruud van Nistelrooy redonnait l'espoir aux siens en réduisant l'écart. Ce but extérieur précieux pourrait peser lourd dans la balance. Dès lors, le match changeait de visage : Manchester se montrait plus entreprenant, pressant haut, tandis que les Madrilènes semblaient lever le pied, gérant leur avance. Le score en restait là malgré les entrées sur le terrain de Guti à la place de Ronaldo, sifflé par son propre public, et de Solskjær côté Manchester.