
La séquence a ensuite été rediffusée une multitude de fois et exploitée par tous à fond.
Un an plus tard, place à Loft Story saison 2. L'idée de la piscine est évidemment revenue tout de suite à tous les esprits. Mais cette fois-ci, aucune improvisation ! Et non, tout était "savamment" préparé. C'est pourquoi nous avons pu assister, non pas à un, mais à deux présentateurs du Loft jetés (paraît-il de force et contre leur gré cette fois-ci) dans la piscine. Ces personnes étaient Séverine Ferrer et Max. À une semaine d'intervalle chacun. Mais il est étrange de constater que des techniciens se tenaient aux aguets (contrairement à l'an dernier) pour enlever micros et oreillettes au bon moment.
Tout le monde a bien ri, mais la surprise n'était tout de même pas là à 100 %.
Et lors de la dernière du Loft 2, ce sont tous les proches amis des lofteurs invités ce soir-là qui se sont jetés, sous le commandement de Félicien, dans la piscine.
Le phénomène Mickaël Youn et la fin du naturel
Mais le constat ne s'arrête pas là. En effet, il est désormais devenu impossible d'échapper à Mickaël Youn (et oui ! encore un exemple de M6) et à toute son équipe qui cherchent à torpiller le monde en général. À l'intérieur de ses propres émissions, ça passe encore, mais quand ils cherchent à aller dynamiter d'autres émissions (la soirée des 7 d'or, les 15 ans de M6, les plateaux de Daniella Lumbroso... et j'en passe), on se rend bien compte que le naturel n'est plus du tout là et que la préparation a été soigneusement étudiée à l'avance.
Une audience calculée : l'exemple des 15 ans de M6
Pour reprendre les propos de Laurent Boyer par exemple, lorsqu'en mars dernier (2001) il présentait la grande soirée des 15 ans de M6 en direct, il nous a rapidement fait comprendre que l'équipe (de l'ancien) Morning Live se trouvait à proximité et qu'à tout moment l'émission pouvait partir en vrille. Théoriquement, Laurent Boyer, en tant que présentateur, ne devrait pas être content de cela, car en effet, il doit gérer son émission de façon qu'elle aille jusqu'au bout sans problème. Et bien là, c'est tout le contraire que l'on pouvait ressentir. Toutes les 10 minutes, M. Boyer disait : "Olala, encore Mickaël Youn, je sens qu'il va me torpiller l'émission, restez bien jusqu'à la fin pour tout voir" ! Mais dans son regard et dans ses paroles, on sentait bien que rien n'était fait de manière imprévue, et que même il était content que l'émission se déroule "de façon difficile".
C'est presque s'il avait appelé l'équipe du Morning Live exprès pour que l'émission soit ainsi perçue et donc faire un maximum d'audience. Laurent Boyer avait sans doute vu il y a quelques années des émissions qui dérapaient de manière totalement incontrôlée (Midi Première, directs en tout genre...) et il a compris très vite (ainsi que ses supérieurs) que cela tenait le téléspectateur en haleine.
C'est pourquoi l'on assiste aujourd'hui à une reproduction organisée et fade d'émissions autrefois gérées (ou non !) non pas dans le souci de faire regarder, mais dans le souci d'une conception normale, pas plus. Et franchement, c'était pas plus mal ! Enfin, quand on ne parle pas d'argent...
C'est bien triste de copier des séances mythiques... mais ça fait de l'audience, un point c'est tout.