
Fear Factor, le nouveau jeu sur TF1, reprend un concept déjà exploité en Hollande et aux USA. Voyeurisme, défis, peurs, phobies et extrême sont les maîtres-mots de l'émission. Certains critiquent, d'autres approuvent : qu'en est-il exactement ?
Le concept de l'émission Fear Factor
6 candidats (3 hommes et 3 femmes) s'affrontent chaque semaine en Afrique du Sud lors de 3 épreuves éliminatoires afin de remporter les 10 000 euros. Chaque épreuve fait appel à une phobie particulière et les participants sont libres de réaliser les défis ou non. À la fin du jeu, un seul remporte le magot.
Présenté par : Denis Brogniart (Koh-Lanta)
Diffusion : le vendredi soir vers 22h30 sur TF1
Les épreuves de Fear Factor
L'épreuve du vide
La première épreuve repose généralement sur la peur du vide. Lors des dernières émissions, les candidats ont dû traverser de part en part un immeuble sur une mince corniche, jouer les funambules sur un fil tendu au-dessus d'une centrale, ou encore escalader telle une araignée les vitres d'un immeuble à l'aide de ventouses.
L'épreuve animale
La seconde épreuve est particulièrement axée sur les animaux. Certains défis nécessitent l'ingestion d'yeux d'autruche ou de vers ; d'autres consistent simplement à être en contact avec des animaux réputés répugnants comme les mygales, les serpents ou encore les rats. Enfermés dans des sarcophages de verre, les candidats doivent alors maîtriser leur peur en acceptant de recevoir sur eux des millions d'insectes ou quelques rats venus se promener sur leur visage.
L'épreuve extrême
La dernière épreuve repose sur un défi extrême : une sorte de cascade à haut risque comme le saut d'un hélicoptère sur une cible mouvante, l'escalade sur le flanc d'un camion lancé à pleine vitesse ou encore la montée sur une voiture pendue au-dessus d'une falaise.
Mon avis sur Fear Factor
Bien qu'impressionnantes et dangereuses, la plupart des candidats arrivent au bout des épreuves, en des temps plus ou moins longs et toujours avec la satisfaction d'avoir surmonté leur crainte. Les défis n'ont, à mon sens, que l'utilité de prouver que l'homme est prêt à tout pour un magot conséquent – et même pour rien, puisque 5 des 6 candidats sont éliminés et ont donc réalisé les pires horreurs juste pour être passés à la télévision.
La moitié des candidats observés sont passionnés par la comédie, sont acteurs amateurs ou rêvent de le devenir, ce qui met donc un petit bémol quant à l'honnêteté de l'émission...
Nous sommes pratiquement plongés à pieds joints dans la trash TV, mais on aime ça et on en redemande malgré les nausées que peuvent causer l'alimentation forcée à base d'insectes, de cadavres d'animaux ou d'organes, mais aussi malgré le stress permanent face au vide – face auquel on semble avoir peur à la place des candidats. (Rappelons tout de même qu'une équipe de cascadeurs, de médecins, de pompiers et autres secouristes entourent en permanence les candidats.)
Beaucoup de femmes ont déjà remporté l'émission face à des hommes bien plus musclés mais peut-être moins agiles, ce qui fait tout le « charme » de l'émission : rien n'est acquis pour personne.
On est loin de la niaiserie collective qu'apporte le Loft, mais on s'en rapproche par le concept. En effet, je doute ouvertement de la sincérité des candidats et pense même qu'il serait facile de diriger les gagnants pour que le public soit étonné, voire content (on présente toujours les participants de manière à en aimer un, détester l'autre, avoir pitié du dernier ou craindre la vaillance de certains – un peu comme un casting de caractère pour une émission comme Big Brother et ses petits frères européens).
En bref
Une bonne émission pour tous ceux qui veulent du neuf, du dégoûtant, de l'extrême.
Une mauvaise pour les puritains et autres défenseurs de la télé « propre ».
Il n'est en soi de mauvais spectacle, mis à part ceux que l'on impose. Chacun est libre de choix, et l'existence de tels jeux n'est pas une malédiction, plutôt une proposition de divertissement...