L'exposition « Bonnes Mères » au Mucem de Marseille n'a rien d'une rétrospective classique sur la maternité. Ouverte depuis le 18 mars 2026 et visible jusqu'au 31 août, elle rassemble 350 œuvres venues de 20 pays pour démonter méthodiquement chaque cliché attaché à la figure maternelle autour de la Méditerranée. Le parcours, articulé en trois sections, passe des déesses mères antiques aux luttes contemporaines pour les droits reproductifs, en abordant sans filtre le deuil périnatal, l'endométriose ou le mouvement childfree. Le tout pour un tarif plein de 11 €, avec de multiples possibilités de gratuité qui en font l'une des sorties culturelles les plus accessibles du moment à Marseille.

Portes ouvertes et programme de l'expo Bonnes Mères au Mucem
Le samedi 21 mars 2026, le Mucem a organisé une soirée portes ouvertes exceptionnelle pour célébrer le lancement de « Bonnes Mères ». Cet événement, désormais terminé, a posé le ton d'une exposition pensée comme un espace vivant plutôt qu'un circuit muséal traditionnel. L'expo elle-même reste en place jusqu'au 31 août 2026, avec plusieurs rendez-vous gratuits à venir, notamment les premiers dimanches du mois.
Ateliers gratuits et musique lors de l'ouverture
Le programme de cette soirée d'ouverture, détaillé sur la page événementielle du Mucem, était construit comme un plan clé en main. L'exposition était accessible en libre circulation de 16 h à 21 h, sans billet ni réservation. À 17 h puis à 18 h, l'Atelier de l'île au niveau -1 du J4 accueillait des ateliers d'arts plastiques de 45 minutes, ouverts aux enfants dès 5 ans, en accès libre. À 18 h, les deux commissaires de l'exposition proposaient une présentation de 15 minutes pour contextualiser le parcours. Le hall du J4 résonnait avec les performances électro de La dame Noir et les chants méditerranéens de Tutte Quante, une chorale féminine qui raconte en musique les combats des femmes à travers les siècles. Un bar avec petite restauration complétait l'offre, transformant la visite en véritable soirée.
L'affiche Pierre et Gilles avec Hafsia Herzi
L'affiche officielle de l'exposition est signée du duo Pierre et Gilles. Elle représente Hafsia Herzi en Vierge à l'enfant, assise sur une barrière de chantier orange avec un bébé dans les bras, sur un fond bleu lumineux. La composition reprend les codes de la peinture religieuse classique, mais la barrière de chantier ancre l'image dans un Marseille contemporain et brut. Hafsia Herzi est la réalisatrice du film « Bonne Mère » sorti en 2021, dans lequel elle incarnait Nora, une quinquagénaire veuve vivant dans les quartiers nord de Marseille, femme de ménage à l'aéroport et mère dont le fils est en prison. L'affiche fait le même travail que le film : elle prend un symbole sacré et le pose dans la rue, là où les mères vivent vraiment.

Prochaines occasions de visiter gratuitement
L'événement du 21 mars est passé, mais les occasions de voir l'exposition sans débourser restent nombreuses. Le premier dimanche de chaque mois, le Mucem offre la gratuité pour toutes ses expositions, permanentes et temporaires. Le billet se retire au guichet le jour même. Les moins de 18 ans entrent gratuitement tous les jours, tout comme les étudiants de 18 à 26 ans ressortissants de l'Union européenne sur présentation de leur carte d'étudiant. Avec l'expo ouverte jusqu'au 31 août 2026, il reste cinq premiers dimanches pour la découvrir gratuitement : avril, mai, juin, juillet et août.
350 œuvres et 20 pays : le contenu de l'exposition Bonnes Mères
Les chiffres donnent la mesure du projet : 350 œuvres et objets provenant de 20 pays du pourtour méditerranéen, dont 120 pièces issues des collections du Mucem. Le parcours, en trois sections, balaie quatre millénaires d'histoire avec une scénographie immersive qui organise un va-et-vient permanent entre les époques. Une œuvre antique peut se retrouver face à une création de 2025, sans cloison chronologique rigide. L'effet est déstabilisant au bon sens du terme : on ne peut plus se raccrocher à l'idée que les représentations de la mère appartenaient à un âge d'or révolu.
Déesses mères et Vierge de Botticelli
La première section s'ouvre sur les figures idéalisées et fantasmées de la mère. Des déesses mères antiques aux corps généreux côtoient des interprétations contemporaines, comme la variation « Origine du monde » de l'artiste ivoirienne Laetitia Ky, qui utilise ses cheveux tressés pour revisiter les formes du corps féminin originel. Plus loin, la « Vierge à la grenade » de Sandro Botticelli, peinte vers 1487, s'inscrit dans la lignée de la mère sacrée idéalisée à l'extrême. Dans ce musée de société, cette œuvre n'est pas présentée pour sa seule virtuosité technique mais comme un document historique révélant ce que les sociétés attendaient des mères à la Renaissance. Face à Botticelli, une œuvre contemporaine vient toujours rappeler que cet idéal maternel a un coût, payé par les femmes elles-mêmes.

Marianne, Brigitte Bardot et mères patriotiques
La deuxième facette de cette première section bascule du sacré vers le politique. L'exposition montre comment les figures de mères patriotiques ont été construites autour de la Méditerranée, de Marianne allaitant les enfants de la République aux représentations de Brigitte Bardot comme figure maternelle idéalisée de la France d'après-guerre. Chaque époque, chaque régime a sa mère modèle : la mère romaine, la mère chrétienne, la mère républicaine, la mère fasciste. En les alignant les unes à côté des autres, le parcours révèle un mécanisme universel : la maternité sert de langage politique pour légitimer des projets de société très différents, voire contradictoires. Ce qui est présenté comme « naturel » ou « éternel » dans la figure maternelle est en réalité le produit de discours très construits et très datés.
Trois sections pour un parcours complet
L'ensemble du parcours suit un plan en trois temps clairement défini. La première section traite des imaginaires liés aux figures traditionnelles de la mère, souvent idéalisés et fantasmés. La deuxième plonge dans les réalités complexes et singulières, parfois invisibilisées, dévoilant des expériences intimes souvent passées sous silence. La troisième se concentre sur la transmission et les liens mère-enfant, en décryptant les codes et les mimétismes. Cette structure en entonnoir, du mythique vers l'intime puis vers le politique, donne au visiteur l'impression de traverser successivement plusieurs couches de réalité.
Deuil périnatal, endométriose et mouvement childfree au Mucem
Après les figures idéalisées et leur déconstruction politique, le parcours bascule dans les réalités invisibilisées. C'est le moment le plus percutant de l'exposition, celui qui la distingue radicalement de tout ce qui a été fait avant sur le sujet en France. Ici, on ne célèbre plus la mère : on écoute celles qui n'en veulent pas, celles qui ne peuvent pas, celles qui pleurent celles qu'elles ont perdues. Pour un public jeune, cette section résonne avec des questions concrètes : l'endométriose qui touche une femme sur dix, le mouvement childfree, les débats autour de la PMA. Le Mucem donne la parole aux artistes qui vivent ces réalités, et le résultat est d'une intensité rare. Cette approche fait écho à des œuvres cinématographiques récentes comme If I Had Legs I'd Kick You : Rose Byrne ose jouer une mère qui ne veut plus l'être, qui montrent la maternité comme un piège possible.
Féminicide, deuil périnatal et endométriose
L'exposition aborde de front des sujets qui restent tabous dans l'espace public, y compris muséal. Le féminicide est présent à travers des œuvres qui donnent corps à une violence trop souvent réduite à des statistiques. Le deuil périnatal occupe un espace dédié avec une sensibilité remarquable. Les interruptions de grossesse sont traitées sans dramatisation excessive mais avec une honnêteté dérangeante. L'endométriose, maladie chronique qui met des années à être diagnostiquée, trouve sa place dans le parcours. La série des Acronymes d'Edith Laplane, créée en 2025, traduit en formes visuelles ces réalités médicales trop longtemps minimisées. Les Pleureuses de Nour Awada donnent une présence sculpturale à la douleur maternelle que la société préfère ne pas voir.
Cœur indépendant rouge de Joana Vasconcelos
Parmi les œuvres les plus marquantes de cette section, « Cœur indépendant rouge » de l'artiste portugaise Joana Vasconcelos, créée en 2008, occupe une place centrale. Cette pièce monumentale en crochet, aux formes organiques et à la couleur sanguine, fonctionne comme un cœur qui bat hors du corps, indépendant de toute fonction maternelle assignée. C'est une déclaration d'indépendance en forme d'objet textile, à la fois beau et inquiétant. À ses côtés, « Allaitement » de Nathanaëlle Herbelin (2024) montre une maternité charnelle, sans fard, éloignée des représentations lisses de la peinture classique. L'« Empreinte d'une Grande Vénus » de Prune Nourry interroge les liens entre fertilité, création artistique et identité féminine.

Maternités ambivalentes et non assumées
Ces œuvres incarnent des maternités ambivalentes, non assumées ou revendiquées comme des luttes. Elles refusent le choix binaire entre la mère parfaite et la femme sans enfant, et proposent à la place une palette de vécus qui ressemble davantage à la réalité. Selon Connaissance des Arts, l'ensemble vise à « défaire les mythes et libérer les mères », une ambition que peu d'institutions culturelles osent porter à ce niveau. Le mouvement childfree y trouve sa place non pas comme une provocation mais comme un choix de vie parmi d'autres, traité avec la même dignité que les autres parcours maternels.

Les commissaires Anne-Cécile Mailfert et Caroline Chenu
Pour comprendre pourquoi cette exposition ose autant, il faut regarder qui la porte. Les deux co-commissaires ne viennent pas de l'univers classique du commissariat d'art décoratif. Caroline Chenu est une figure reconnue du monde muséal, spécialisée dans les expositions de société. Anne-Cécile Mailfert préside la Fondation des Femmes, l'une des principales organisations féministes en France. Cette double légitimité, culturelle et militante, donne à « Bonnes Mères » une autorité qu'un parcours monté uniquement par des conservateurs n'aurait pas eue. En 2026, alors que les droits reproductifs sont menacés dans plusieurs pays européens, cette exposition arrive à un moment où la maternité n'est plus un sujet privé mais un véritable champ de bataille.
Le Mucem comme musée de société
Caroline Chenu l'a dit clairement dans un entretien publié sur le site du Mucem : la maternité est un sujet « peu abordé dans l'univers muséal ou alors de façon stéréotypée, révélant systématiquement l'archétype maternel attendu ». Cette phrase résume tout le problème que l'exposition cherche à résoudre. Dans la plupart des musées, quand on parle de maternité, on montre une Vierge à l'enfant ou une allégorie de la charité. Le Mucem, en tant que musée de société, a la liberté de décentrer le regard vers les pratiques, les rituels, les combats et les réalités matérielles. Anne-Cécile Mailfert ajoute que la Méditerranée est le berceau des grandes déesses-mères et de civilisations que certains qualifieraient de matriarcales, et que la question centrale est de savoir ce qu'il est advenu de ces représentations au fil des âges.
MLF, PMA et avortement en Méditerranée
La troisième section de l'exposition est consacrée aux luttes. Le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) y est documenté à travers affiches, tracts et photographies. La question de la PMA et de l'avortement est traitée à l'échelle méditerranéenne, montrant que les mêmes enjeux se jouent différemment selon les rives : ce qui est un droit acquis en France peut être un crime dans d'autres pays du bassin méditerranéen. Cette dimension géopolitique donne à l'exposition une ampleur qui dépasse le cadre hexagonal. La transmission mère-enfant, dernier volet du parcours, est abordée non pas comme une douce chaîne affective mais comme un mécanisme complexe de reproduction sociale et parfois de rupture.
Un angle féministe assumé
Le féminisme n'est pas un vernis posé à posteriori sur l'exposition : il est dans l'ADN du projet, depuis le choix des œuvres jusqu'à l'écriture des cartels. L'engagement d'Anne-Cécile Mailfert à la Fondation des Femmes apporte une légitimité politique directe, tandis que l'expertise de Caroline Chenu garantit la rigueur muséologique. Le croisement entre géopolitique méditerranéenne et intimité corporelle est précisément ce qui rend le parcours indispensable. La ville de Marseille, avec sa Bonne Mère sur la colline, son histoire d'immigration et ses quartiers populaires où la figure maternelle est centrale, offre un terrain d'enquête naturel pour ce questionnement.
Tarifs et gratuité au Mucem pour l'expo Bonnes Mères
L'exposition « Bonnes Mères » vaut le détour, mais elle vaut encore plus quand on sait qu'elle peut se voir pour presque rien. Le Mucem fait partie des musées les plus accessibles de France pour une institution de ce calibre. Le plein tarif pour accéder à toutes les expositions du J4 et du Fort Saint-Jean est fixé à 11 €. Pour un musée national abritant 350 œuvres de cette envergure, le rapport qualité-prix est exceptionnel, surtout comparé aux tarifs pratiqués par les grands musées parisiens où une exposition temporaire seule coûte facilement entre 14 et 18 €.
Gratuité pour étudiants, moins de 18 ans et premiers dimanches
Les moins de 18 ans entrent gratuitement dans toutes les expositions temporaires du Mucem, sans condition. Les étudiants de 18 à 26 ans ressortissants de l'Union européenne bénéficient de la même gratuité, sur simple présentation de leur carte d'étudiant en cours de validité. Le premier dimanche du mois, la gratuité s'applique à toutes les expositions pour tout le monde, avec un billet à retirer au guichet le jour même. Ces informations sont confirmées par la page tarifs des musées de Marseille. Pour ceux qui ne rentrent pas dans ces catégories, le tarif réduit à 7,50 € s'applique aux étudiants hors UE, aux plus de 65 ans, aux demandeurs d'emploi, aux bénéficiaires de la CAS Marseille, aux artistes inscrits à l'AGESSA et aux personnes en situation de handicap.
Le billet à 11 € incluant J4 et Fort Saint-Jean
Même au plein tarif, l'offre est remarquable. Un seul billet, valable le jour même, donne accès à l'intégralité des expositions temporaires et permanentes réparties sur deux sites : le J4, bâtiment contemporain signé Rudy Ricciotti, et le Fort Saint-Jean, relié par une passerelle. Le billet famille à 18 € permet d'emmener deux adultes et deux enfants de moins de 18 ans, soit 4,50 € par personne. Le Mucem ne segmente pas son offre : pas de supplément pour le Fort Saint-Jean, pas de billet additionnel pour les espaces complémentaires. C'est un modèle de tarification simple qui encourage la découverte sans pénaliser les budgets serrés.
Le programme Destination Mucem avec bus gratuit
L'astuce la plus méconnue reste le programme « Destination Mucem », lancé en 2021 et unique en France. Un bus entièrement gratuit emmène les classes scolaires et les habitants des quartiers populaires de Marseille directement au musée. L'offre couvre le trajet, l'entrée et l'accès aux expositions. Zéro euro, du départ à la sortie. Ce dispositif existe concrètement et fonctionne, mais nombre de personnes éligibles l'ignorent encore. Pour les familles résidant dans les quartiers prioritaires, c'est une porte d'entrée totale vers une institution culturelle majeure, sans barrière financière ni logistique. Il suffit de se renseigner auprès du Mucem ou des centres sociaux pour connaître les prochains départs.
Journée complète au Mucem : accès et visite pratique
Une fois le billet en poche ou la gratuité validée, reste à organiser la visite pour en tirer le maximum. Le Mucem ne se traverse pas en une heure. Entre le J4, le Fort Saint-Jean, les extérieurs et la vue sur le Vieux-Port, on peut facilement y passer une demi-journée. La clé est de comprendre la géographie des lieux : le J4 abrite les expositions temporaires dont « Bonnes Mères », le Fort Saint-Jean propose des espaces complémentaires et des vues imprenables, et les promenades extérieures relient les deux sites en offrant un panorama sur toute la rade.
Comment arriver au Mucem à Marseille
Le Mucem est situé au 7 promenade Robert Laffont, 13002 Marseille. Il est desservi par plusieurs lignes de transport en commun : le métro avec les stations Vieux-Port et Joliette à quelques minutes de marche, le tramway ligne 2 avec les arrêts « République/Dames » ou « Joliette », et les bus lignes 49, 60 et 82. Ces informations sont détaillées sur le site du Pôle d'animation culturelle de la Joliette. Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, le 1er mai et le 25 décembre, de 10 h à 18 h. Les poussettes sont prêtées gratuitement à l'accueil, un détail qui compte pour les jeunes parents. Des audio-guides sont disponibles en français et en anglais. Pour les visites guidées, la réservation est obligatoire quinze jours avant, selon les informations pratiques du Mucem.
Les extérieurs gratuits du Fort Saint-Jean
Pour ceux qui n'ont pas 11 € ou qui veulent jeter un œil avant de revenir, les espaces extérieurs du Fort Saint-Jean sont en accès libre, sans billet. Les promenades qui ceinturent le fort offrent une vue panoramique sur le Vieux-Port, la mer Méditerranée et, au loin, la silhouette de Notre-Dame-de-la-Garde. La Bonne Mère marseillaise, dont la statue a été redorée en décembre 2024, est visible depuis les remparts, ce qui crée un dialogue visuel saisissant avec l'exposition à l'intérieur. Ces extérieurs gratuits incluent les jardins, les remparts et les passerelles reliant le J4 au fort. C'est déjà une sortie culturelle à part entière, particulièrement belle en fin de journée quand la lumière dorée tombe sur les pierres.

Maximiser sa visite entre J4 et Fort Saint-Jean
La stratégie optimale consiste à commencer par le J4 pour voir « Bonnes Mères » en premier, quand l'énergie et l'attention sont maximales. Le parcours de l'exposition demande au minimum une heure et demie, compte tenu de la densité des œuvres et de la force des sujets abordés. Ensuite, la traversée de la passerelle vers le Fort Saint-Jean offre une respiration visuelle avant de découvrir les espaces d'exposition complémentaires. Les extérieurs se font naturellement en fin de visite, quand la lumière de fin de journée sublime les remparts. Pour les familles, les ateliers du J4 peuvent s'insérer entre deux temps de visite, permettant aux enfants de manipuler et créer pendant que les adultes discutent du parcours. Le tout, rappelons-le, pour 11 € maximum — ou gratuitement selon les cas.

Conclusion
L'exposition « Bonnes Mères » reste au Mucem jusqu'au 31 août 2026, laissant largement le temps de s'organiser. Les premiers dimanches du mois offrent une gratuité totale, la carte d'étudiant de l'UE suffit pour passer les guichets sans débourser, et même au tarif plein de 11 € le parcours reste l'un des meilleurs rapports qualité-prix du paysage culturel français. Au-delà du prix, c'est le contenu qui impressionne : 350 œuvres qui traitent la maternité comme un objet politique, social et artistique, sans jamais tomber dans la célébration lisse ou le pathos facile. Pour prolonger la réflexion une fois de retour chez soi, le film If I Had Legs I'd Kick You : Rose Byrne ose jouer une mère qui ne veut plus l'être offre un complément cinématographique saisissant, tandis que des expériences comme Frank Ocean, Rihanna, PNL : l'expo Nostalgia.16 à la Gaîté Lyrique rappellent que la culture accessible n'est pas un oxymore. Le Mucem attend. La Bonne Mère veille, mais cette fois, elle a des choses à dire.