
L'avortement : de nombreuses jeunes femmes y ont recours face à une grossesse non prévue. Mais comment réagir ? Quelles questions se poser ? Comment prendre la bonne décision ?
Comment confirmer une grossesse et réagir rapidement ?
D'abord, achète un test de grossesse pour être certaine du résultat et éviter de t'inquiéter pendant des semaines. Il faut agir vite : en Belgique, passé trois mois (ou douze semaines d'aménorrhée), l'avortement ne peut plus être pratiqué légalement.
Si le doute devient certitude, ne reste pas seule. Parles-en à ton copain, à tes parents si possible. Si ce n'est pas envisageable, rends-toi dans un centre PMS ou un planning familial.
Quelles questions se poser avant de prendre une décision ?
Pose-toi les bonnes questions. D'abord : garder l'enfant ou non ?
Réfléchis profondément, c'est un sujet sérieux. Pèse le pour et le contre. Sauras-tu subvenir aux besoins de l'enfant ? D'autres personnes t'aideront-elles ? Sauras-tu l'élever ? Il y a aussi la question des études : sans formation, tu risques de te retrouver dans un job mal payé et fatigant.
Pense aussi au père : est-il d'accord pour garder l'enfant ou avorter ? Supportera-t-il la situation ? Un enfant qui grandit sans père peut le vivre difficilement.
Comment se déroule l'IVG en Belgique ?
Si tu décides d'avorter, rends-toi dans un centre de planning familial. Une conseillère t'accordera un rendez-vous, posera les bonnes questions et t'accordera un délai de réflexion de quelques jours. Ensuite, un gynécologue pratiquera une échographie et un frottis pour confirmer la grossesse.
En Belgique, l'autorisation parentale n'est pas obligatoire. Des systèmes existent pour que le courrier n'arrive pas chez tes parents et pour le remboursement des frais médicaux.
Que se passe-t-il le jour de l'interruption de grossesse ?
Le jour J, on te demandera une dernière fois si ta décision est prise. Si tu es catégorique, l'avortement sera pratiqué. Si tu hésites, un délai supplémentaire t sera accordé. Avant l'intervention, tu devras prendre une pilule pour faciliter l'opération.
Sur la table, on t'endormira localement. Le planning familial préfère cette méthode pour que tu restes consciente de ce qui se passe. On aspirera ensuite le sang recouvrant la paroi utérine, ainsi que l'embryon, à l'aide d'un petit tuyau. Tu seras ensuite emmenée en salle de repos. Tu peux repartir dans la journée.
Comment assurer son suivi après un avortement ?
Après l'intervention, ne reste pas seule. Parles-en à quelqu'un. La plupart du temps, les filles sont sous le choc et ont besoin d'une présence, pour parler, pour être veillées une nuit ou deux.
Comme on a dilaté les parois vaginales pour l'intervention, il ne faut rien introduire dans le vagin pour éviter une infection. Évite les rapports sexuels pendant la période indiquée par le gynécologue.
L'avortement n'est pas une décision à prendre à la légère : c'est la vie d'un enfant qui est en jeu. Prudence, il ne s'agit pas de recommencer tous les deux mois. Pour éviter une nouvelle grossesse non désirée, utilise une méthode de contraception adaptée.