Alexander Volkanovski poses for a photo at UFC 232.
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Alexander Volkanovski : le parcours du champion

Si tu cherches une histoire digne d'un film Netflix avec des rebondissements, de l'action et un héros atypique, ne cherche pas plus loin que la carrière d'Alexander Volkanovski. Ce combattant australien n'est pas seulement un athlète de haut niveau,...

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Si tu cherches une histoire digne d’un film Netflix avec des rebondissements, de l’action et un héros atypique, ne cherche pas plus loin que la carrière d’Alexander Volkanovski. Ce combattant australien n’est pas seulement un athlète de haut niveau, c’est une véritable machine à vaincre qui a réécrit les règles des arts martiaux mixtes (MMA). Dans l’octogone, il est connu pour son crâne inébranlable, sa stratégie chirurgicale et une endurance qui défie l’entendement. On fait le point sur le parcours de celui qu’on surnomme “The Great”, de ses débuts sur les terrains de rugby au sommet mondial de l’UFC.

Des origines modestes à la cage

L’histoire ne commence pas dans une salle de sport prestigieuse, mais dans la ville industrielle de Wollongong, en Australie. C’est là que voit le jour notre protagoniste fin septembre 1988, au sein d’une famille aux racines profondément ancrées en Europe. Son père est originaire d’un petit village de Macédoine du Nord, alors que sa mère a grandi en Grèce. Ce mélange de cultures et cette histoire d’immigration ont forgé une mentalité de travailleur acharné, prête à tout sacrifier pour réussir.

Le rugby comme première école

Avant de porter les gants, le jeune Alexander a passé une grande partie de sa vie à courir après un ballon ovale. Il a pratiqué le rugby league à un niveau compétitif, développant déjà cette capacité physique explosive et ce sens du contact qui le serviront plus tard. Beaucoup de ses compatriotes australiens viennent de ce sport, qui inculque une mentalité de groupe et une résistance à la douleur incroyable. Cependant, la nature individuelle des combats l’a vite attiré. Il aimait l’idée que, une fois sur le terrain, il n’y ait personne d’autre à blâmer en cas d’échec.

La transition brutale vers le MMA

Le passage du rugby au MMA n’a pas été anecdotique. Il a fallu apprendre à frapper, à soulever et à enchaîner des techniques complexes sur le sol. Ce basculement s’est accompagné d’un régime drastique pour perdre du poids et passer dans des catégories inférieures. Ce qui est fascinant, c’est la rapidité avec laquelle il a absorbé les bases. Très vite, son style s’est affiné : il ne cherchait pas seulement à gagner, il cherchait à dominer ses adversaires par une pression constante. Sa carrière professionnelle débute en 2012, et après une série de victoires éclatantes en Australie, notamment au sein de l’Australian Fighting Championship (AFC) où il devient champion, les recruteurs de l’UFC finissent par l’appeler.

La conquête du titre des poids plumes

Alexander Volkanovski poses for a photo at UFC 232.

Arrivé dans la plus grande organisation du monde, beaucoup de fans se demandaient si ce combattant au gabarit un peu trapu pour un poids plume pourrait faire le poids face à l’élite mondiale. Les doutes ont été balayés un par un. Il a enchaîné les victoires, souvent par décision unanime mais avec une autorité qui ne laissait aucune place au doute. Il ne gagnait pas seulement les rounds, il les dominait de la tête et des épaules, utilisant son “low kick” (coup de pied bas) pour briser les jambes de ses adversaires avant de passer à l’attaque.

Le duel légendaire contre Max Holloway

Le moment décisif de sa carrière arrive en décembre 2019. Il affronte Max Holloway, un champion considéré à l’époque comme intouchable, détenteur de la ceinture et véritable star de la division. Le combat a lieu à Las Vegas et Volkanovski est le challenger. Tout le monde s’attend à ce que Holloway utilise sa longueur de bras et son volume de frappe pour dominer. Mais le plan de bataille de l’Australien est parfait : il coupe la distance, ne recule jamais et travaille le corps de son adversaire. À la surprise générale, il s’empare de la ceinture par décision unanime, prouvant au monde entier qu’il est le nouveau roi.

La consolidation d’un règne

Gagner le titre est une chose, le garder en estune tout autre paire de manches. Garder une ceinture est souvent bien plus difficile que de la conquérir, car une fois qu’on est roi, tous les veulent votre tête. Mais Volkanovski ne recule jamais. Il a solidifié son règne en battant les plus grands noms de la division, y compris lors de revanches serrées, prouvant qu’il appartenait bel et bien au sommet. Sa domination a été telle qu’il a fini par occuper la place de numéro un dans le classement “pound-for-pound”, la liste qui classe les meilleurs combattants toutes catégories de poids confondues, un exploit qu’il a réussi à maintenir sur plusieurs périodes entre 2022 et 2023.

La philosophie d’un guerrier

Ce qui distingue Alexander de la majorité des autres athlètes, c’est son état d’esprit. Il ne combat pas seulement pour la gloire ou l’argent, mais par une passion pure pour la compétition et une conviction inébranlable en sa propre capacité à s’améliorer. Il a souvent expliqué que dans les sports d’équipe, on peut avoir une mauvaise journée et quand même gagner grâce aux autres, mais dans les MMA, c’est impossible. Sur le moment, la victoire ou la défaite repose uniquement sur ses propres épaules. C’est cette responsabilité totale qu’il apprécie tant : s’il perd, il n’a personne d’autre à blâmer, et s’il gagne, c’est grâce à son travail acharné.

Un style unique : le “Volkanovski System”

Si tu regardes ses combats, tu remarqueras vite qu’il ne cherche pas la victoire par KO spectacular à tout prix, bien qu’il en soit capable. Il utilise ce que les fans surnomment parfois le “Volkanovski System”. C’est une approche méthodique basée sur l’endurance et la précision. Il commence souvent par attaquer les jambes de son adversaire avec des “low kicks” dévastateurs. Cette stratégie sert un double but : elle ralentit l’adversaire et l’empêche de se déplacer comme il le souhaite. Une fois que la mobilité de l’autre est réduite, Volkanovski augmente l’intensité, utilisant sa boxe et son lutting pour écraser son adversaire contre la cage ou au sol.

L’intelligence tactique

Contrairement à beaucoup de “brawlers” (bagarreurs) qui foncent tête baissée, l’Australien fait preuve d’une intelligence tactique redoutable. Il est connu pour ajuster sa stratégie entre les rounds, voire en plein combat. Ses entraîneurs ont souvent souligné sa capacité à lire son adversaire comme un livre ouvert et à exploiter la moindre erreur. Cette intelligence est couplée à une résistance mentale exceptionnelle. Même lorsqu’il prend des coups durs, ce qui est rare, il garde son calme et revient immédiatement à son plan de match initial.

Une légende en pleine évolution

Le parcours d’Alexander Volkanovski est marqué par des records impressionnants. Il est le tout premier combattant né en Australie à remporter un titre UFC, ce qui a fait de lui une véritable star nationale, au point d’être accueilli comme un héros lors de son retour au pays. Avec plusieurs défenses de titre réussies, il s’est hissé au niveau de légendes de la catégorie comme José Aldo, avec qui il détient le record du plus grand nombre de victoires par titre dans l’histoire des poids plumes de l’organisation. De plus, il a été nommé combattant de l’année en 2022 aux World MMA Awards, une reconnaissance ultime de ses pairs.

Le défi de la durée

Ce qui est fascinant avec lui, c’est son âge. Contrairement à beaucoup de champions qui débutent très jeunes et déclinent vite, Volkanovski a atteint le sommet à un âge plus avancé, devenant même le combattant le plus âgé à remporter le titre des poids plumes. Cela prouve que son expérience et sa compréhension du combat valent mieux que la jeunesse et l’explosivité pure. Il continue de repousser les limites de ce qui est physiquement possible, s’entraînant toujours aussi dur pour maintenir son niveau face à une nouvelle génération de jeunes loups affamés.

Les défis à venir

Illustration pour Alexander Volkanovski

Le monde du MMA évolue vite, et de nouveaux prétendants surgissent constamment. Aujourd’hui, l’horizon de l’ancien champion est rempli de défis excitants et périlleux. Il ne cherche pas les combats faciles ; au contraire, il semble attiré par les styles qui posent problème.

La menace Diego Lopes

L’un des sujets brûlants du moment concerne son affrontement contre Diego Lopes. Selon les dernières nouvelles, Volkanovski a l’intention de faire du combat à UFC 325 un moment mémorable. Il a promis une performance de type “bulldozer”, utilisant toute sa puissance pour écraser son adversaire. Les analystes et les sites de paris le placent déjà en favori, confiants dans sa capacité à dominer une nouvelle fois la division. Pour beaucoup, cette confrontation est l’occasion de voir si le champion peut continuer à faire la loi face à une montée en puissance fulgurante comme celle de Lopes.

Arman Tsarukyan et la défense au sol

Un autre nom qui revient souvent est celui d’Arman Tsarukyan. C’est un challenge intéressant car Tsarukyan est connu pour ses compétences exceptionnelles en lutte et en sol. Cependant, Volkanovski a accueilli ce défi avec une confiance tranquille. Il a clairement exprimé qu’il était prêt à affronter n’importe qui et qu’il croyait fermement en sa capacité de défense contre les tacles. Il sait que pour rester au sommet, il doit constamment évoluer et prouver qu’il n’y a pas de faille dans son jeu, que ce soit debout ou au sol.

Un modèle d’inspiration

Au-delà des statistiques, des ceintures et des gros KO, l’histoire d’Alexander Volkanovski est une leçon de vie. C’est l’histoire d’un gars qui a commencé de rien, qui a dû gérer une transition difficile entre deux sports majeurs, et qui a dû faire face aux doutes de ceux qui pensaient qu’il était trop petit ou trop vieux pour être le meilleur. Il a prouvé qu’avec la bonne mentalité, tout est possible.

Pour les jeunes adultes qui suivent sa carrière, il représente une éthique de travail exemplaire. Il montre que le talent seul ne suffit pas ; c’est la répétition, l’analyse, et la discipline qui mènent à la grandeur. Que tu sois fan de MMA ou non, il est difficile de ne pas respecter l’humilité et la détermination d’un homme qui a travaillé toute sa vie pour atteindre un sommet que peu atteignent.

Conclusion

Illustration pour Alexander Volkanovski

En résumé, Alexander Volkanovski n’est pas seulement un combattant, c’est une légende vivante de son sport. De ses débuts rugueux sur les terrains de rugby aux lumières vives de l’UFC, il a tracé un sillon indélébile. Avec son style unique mêlant intelligence tactique et puissance brute, il continue de dominer la catégorie des poids plumes. Les combats à venir, notamment face à des challengers comme Diego Lopes ou Arman Tsarukyan, promettent encore beaucoup d’émotions. Une chose est sûre : tant qu’il sera dans l’octogone, la question ne sera pas de savoir s’il gagnera, mais de quelle manière il surprendra le monde cette fois-ci. Si tu n’as jamais vu l’un de ses combats, c’est le moment parfait pour rattraper ton retard sur l’un des plus grands athlètes de l’histoire de l’Australie.

Si tu cherches une histoire digne d’un film Netflix avec des rebondissements, de l’action et un héros atypique, ne cherche pas plus loin que la carrière d’Alexander Volkanovski. Ce combattant australien n’est pas seulement un athlète de haut niveau, c’est une véritable machine à vaincre qui a réécrit les règles des arts martiaux mixtes (MMA). Dans l’octogone, il est connu pour son crâne inébranlable, sa stratégie chirurgicale et une endurance qui défie l’entendement. On fait le point sur le parcours de celui qu’on surnomme “The Great”, de ses débuts sur les terrains de rugby au sommet mondial de l’UFC.

Des origines modestes à la cage

L’histoire ne commence pas dans une salle de sport prestigieuse, mais dans la ville industrielle de Wollongong, en Australie. C’est là que voit le jour notre protagoniste fin septembre 1988, au sein d’une famille aux racines profondément ancrées en Europe. Son père est originaire d’un petit village de Macédoine du Nord, alors que sa mère a grandi en Grèce. Ce mélange de cultures et cette histoire d’immigration ont forgé une mentalité de travailleur acharné, prête à tout sacrifier pour réussir. À Wollongong, ville connue pour ses aciéries et son ambiance rude, il n’y a pas de place pour la faiblesse. C’est dans ce contexte que le jeune Alexander forge son caractère, apprenant très tôt que pour obtenir ce que l’on veut, il faut être prêt à en passer par les pertes et les fracas.

Le rugby comme première école

Avant de porter les gants, le jeune Alexander a passé une grande partie de sa vie à courir après un ballon ovale. Il a pratiqué le rugby league à un niveau compétitif, développant déjà cette capacité physique explosive et ce sens du contact qui le serviront plus tard. Beaucoup de ses compatriotes australiens viennent de ce sport, qui inculque une mentalité de groupe et une résistance à la douleur incroyable. Cependant, la nature individuelle des combats l’a vite attiré. Il aimait l’idée que, une fois sur le terrain, il n’y ait personne d’autre à blâmer en cas d’échec.

Ce qu’on sait moins, c’est que Volkanovski a failli faire carrière dans le rugby à XV. Il jouait ailier ou arrière, des postes qui demandent de la vitesse et de l’agilité, mais aussi la capacité d’encaisser des plaquages violents. Il a d’ailleurs joué aux côtés de futurs professionnels de la NRL (National Rugby League), le championnat élite du rugby à XIII en Australie. Mais il y avait une frustration latente. Dans le rugby, si tu rates un plaquage ou une interception, un coéquipier peut parfois compenser. Dans les sports de combat, cette sécurité n’existe pas. Cette quête de responsabilité totale a été le déclencheur qui l’a poussé vers la salle de boxe et de grappling, laissant derrière lui une carrière prometteuse de rugbyman pour une incertitude totale dans le MMA.

La transition brutale vers le MMA et le défi des “Pèse-lourds”

Le passage du rugby au MMA n’a pas été anecdotique. Il a fallu apprendre à frapper, à soulever et à enchaîner des techniques complexes sur le sol. Ce basculement s’est accompagné d’un régime drastique pour perdre du poids et passer dans des catégories inférieures. Ce qui est fascinant, c’est la rapidité avec laquelle il a absorbé les bases. Très vite, son style s’est affiné : il ne cherchait pas seulement à gagner, il cherchait à dominer ses adversaires par une pression constante.

Il existe une période peu connue du grand public mais cruciale pour comprendre sa puissance actuelle : l’époque “Sumo”. À l’époque où il a commencé le MMA, Volkanovski ne faisait pas les poids plumes (66 kg). Il combattait en poids mi-moyens voire en poids moyens, et pesait souvent près de 90 kg en hors-compétition. On le surnommait même affectueusement “The Fat Penguin” à cause de son allure trapue et ronde à ses débuts. Voir les photos de cette époque est saisissant par rapport à sa silhouette sculptée d’aujourd’hui.

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Camille Hubot @binge-guide

J'ai un don : je peux recommander le film parfait pour n'importe quelle humeur en moins de 30 secondes. Bordelaise de 26 ans, je cumule 7 abonnements streaming (oui, même les obscurs) et je tiens un tableur Excel monstrueux de tout ce que j'ai regardé depuis 2018. Community manager le jour dans une agence de com', je passe mes soirées à dévorer des séries coréennes et des films d'auteur français avec la même passion. Ma règle d'or : jamais de jugement, il y a un moment pour Netflix et un moment pour Arte.

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