Quand HBO a annoncé un nouveau spin-off de Game of Thrones, les attentes étaient immenses. Mais personne ne s'attendait à ce que la chaîne prenne le contre-pied total de ses productions précédentes. Loin des budgets pharaoniques et des batailles épiques, A Knight of the Seven Kingdoms raconte une histoire modeste, celle d'un chevalier errant et de son écuyer. C'est une série qui ose la simplicité dans un univers habitué au spectaculaire.
Ce « making of » vous plonge dans les coulisses d'une production atypique, qui a transformé ses contraintes en forces créatives. Du casting surprenant aux choix artistiques audacieux, découvrez comment une petite équipe a réussi à capturer l'essence des « hedge knights » de George R.R. Martin — ces chevaliers qui dorment sous les haies et vivent de leur lance et de leur épée.

Quand HBO mise petit dans l'univers de Game of Thrones
Le contraste est saisissant. Alors que House of the Dragon affiche fièrement ses 20 millions de dollars par épisode, A Knight of the Seven Kingdoms fait le choix de l'humilité avec un budget d'environ 6 millions par épisode. Cette décision n'est pas un Hasard : elle correspond parfaitement à l'histoire que la série veut raconter, celle de chevaliers errants sans fortune ni protecteur.
Le showrunner Ira Parker a résumé cette réalité avec humour : « On a à peine 25 centimes pour chaque dollar qu'ils ont ». Cette contrainte budgétaire est devenue le moteur créatif de toute la production. Plutôt que de compenser par du CGI bon marché, l'équipe a choisi d'embrasser la rusticité de son récit. Le résultat est une série qui respire l'authenticité, loin des plateaux clinquants de Port-Réal.
Six épisodes, un tiers du budget, zéro compromis
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : six épisodes d'environ 35 minutes chacun, une seule ligne narrative, très peu d'effets spéciaux numériques. Là où Game of Thrones multipliait les intrigues et les lieux, A Knight of the Seven Kingdoms se concentre sur un seul événement : le tournoi d'Ashford Meadow. Cette concentration narrative est une force, pas une faiblesse.
L'équipe a dû faire preuve d'inventivité pour masquer les limites budgétaires. Les décors naturels d'Irlande du Nord remplacent avantageusement les constructions de studios. Les costumes sont simples mais authentiques. Et surtout, le scénario privilégie les dialogues et les relations humaines sur le spectacle visuel. Comme le souligne notre critique du spin-off, cette approche permet à la série de toucher juste émotionnellement.
La veillée funèbre qui ouvre tout
Dès les premières images, le ton est donné. Ser Duncan enterre son mentor, le vieux chevalier Ser Arlan, dans une scène d'une sobriété bouleversante. Pas de musique grandiose, pas de discours dramatique — juste un jeune homme seul face à la tombe de celui qui lui a tout appris. Cette séquence d'ouverture annonce clairement le programme : nous sommes ailleurs, loin des jeux de pouvoir des grands seigneurs.
C'est le moment où le spectateur comprend qu'il va vivre une expérience différente. Ici, on ne suit pas des rois ni des reines, mais un orphelin qui cherche sa place dans un monde brutal. Les idéaux de chevalerie que Ser Arlan a transmis à Dunk seront mis à l'épreuve tout au long de la saison. Cette scène fondatrice pose également les bases visuelles de la série : des paysages sauvages, une lumière naturelle, une absence de glamour qui sert le récit.
Une semaine à Santa Fe : comment Ira Parker a séduit George R.R. Martin
Avant même que la série ne soit officialisée, Ira Parker a fait un voyage qui allait sceller le destin du projet. Le showrunner a passé une semaine entière chez George R.R. Martin, au Nouveau-Mexique, à discuter des personnages et de l'univers. L'auteur lui avait envoyé un message d'accueil simple mais prometteur : « Welcome to the Land of Enchantment ».
Cette immersion dans l'univers créatif de Martin a été déterminante. Parker a compris que pour adapter ces nouvelles, il fallait rester fidèle à leur esprit, pas seulement à leur lettre. Les « Tales of Dunk and Egg » sont des textes plus intimes que les romans principaux, des histoires de camaraderie et d'aventure plutôt que de politique et de trahison.
Les trois novellas adaptées : The Hedge Knight, The Sworn Sword, The Mystery Knight
Le matériel source est composé de trois nouvelles publiées par George R.R. Martin entre 1998 et 2010. Ces textes se situent environ 100 ans avant les événements de Game of Thrones et 100 ans après le début de House of the Dragon. C'est une période relativement paisible dans l'histoire de Westeros, ce qui permet de se concentrer sur les personnages plutôt que sur les conflits majeurs.
La saison 1 adapte principalement « The Hedge Knight », première nouvelle du cycle. Le récit suit Ser Duncan lors de sa première grande aventure, le tournoi d'Ashford Meadow. HBO a exprimé l'espoir que la série dure trois saisons, une pour chaque nouvelle. Au-delà, Martin a laissé entendre qu'il y avait plus d'histoires à raconter sur Dunk et Egg, suggérant des textes supplémentaires à venir.
« Tu es parfait. Tu es Egg. » — la bénédiction de l'auteur
L'implication de George R.R. Martin dans le casting témoigne de son attachement au projet. Lorsqu'il a rencontré le jeune Dexter Sol Ansell, l'auteur aurait prononcé ces mots simples mais lourds de sens : « You are perfect. You are Egg. » Cette bénédiction du créateur lui-même a rassuré l'équipe sur la justesse de leur choix.
Martin n'était pas seulement un consultant distant. Il a visité le plateau de tournage, rencontré les acteurs, et validé les décisions créatives importantes. Sa présence a donné une légitimité supplémentaire à une production qui aurait pu sembler risquée sur le papier. Après tout, adapter des nouvelles relativement méconnues du grand public avec un budget réduit n'était pas un pari évident pour HBO.
L'ancien rugbyman et l'enfant prodige : le casting du duo Dunk et Egg
Le cœur émotionnel de la série repose sur deux acteurs inattendus, choisis pour leur authenticité plutôt que pour leur notoriété. Peter Claffey et Dexter Sol Ansell forment un duo dont la chimie naturelle a surpris toute l'équipe de production. Leurs parcours respectifs n'auraient pas pu être plus différents, mais leur alchimie à l'écran est indéniable.
Le directeur de casting a résumé la situation en ces termes : la décision finale a été « l'une des décisions de casting les moins stressantes » de toute la production. Quand les bonnes personnes sont devant la caméra, tout devient plus facile.

Peter Claffey : du rugby à Westeros en deux ans
Le parcours de Peter Claffey défie les conventions hollywoodiennes. Ancien rugbyman professionnel irlandais, il ne fait de la comédie que depuis deux ans lorsqu'il décroche le rôle de sa vie. Sa stature physique imposante — il mesure plus d'1m90 — correspond parfaitement au personnage de Dunk « le Grand », décrit dans les textes comme un homme d'une taille exceptionnelle.
Le directeur de casting a confié : « Chaque fois que je le vois, il est exponentiellement meilleur que la dernière fois. » Cette progression rapide a convaincu l'équipe de miser sur un acteur encore relativement inexpérimenté. Claffey apporte à Dunk une candeur et une vulnérabilité qui transparaissent même sous l'armure. Son background sportif l'a également aidé pour les scènes d'action, où il a pu enchaîner les prises physiquement exigeantes.
Dexter Sol Ansell : le choix numéro un dès la première audition
Pour le rôle d'Egg, l'équipe a trouvé son acteur presque immédiatement. Ira Parker raconte : « J'ai cliqué sur l'audition de Dexter — parfait ! J'ai demandé au directeur de casting : Est-ce qu'on le signe tout de suite ? » À seulement 11 ans, Ansell jouait déjà depuis l'âge de 4 ans, accumulant une expérience précieuse pour un rôle aussi complexe.
Egg n'est pas un enfant ordinaire — c'est Aegon Targaryen, un prince du sang qui se fait passer pour un écuyer chauve. L'acteur devait incarner à la fois l'innocence de l'enfance et la ruse d'un jeune noble élevé dans les intrigues de la cour. Ansell a relevé ce défi avec brio, livrant une performance qui équilibre humour et gravité.
La lecture de chimie qui a scellé le duo
La véritable révélation a eu lieu lors de la lecture commune entre Claffey et Ansell. L'alchimie entre les deux acteurs était immédiatement évidente, transformant ce qui aurait pu être une formalité en une confirmation décisive. Le duo Dunk-Egg est le moteur émotionnel de toute la série, et leur complicité naturelle a rassuré toute l'équipe.
Cette relation est au cœur des nouvelles de Martin : un chevalier naïf mais noble et un écuyer bien plus malin qu'il n'y paraît. Sans la justesse de ce duo, la série n'aurait pas fonctionné. Les deux acteurs ont dû construire cette relation à l'écran comme à la ville, passant du temps ensemble pendant le tournage pour renforcer leur connivence.
Retour à Belfast : pourquoi Westeros avait besoin de l'Irlande du Nord
Contrairement à House of the Dragon, tournée principalement en Angleterre, A Knight of the Seven Kingdoms fait un retour symbolique en Irlande du Nord. C'est là que Game of Thrones avait établi ses quartiers généraux pendant huit saisons, transformant la région en destination de pèlerinage pour les fans du monde entier.
Robert Dowling, qui organise des visites des lieux de tournage de Game of Thrones, a déclaré que cette histoire « ne pouvait être tournée qu'en Irlande du Nord ». Le paysage irlandais offre une variété de décors naturels que même le meilleur CGI peine à égaler : forêts anciennes, châteaux authentiques, montagnes brumeuses. Pour une série qui mise sur l'authenticité, c'était le choix évident.
Glenarm Castle, Tollymore Forest : les décors naturels comme stars
La production a exploité une impressionnante liste de lieux irlandais. Glenarm Castle dans le County Antrim sert de toile de fond à plusieurs séquences clés. Myra Castle dans le County Down apporte son authenticité médiévale. Tollymore Forest Park, déjà utilisé dans Game of Thrones, offre ses arbres centenaires pour les scènes de voyage.

La liste continue avec Hen Mountain dans les Mourne Mountains, Cave Hill à Belfast, et le Hidden Village of Galboly dans les Glens of Antrim. Les Titanic Studios de Belfast, où étaient construits les décors de Game of Thrones, ont également accueilli une partie du tournage. Ces lieux permettent à la série de s'affranchir du CGI tout en offrant une richesse visuelle incomparable.
« La version granuleuse, non polie de Westeros »
Ira Parker a formulé une ambition visuelle claire pour la série : « On n'est pas élevé dans un château dans ces halls beaux et pristines ; on est dans la boue. On dort sous les arbres. » Cette approche différencie radicalement A Knight of the Seven Kingdoms de la noblesse clinquante de House of the Dragon.
Les hedge knights vivent une existence précaire, dormant littéralement sous les haies quand ils n'ont pas les moyens de payer une auberge. La série embrace cette réalité avec ses costumes usés, ses armures éraillées, ses visages sales. C'est un Westeros vu d'en bas, par ceux qui n'ont pas accès aux salles de banquet et aux soieries. Cette décision esthétique renforce l'immersion et l'ancrage émotionnel du récit. :
La bande-annonce ci-dessus donne un aperçu de cette approche visuelle distinctive, où les paysages irlandais jouent un rôle aussi important que les acteurs.
27 kilos d'armure et la naissance d'une star de cinéma
Les défis de tournage ont parfois révélé des moments de grâce. La réalisatrice Sarah Adina Smith, en regardant Peter Claffey livrer le discours iconique de Dunk dans l'épisode 4, a murmuré à un membre de l'équipe : « Je pense que je viens de witnesser la naissance d'une star de cinéma. » C'était plus qu'un compliment — c'était la reconnaissance qu'un acteur inconnu venait de s'approprier un rôle emblématique.
Ce moment n'a pas été facile à capturer. Claffey devait prononcer ce discours à cheval, en armure complète. Smith l'a qualifié d'« awesome horseman », notant que ses compétences équestres ont facilité le blocage de la scène. Le discours montre Dunk refusant d'accepter l'approche cynique de la chevalerie malgré les épreuves qu'il subit.

Le POV dans le heaume : une révolution visuelle à budget réduit
L'épisode 5, « Jugement des Sept », contient l'une des séquences les plus innovantes de la saison. Pour compenser le budget réduit et maintenir l'immersion, l'équipe a utilisé un procédé visuel audacieux : la caméra adopte le point de vue de Dunk à travers les fentes de son heaume.
Le réalisateur Owen Harris explique : « Une fois à l'intérieur, avec les effets sonores, la respiration, les points d'augmentation du rythme cardiaque, vous avez l'impression d'être là avec lui. » L'armure pesait 27 kilos, et chaque mouvement était un effort. Ce choix de mise en scène ancre le spectateur dans l'expérience subjective de Dunk pendant le combat le plus intense de la saison.
La technique servait aussi un propos narratif : « Bien que ce soit un combat de sept, le combat important pour nous est celui que Dunk mène. » En restant dans sa perspective, la série maintient son focus sur son protagoniste plutôt que de disperser l'attention.
Le tir à la corde que personne ne voulait arrêter
Dexter Sol Ansell raconte une anecdote révélatrice de l'ambiance sur le plateau. Lors du tournage d'une scène de tug-of-war — la corde à tirer — personne n'écoutait les coordinateurs de cascades. Les acteurs jouaient vraiment, investis corps et âme dans cette compétition improvisée.
C'était le premier jour où George R.R. Martin était présent sur le tournage. Coincidence ou pas, cette scène capture l'esprit de la série : de l'authenticité, de la physicalité, et un investissement total des acteurs. Ces moments de grâce impromptus sont impossibles à planifier, mais ils font toute la différence à l'écran.
Owen Harris et Sarah Adina Smith : deux visions pour une série
La réalisation de la saison 1 a été divisée entre deux cinéastes aux styles complémentaires. Owen Harris, connu pour son travail sur Black Mirror et Brave New World, a réalisé les trois premiers épisodes et établi le ton de la série. Son approche introspective et visuellement inventive a posé les fondations.
Sarah Adina Smith, réalisatrice des épisodes 4 à 6, a amené l'intensité émotionnelle du final. Ses références — Lessons in Chemistry, Hanna, Birds of Paradise — témoignent d'une sensibilité pour les histoires de personnages complexes. Cette division du travail a permis à la série de gagner en profondeur au fil des épisodes, préparant le terrain pour un final mémorable.
Milkshakes Five Guys et milliers de tickets d'arcade : l'amitié hors plateau
La complicité entre Peter Claffey et Dexter Sol Ansell ne s'arrête pas aux portes du plateau. Pendant le tournage en Irlande du Nord, les deux acteurs ont développé une véritable amitié qui transparaît à l'écran. Leurs rituels de week-end sont devenus légendaires dans l'équipe.
« On a des milliers de tickets », raconte Dexter en parlant de leurs visites répétées à l'arcade locale. Peter complète : ils jouaient aux échecs — Peter a gagné la première fois, Dexter les suivantes. Cette compétition bon enfant a renforcé leur lien.
Les échecs et les milkshakes : construire une complicité réelle
Les arrêts chez Five Guys faisaient partie de leur routine. Dexter a des goûts précis en matière de milkshakes : Oreo Crumbs et Peanut Butter sont ses favoris. Ces moments apparemment anecdotiques ont contribué à construire la chimie visible à l'écran.
On ne peut pas fabriquer ce genre de connexion. Elle se construit dans les interstices, les temps morts, les repas partagés. Pour une série dont le moteur émotionnel est la relation entre deux personnages, cette amitié réelle est un atout précieux. Les spectateurs ressentent l'authenticité de cette relation, même s'ils ignorent les milkshakes et les parties d'échecs qui l'ont nourrie.
Le cheval, le lac et la scène sentimentale du premier jour
Peter Claffey évoque un défi particulier : une scène sentimentale à cheval qui marquait le début du projet. Pour un acteur débutant, être confronté à un cheval, de l'eau, et des exigences émotionnelles dès le premier jour était intimidant.
Mais Claffey a puisé dans ses réserves. Son passé de sportif de haut niveau l'avait habitué à performer sous pression. Cette scène difficile est devenue un rite de passage, un baptême du feu qui l'a préparé aux défis à venir. L'histoire ne dit pas si le cheval a apprécié la performance.
Sans Ramin Djawadi : Dan Romer réinvente la musique de Westeros
Pour la première fois dans l'histoire télévisuelle du Trône de Fer, la musique n'est pas signée Ramin Djawadi. Le compositeur allemand, créateur des thèmes iconiques de Game of Thrones et House of the Dragon, cède sa place à Dan Romer. Un choix symbolique qui reflète la volonté de se différencier.
Romer n'est pas un inconnu. Sa filmographie inclut Luca, Maniac, et Les Bêtes du Sud sauvage — des œuvres qui privilégient l'émotion sur le spectaculaire. C'est exactement ce que A Knight of the Seven Kingdoms recherchait.
Fini le score orchestral imposant : une approche acoustique
La série n'a pas de générique élaboré, pas de thème épique qui vous reste dans la tête pendant des jours. La musique de Romer accompagne sans dominer, soutient sans submerger. C'est une approche résument différente de celle de Djawadi, dont les partitions romantiques étaient devenues synonymes de Westeros.
Cette décision correspond à l'échelle du récit. L'histoire de Dunk et Egg est une histoire intime, et la musique doit le refléter. Les cordes se font discrètes, les percussions sont rares. On est plus proche de la chanson folk que de l'hymne de bataille.
Les influences folk de Dan Romer
Le style de Romer, forgé sur des projets comme Luca, emprunte aux traditions folk et acoustiques. Sa musique évoque le voyage, la route, les nuits sous les étoiles. C'est une musique de voyageurs, pas de rois.
Cette orientation musicale renforce le ton « picaresque » de la série. Les aventures de Dunk et Egg sont celles de deux vagabonds qui traversent un monde dangereux avec pour seul bagage leurs idéaux et leur amitié. La musique de Romer capture cette essence avec justesse, ajoutant une couche émotionnelle sans jamais trahir la simplicité du récit.
Conclusion : Le pari gagné d'un Game of Thrones intime
A Knight of the Seven Kingdoms représente un pari audacieux pour HBO : prouver que l'univers de Game of Thrones peut exister à petite échelle. La série a transformé ses contraintes — budget réduit, format court, distribution inconnue — en forces créatives. Le résultat est une œuvre qui respire l'authenticité, portée par un duo d'acteurs dont la chimie fait merveille.
Le retour en Irlande du Nord n'est pas seulement symbolique. Il ancre la série dans une tradition visuelle qui avait fait le succès de Game of Thrones, tout en proposant une esthétique plus rustique, plus proche de la terre et de ses habitants. Les choix artistiques — de la musique acoustique aux décors naturels — servent un récit qui privilégie l'humain sur le spectaculaire.
La saison 2, dont le tournage a commencé en décembre 2024, confirmera si ce pari était le bon. George R.R. Martin a laissé entendre qu'il y avait plus d'histoires à raconter sur Dunk et Egg. Si la qualité se maintient, les fans pourraient avoir l'occasion de découvrir ces nouvelles aventures dans les années à venir. En attendant, cette première saison prouve qu'il est possible de réussir un spin-off sans reproduire la formule de son prédécesseur — une leçon précieuse pour l'avenir de la franchise.