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Sports

Agnel n'était pas loin

À quatre petits centièmes du podium, Yannick Agnel rate le Grand Chelem mais bat son record.

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Que peuvent représenter quatre centièmes ? En natation, cela symbolise environ huit centimètres. Et ce sont ces huit centimètres qui ont manqué à Yannick Agnel pour retrouver le chemin vers un quatrième podium olympique en autant de courses disputées. Lorsqu'il s'est retourné pour apprendre son temps, et surtout sa place, on a pu lire une franche déception sur son visage. Mais l'était-il vraiment ? Quand on écoute son discours à l'issue de la course reine, on pense que c'était bien ce qu'il ressentait : « Perdre pour quatre centièmes, c'est très rageant. J'ai vraiment tout donné. La stratégie était de partir vite un peu comme lors de mon dernier relais sur le 4x100 nage libre. J'ai l'impression de bien partir. Je pensais que ce serait un avantage de nager à côté de Cesar Cielo car souvent, il part très vite. Seulement, il n'est pas parti si vite donc je ne suis pas dans les trois premiers au virage donc à partir de là, c'est déjà perdu ».

Yannick Agnel bat son record personnel

On peut tout de même se poser une question, et elle est tout à fait légitime : pensions-nous, avant le début des Jeux Olympiques, que Yannick Agnel serait capable d'accrocher une des trois marches du podium ? On le voyait beaucoup plus sur le 200 m. Cependant, son 100 m lors du relais du 4x100 nage libre, où il a signé un temps plus que canon (46"76 lancé soit à peu près 47"25 en départ start), a changé complètement la donne.

Mais ce que l'on oubliait, c'est que Yannick Agnel nage le 100 m que depuis seulement un an, lorsqu'il a fait savoir à son entraîneur à Nice, Fabrice Pellerin, qu'il voulait arrêter le 400 m, pourtant sa discipline originelle, pour se consacrer à l'épreuve reine. Une année de 100 m et finir quatrième montre qu'il pourrait faire partie, dans les prochaines années, des meilleurs sprinteurs des bassins.

D'ailleurs, en apprenant que Yannick Agnel faisait du 100 m depuis une année seulement, le nouveau champion olympique Nathan Adrian n'en revenait pas : « Passer du 200-400 m au 100-200 m, ce n'est pas facile du tout. C'est un travail très différent. Être quatrième des Jeux Olympiques, ça montre qu'il a un potentiel très important et il sera sûrement pas loin du titre olympique en 2016 ».

Pour son entraîneur, Fabrice Pellerin, cette performance en 100 m semblait avoir des allures de victoire : « Il bat son record personnel de deux dixièmes donc je ne peux rien dire. Je vois que techniquement, on a encore beaucoup de boulot. Sur ses virages et ses coulées, il n'est pas encore excellent ». Et il peut encore progresser...

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Fruitier Manu @rmcriolo
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