La saison 4 de Monster fait son entrée le 17 septembre 2026
Monstre est devenue l'une des franchises true crime les plus regardées de Netflix. Lancée avec Dahmer - l'une des 5 séries les plus populaires de la plateforme en langue anglaise -, elle s'est poursuivie avec l'histoire des frères Menéndez puis celle d'Ed Gein. C'est désormais au tour de Lizzie Borden, l'Américaine accusée en 1892 d'avoir assassiné son père et sa belle-mère à coups de hache, de prendre la scène. Un choix notable : c'est la première saison de Monstre à mettre en scène des personnages féminins principaux, après trois saisons centrées sur des hommes.
Ce qu'il faut savoir avant de lancer la série
Format : 8 épisodes, disponibles dès le 17 septembre 2026.
Distribution : Ella Beatty incarne Lizzie Borden. Autour d'elle, un casting fourni : Vicky Krieps, Charlie Hunnam, Rebecca Hall, Billie Lourd et Sarah Paulson.

Création : La saison est signée par Ian Brennan. Ryan Murphy, créateur historique de la franchise, se contente ici du rôle de producteur délégué, comme pour la saison précédente.
Ton et nature : Point essentiel à connaître - il ne s'agit pas d'un documentaire ni d'un récit factuel. L'affaire Borden n'a jamais été résolue et la culpabilité de Lizzie n'a jamais été prouvée. Netflix le dit clairement : c'est une oeuvre spéculative, nourrie de théories avancées au fil des décennies, et contenant des éléments entièrement fictionnels. La série choisit une version des faits ; elle ne les reconstitue pas fidèlement.
Les premières critiques : du style, mais pas que
L'accueil de la critique est mitigé. The Guardian reconnaît des performances solides et un style visuel marquant, mais qualifie l'ensemble de "fever dream foutraque et sanguinolent". La critique principale : la série n'aurait rien de profond à dire sur Lizzie Borden, sur l'époque qui l'a formée ni sur les préjudices qui ont sans doute contribué à son acquittement. Du spectacle avant tout.
Allociné rappelle le cadre historique : dans les années 1890, Lizzie Borden est restée coupable aux yeux de l'opinion publique malgré son acquittement. La série joue dans cette zone grise entre fait historique et fiction.
Le verdict : pour qui ?
Si vous avez suivi les trois premières saisons de Monstre et que le format vous plaît, cette saison offre un vrai changement de perspective avec ses premiers personnages féminins centraux. Le casting est costaud, l'ambiance visuelle a l'air soignée. En revanche, si vous attendez un true crime rigoureux qui creuse l'affaire et son contexte historique, passez votre chemin. La série assume pleinement sa dimension fictionnelle et spéculative.
À regarder pour l'expérience visuelle et narrative plus que pour l'enquête.