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Sports

A la découverte d'un sport, le vol à voile

Envie de voler comme les oiseaux ? Découvrez le vol à voile, un sport passionnant où l'on utilise les ascendances pour parcourir des centaines de kilomètres.

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Pour vous faire connaître ce sport, je vais utiliser ma petite expérience dans le monde de l'aéronautique.
Dès mon plus jeune âge, et comme beaucoup d'autres enfants, les avions et les oiseaux m'attiraient. Des phrases comme "Un jour, ce sera moi dans l'avion" ou "Quand je serai grande, je volerai comme les oiseaux" résonnaient souvent dans ma tête.
Les années passent, mais pas mes rêves. Manquant d'argent pour apprendre à piloter un avion, on me parla alors du vol à voile.

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Comment décoller sans moteur ?

Le planeur, comme vous le voyez, n'a pas de moteur. Pour le lancer, il a donc besoin d'une aide extérieure.
Il existe trois façons de décoller en planeur : le treuil, l'avion remorqueur et le décollage autonome.
Le treuil, qui est la plus économique des trois, enroule un câble relié au planeur et le hisse à une hauteur variable (400 à 500 mètres) comme un enfant ferait décoller un cerf-volant en courant.
Le remorquage consiste à relier le planeur à un avion qui décolle et le monte à une hauteur suffisante et à un endroit propice aux ascendances.
Le décollage autonome est plutôt rare et réservé aux planeurs possédant un petit moteur qui n'est utilisé qu'au décollage ou en cas de "problèmes".

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Comment le planeur reste-t-il en l'air ?

Rapidement, si on passe la main par la fenêtre quand la voiture roule, celle-ci subit plusieurs forces. Soit elle est tirée en arrière : c'est la traînée. Selon la position de votre main, elle monte ou descend : c'est la portance. Imaginons que le planeur est votre main. Le pilote choisit donc l'angle que fait le planeur avec l'air, il descend plus ou moins vite. Oui, mais il descend quand même !
Comme le but du vol à voile n'est pas de monter et descendre en continu, il faut trouver une solution pour y rester.

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Bien, notre planeur est en l'air, il plane et descend donc doucement dans le ciel. Comment va-t-il rester en l'air et parcourir des centaines de kilomètres ? Il faut "refaire le plein".
Ce sont les ascendances qui vont lui permettre de rester en l'air. Il en existe trois différentes : l'ascendance thermique, dynamique et ondulatoire.
Le sol est fait de zones contrastées. Quand le soleil brille, il chauffe ces zones inégalement. L'air chaud au contact des zones les plus chauffées monte et forme des nuages qui ressemblent à de la mousse ou du coton : les cumulus. Ce sont des colonnes d'air, et pour monter, le pilote doit spiraler à l'intérieur. Les gains d'altitude sont variables, allant de 1 m/s à 10 m/s !
En montagne, le vent frappe parfois le relief sans pouvoir le contourner. La masse d'air décrit alors une vague de forme identique au relief que le planeur va emprunter en "surfant" dessus dans de longues lignes droites épousant le relief.
En montagne toujours, la vague de l'ascendance dynamique va rebondir après avoir sauté le relief. Ces rebonds sont autant de vagues que les planeurs surfent. Elles sont souvent marquées par de petits cumulus roulant sur eux-mêmes et surtout par des nuages lenticulaires fixes dans le ciel malgré le vent fort.

Le vol à voile est-il un vrai sport ?

Pour vous montrer, et peut-être vous décider, que le vol à voile est un sport à part entière, voyez ces quelques chiffres.
En 2003, un Allemand a parcouru 3 009 kilomètres avec 3 points de virage. En 2006, un Américain est monté à une altitude de 15 460 mètres. Même si le record n'est plus à battre puisque trop dangereux, un Français a volé en 1952 pendant 56 heures et 15 minutes. Toujours pas convaincu ?

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emilie91
emilie91 @emilie91
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