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Séries

Inquiétudes...

La télévision et Internet menacent-ils le livre ? De Gutenberg aux écrans numériques, une réflexion sur les dérives de l'audiovisuel et la valeur irremplaçable de l'écrit face à la société du spectacle.

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Le monde va vite, il court, détale, mais où va-t-il ? Le monde de la science empile les découvertes et les techniques à toute allure. Cette vélocité, cette vertigineuse vitesse apportent tout à la fois solutions et problèmes à la société et au citoyen. L'homme maîtrise-t-il sa vitesse, ou est-il dépendant de l'élan qu'il a amorcé ? Rien n'est vraiment très clair aujourd'hui, et nous voyageons sans doute dans un épais brouillard !

De Gutenberg à Bill Gates : une révolution en marche

Tout a commencé par un homme, un certain Gutenberg, qui entraîna une véritable révolution dans les milieux scientifique, artistique, religieux et politique en plein XVe siècle. C'est fait, la machine est amorcée, l'imprimerie est née, et la société lancée ! C'est parti pour un monde innovateur en constante recherche. Vint ensuite Niépce et la photosensibilité, suivi par Daguerre, Talbot et — vous l'aurez compris — les premières « photos ». Mais pourquoi s'arrêter là ? Alors nous vîmes l'apparition des frères Lumière en 1895 pour la première représentation du cinématographe. Cependant, la troisième n'est pas enclenchée, alors la société trouva sur son chemin un dénommé Bill Gates et ses « fenêtres » pour passer une vitesse de plus. Il devint l'homme le plus riche du monde avec Windows, etc. La suite, vous la connaissez : c'est la TV, l'image numérique, le DVD, les superproductions hollywoodiennes… la démesure, l'exubérance, la profusion, la consommation de masse, le profit, le divertissement…

La fin du livre ? L'audiovisuel face à l'écrit

Depuis Gutenberg, du chemin a été parcouru. L'imprimerie a suscité l'admiration, facilité l'apprentissage intellectuel, changé la transmission du savoir… Jamais une invention ne rencontra dès son aurore un intérêt aussi général et ardent. Mais il est maintenant possible que la littérature telle que nous la connaissons ne soit plus là pour très longtemps. La télé est arrivée, le cinéma et Internet se sont imposés. On nous balance désormais des informations en vrac, des images sorties de je ne sais où, de la soi-disant téléréalité… Tout un spectacle qui ne demande plus aucun effort, qui n'aborde sérieusement aucun problème, n'allume aucune passion, n'excite aucune espérance sinon celle, ridicule, d'être un jour derrière cet écran sur lequel nos songeries aimeraient s'arrêter. Aujourd'hui, un Agatha Christie est remplacé par la Star Academy ; la TV aliène les esprits, montre à tous la même chose, véhicule l'idéologie de ceux qui la fabriquent, appauvrit la curiosité, manipule l'information, impose ses « modèles », oublie certaines classes sociales ainsi que les langues régionales. Elle incite à la violence, à la pornographie, accorde l'audimat et la vitesse sur la lenteur nécessaire à toute méditation profonde…

Certains me diront que tout n'est pas si mauvais, c'est exact, mais malheureusement il ne s'agit que d'une minorité de choses !

L'image peut-elle remplacer la lecture ?

Le cinéma ou la télé m'ont parfois diverti, parfois ému, mais jamais ils ne m'ont demandé d'effort ou de concentration comme un bon vieux Baudelaire. Cependant, l'image ne peut, ni ne doit remplacer l'écrit. Pourtant, la crainte — ou l'espoir — qu'elle y parvienne un jour ne cesse de hanter les discussions sur l'audiovisuel…

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