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Sciences

Néo pulps (30/03/2059)

En 2059, les « néo pulps » ressuscitent la BD papier. Une révolution qui réinvente le lien affectif entre lecteur et ouvrage, perdu avec la dématérialisation.

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Chez les collectionneurs, les albums de la période dite classique (de l'entre-deux-guerres à la fin du XXe siècle) s'arrachent à prix d'or, malgré des tirages qui n'avaient cessé de croître au cours de ces années. Il avait fallu cette durée à la vieille dame pour acquérir ses lettres de noblesse auprès d'un large public. Mais, à partir des années 10 et en deux décennies, l'arrivée du papier électronique a fait passer l'album de BD d'objet culturel de grande consommation (on a vu à cette époque des albums tirés à plusieurs millions d'exemplaires...) à celui d'objet de collection et d'art. Aujourd'hui, les éditeurs n'impriment plus que des tirages de tête toujours plus luxueux.

Les néo pulps : un nouveau modèle éditorial

Dans le domaine de la publication de périodiques, Sully Trans Press (STP, lire FH/YVA du 11 novembre 2058 : Retour des kiosques à journaux) démontre que les modèles économiques ne sont jamais figés. Il est aussi possible de fidéliser le client, à l'époque du « butinage » numérique. Avec un même esprit de rénovation mais à l'opposé de la démarche technologique de STP, quelques maisons d'édition se lancent dans l'aventure de la promotion de nouveaux talents mais, surtout, celle du tirage sur papier — démarche anachronique, s'il en est, au temps du tout électronique. Cette initiative pourrait être comparée aux pulps, ces publications à bas prix qui eurent leurs heures de gloire aux USA autour de la Grande Dépression de 1929. Ce renouveau de la BD sur papier synthétique bénéficie, après négociation, des réseaux de récupération de STP qui permettent un recyclage des matériaux de l'ordre de 85 à 90%.

Le lien affectif, secret de l'édition durable

Ces jeunes éditeurs ne cachent pas leurs réelles intentions : pousser le lecteur à se reconstituer des collections pérennes. Le jetable et le papier électronique ont failli tuer la création graphique. À l'évidence, la dématérialisation des supports a privé le lecteur du lien affectif qu'il pouvait avoir avec l'ouvrage, ce qui l'incitait à le garder et le collectionner — petit secret redécouvert d'une industrie de l'édition durable.

Source : FuturHebdo

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Olivier Parent @futurhebdo
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