
Le pétrole est une ressource renouvelable : il se forme en permanence dans les bassins sédimentaires. Seulement, le rythme de consommation actuel — 3,5 milliards de tonnes par an — est environ dix mille fois supérieur au rythme de renouvellement.
Le pétrole que nous consommons s'est formé, pour l'essentiel, entre le début de l'ère primaire et la fin de l'ère tertiaire (soit environ 500 à 5 millions d'années avant notre ère). On estime la quantité déjà extraite du sol à quelque 110 milliards de tonnes.
L'évaluation du volume qui pourra être extrait dans le futur reste un exercice très incertain. D'une part, il est difficile d'estimer les quantités d'hydrocarbures dans les gisements identifiés et, d'autre part, les réserves (c'est-à-dire la part qui pourra réellement être extraite) dépendent du taux de récupération. Celui-ci ne dépassait pas 20 % en moyenne il y a une vingtaine d'années et atteint actuellement environ 35 %. Il pourra encore être augmenté dans le futur, mais au moyen de techniques coûteuses, peut-être incompatibles avec le prix de vente du pétrole.

Quelles sont les réserves mondiales de pétrole restantes ?
Les estimations des réserves encore à découvrir varient du simple au triple selon les experts ! L'une d'entre elles, menée par l'Institut français du pétrole, fait état de :
- 145 milliards de tonnes de réserves « prouvées » (chiffre multiplié par deux depuis le début des années 1980) ;
- 80 à 100 milliards de tonnes de réserves « à découvrir » ;
- 140 milliards de tonnes provenant du progrès des techniques de récupération.
Si l'augmentation de la consommation annuelle se maintient, ces ressources pourraient être épuisées vers 2060. Mais les experts « pessimistes » estiment les réserves moitié inférieures à ces chiffres.

Quel avenir pour le pétrole au XXIe siècle ?
Le scénario le plus souvent décrit pour le XXIe siècle est le suivant : la production de pétrole devrait croître à un rythme moyen d'environ 1,5 % par an jusque vers 2020 ou 2030. Elle serait alors d'environ cinq milliards de tonnes par an. Elle décroîtrait ensuite jusqu'à moins d'un milliard de tonnes par an à la fin du siècle, le pétrole étant progressivement remplacé par d'autres sources d'énergie : nucléaire, solaire ou fossiles, comme le gaz naturel ou le charbon.