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Sorties

Un concert de Tryo

Revive mon concert inoubliable de Tryo au Zénith d'Orléans : premières parties surprenantes, décor de plage paradisiaque et 3000 voix chantant L'Hymne de nos campagnes a cappella !

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Dimanche matin, 11 heures, je me réveille comme une fleur... Hé oui, hier était le tant attendu concert de Tryo, LE groupe de reggae acoustique français !

L'ambiance devant le Zénith d'Orléans

Tout d'abord, attente devant le Zénith d'Orléans, au milieu de 500 jeunes arrivés au moins 1h30 à l'avance pour l'événement... Ambiance très sympa, jeunes surexcités ou déjà « schoutés », tout est bon pour passer un moment inoubliable entre potes...

Enfin, les portes s'ouvrent... C'est la débandade ! Ruée tranquille vers la scène où la soirée va enfin commencer... Placée au premier rang, j'ai vu tous les détails de ce spectacle inoubliable : décor sobre, scène plutôt petite, instruments classiques installés sur la scène, public encore froid...

Les premières parties : Nosfell et Joyeux Urbains

20h30, arrivée sur scène de Tryo pour saluer le public et présenter les 2 premiers artistes qui vont performer avant leur spectacle...

Arrivée sur scène d'un personnage extravagant, qui enlève de suite son t-shirt avec un charme et une pantomime toute particulière... Et là, sous les yeux émerveillés du public, Nosfell nous fait découvrir son univers : tantôt innocent apeuré, tantôt homme-loup carnivore...

Acteur, contorsionniste, chanteur, musicien, clown, Nosfell nous fait passer dans son monde de magie et de beauté avec une simplicité déconcertante. Il capte l'attention du public avec ses grimaces, son faciès hors du commun, ses expressions géniales ; il joue avec son corps comme il le ferait avec n'importe quel instrument de musique...

Après une sortie en chimpanzé curieux, Nosfell laisse la place à un groupe du 78, les Joyeux Urbains.

Groupe avec une identité tout aussi forte que celle de Tryo, le quatuor nous donne un aperçu de leur musique légère et percutante, tour à tour loufoques et émouvants, avec des titres tels que « Les Pique-assiette », « La Canadienne » ou encore « Marguerite »...

Guitare, contrebasse, piano, accordéon, sur des grooves acoustiques excellents, les Joyeux Urbains mettent le feu au public orléanais, au point même que les barrières manquent d'être arrachées au premier rang... Parodie de U2, déconnades avec le public, on a droit à tout ce soir, et plus la soirée avance, plus la connivence avec le public s'installe...

Décors et ambiance de plage paradisiaque

Une fois leur perf finie, ça y est, les choses sérieuses peuvent commencer... Mais là, ô surprise, le drap qui couvrait ce que l'on croyait être le fond de la scène est lâché pour former un rideau devant une scène... Surprise...

Trépignant d'impatience durant les 3 longs quarts d'heure pendant lesquels dura l'installation du décor, le public était intenable... Mais leur attente fut récompensée : en effet, le rideau se lève enfin et là, ô miracle, une ambiance de plage paradisiaque digne des plus belles Pompafric se tient là, avec gigantesques palmiers parés de spots pour l'occasion, bar « Chez Totor » avec Donald le barman qui y trône, et une collection d'instruments de musique des plus bizarres... Avec pour summum la batterie de Daniel, comportant à peu près 150 « sons » différents...

Le concert est prêt à commencer, ne manque plus que... le groupe ! C'est alors que retentit dans la nuit nooooooooire les premiers riddim de « Dans les nuages », et les 4 membres du groupe s'avancent en chantant... Cette nuit sera la bonne !!!

Setlist et moments forts du concert

18 titres y sont interprétés (11 de leur dernier album « Grain de sable », 2 de leur second « Faut qu'ils s'activent » et 4 de leur premier « Mamagubida », qui leur a valu un succès sans limites sans pourtant aucune médiatisation) et le public suit : révolté pour « La Révolution » et « Récréation », goguenard pour « Pompafric » et « Désolé pour hier soir », nostalgique pour « Serre-moi » et bien sûr fumeur pour « La Main verte », reprise presque trois fois par le groupe !!!

Le groupe a même interprété leur inédit seulement présent sur le vinyle (ahhhhh, quel bonheur de connaître même ce titre, qui m'a valu une place bien méritée au beau milieu de mes stars accoudée au bar pendant Monsieur Bibendum ! Oui oui, vous ne rêvez pas, j'ai véritablement parlé à Daniel et donné la main à Guizmo !!!) « Cogema », secondé par une vidéo retransmise par un judicieux procédé de superposition de toiles sur le bar...

L'Hymne de nos campagnes : moment magique

Et quel bonheur de chanter tous à tue-tête, Tryo et son public adoré, sans micros, et avec un respect absolu du public qui n'a ni crié, ni frappé des mains, ni fait aucun bruit à part chanter d'une seule et même voix « L'Hymne de nos campagnes » !!!

Et quel plaisir de voir Mali tellement ému qu'il en lâche sa guitare pour regarder ces 3000 spectateurs connaissant par cœur ce titre !!!

Quel plaisir de voir le regard tellement simple, gentil, adorable de Guizmo qui te regarde, te fait des clin d'œil et délire même avec toi sur scène !!!

Quel plaisir de voir que ce groupe a des valeurs, des principes et qu'il les fera valoir, qu'il ose s'exprimer et défendre leurs idées !

Un concert fédérateur plein d'émotions

Quel plaisir enfin de voir la solidarité entre les spectateurs, le plaisir qu'ils ont de voir jouer (jouer, car Tryo est un groupe de musiciens tout d'abord) leur groupe, et de voir que la musique réunit à ce point-là les gens...

On se dit qu'après tout, la vie n'est pas si moche, et que la paix pourra peut-être un jour régner sur le monde... Il suffit d'un peu de bonne volonté, d'amour, de bon sens et d'herbe (qui, je le rappelle bien sûr, est illégale et nuit gravement à la santé).

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bizounourse
Laureline Boin @bizounourse
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