
La mononucléose infectieuse, souvent surnommée « maladie du baiser » car elle se transmet par la salive, est une infection bénigne due à un virus de la famille des herpès, le virus d'Epstein-Barr. On la rencontre le plus souvent chez les adolescents et chez les jeunes adultes.
Pourquoi les adolescents sont-ils les plus touchés par la mononucléose ?
Le virus à l'origine de la maladie possède la particularité de se développer à l'intérieur d'une catégorie particulière de globules blancs possédant un seul noyau : les lymphocytes mononucléaires, d'où le nom de l'affection.
Le virus est contenu dans la salive, mais se propage aussi probablement par la toux et les expectorations. La période d'incubation est comprise entre 2 et 6 semaines et augmente avec l'âge.
L'infection se rencontre le plus fréquemment entre 10 et 35 ans et peut, chez les adolescents, se diffuser sous la forme de petites épidémies.
Une maladie généralement bénigne
Chez la plupart des individus, la mononucléose est une affection tout à fait bénigne, qui peut même passer inaperçue. Les symptômes peuvent être très réduits chez les pré-adolescents.
On estime d'ailleurs que 9 adultes sur 10 ont déjà contracté la maladie en France sans aucun dommage.
La fatigue liée à l'infection, parfois assez importante, disparaîtra en quelques semaines ou, au pire, en quelques mois. Mais parfois, elle peut être confondue dans les premiers stades avec des affections hépatologiques plus graves comme une maladie de Hodgkin et devenir source d'inquiétudes injustifiées.
Symptômes et complications de la mononucléose
Cependant, chez les adolescents, les manifestations peuvent parfois devenir importantes.
Dans certains cas, la maladie peut entraîner :
- Des troubles respiratoires liés à l'hypertrophie des ganglions
- Une jaunisse due à une atteinte hépatique
- Une augmentation du volume de la rate, voire, tout à fait exceptionnellement, sa rupture
- Des atteintes méningées, nerveuses ou cardiaques, ou des réactions auto-immunes
Comment soigner la mononucléose : traitements et repos
Face à une mononucléose infectieuse, il n'y a pas grand-chose à faire d'autre qu'être patient. Il n'existe pas de mesure de protection particulière à prendre.
La maladie est, répétons-le, peu grave dans l'immense majorité des cas. De toute façon, il serait très difficile d'éviter le contact avec un virus que l'on retrouve dans la salive de 20 % des adultes.
Quant aux possibilités médicales, elles sont très limitées. S'agissant d'une affection virale, l'emploi de thérapeutiques spécifiques (interféron, aciclovir…) est en général réservé aux formes de la maladie qui surviennent chez des personnes dont l'immunité est déprimée.
Les médicaments antipyrétiques (aspirine ou autres) peuvent être utiles pour faire baisser la fièvre, car celle-ci dépasse parfois 39 °C.
Enfin, on pourra prendre des compléments lors de la phase de convalescence pour retrouver plus vite la forme. La mesure la plus utile consiste à se reposer.
En cas de surinfection de l'angine par un streptocoque, on pourra aussi recourir aux antibiotiques, mais en évitant les dérivés de la pénicilline (ampicilline), car ils peuvent provoquer une éruption cutanée et aggraver les symptômes de la maladie.