
Une enquête révèle que seulement 71 % des 18-24 ans disent avoir utilisé un préservatif dans les 12 derniers mois, contre 83 % en 1998.
Pourquoi les jeunes sont-ils particulièrement exposés aux IST ?
À l'adolescence, à l'époque où vous vivez vos premières relations sexuelles, où vous n'êtes parfois pas très sûrs de votre nouveau copain ou copine, où vous aimez vivre ces « amours de vacances » qui font chavirer les cœurs, filles comme garçons, votre corps réagit tout particulièrement à ces virus. Cette forte sensibilité s'atténue avec l'âge et l'expérience... Mais attention, cela ne signifie pas que le risque disparaît.
Et ne vous y trompez pas : un seul rapport sexuel suffit !
Quels sont les symptômes des IST à surveiller ?
Tout symptôme génital, même insignifiant — qu'il s'agisse de démangeaisons, de petits boutons ou de brûlures urinaires — doit être pris très au sérieux. Si les mycoses peuvent être assez facilement repérables par des picotements et des sensations de brûlures importantes, l'infection à chlamydia trachomatis présente un problème sérieux : l'absence de signes dans environ 75 % des cas. Quand signes il y a, ils paraissent en plus peu inquiétants : chez les filles, brûlures, pertes vaginales ou petits saignements ; chez les garçons, un écoulement indolore, visqueux et faible ainsi que des démangeaisons...
Quelles sont les conséquences d'une IST non traitée ?
Sa détection est essentielle : cette maladie, si bénigne qu'elle paraisse, peut avoir des conséquences graves si elle n'est pas traitée. Elle est, entre autres, l'une des premières causes de stérilité. Effet dramatique qui peut être évité par un traitement antibiotique.
Et ne vous dites pas « cela ne m'arrivera pas à moi » : 69 % des infections ont été diagnostiquées chez des jeunes de 15 à 24 ans !
L'herpès génital : une infection virale incurable
L'herpès génital, qui touche quand même deux millions de personnes en France, est un virus qui, transmis au moment d'un rapport sexuel, peut se terrer ensuite pendant des années. Les symptômes — démangeaisons, picotements urinaires — renaissent parfois et disparaissent à nouveau, laissant croire à une guérison.
Comment se faire dépister et consulter ?
À la moindre alerte, aller consulter un gynécologue ou un généraliste est la meilleure des solutions.
Prévention, repérage, OK... Parlons maintenant dépistage : examen gynécologique, analyse urinaire au laboratoire ou test dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (souvent au sein des hôpitaux) vous permettront d'entamer un traitement adapté. Les IST ne sont pas une fatalité. Il s'agit de votre santé, soyez vigilants !