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Sciences

Le clonage pour ressusciter les espèces éteintes ?

Le clonage artificiel pourrait ressusciter des espèces éteintes, mais cette technologie soulève des défis scientifiques et écologiques majeurs.

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Le clonage est plus courant que vous ne le croyez. La preuve : sans le clonage naturel, vous n’auriez pas la même forme de tête, le même sourire ou la même couleur de cheveux que vos parents. Le principe est simple : on ne change pas une équipe qui gagne. Lors de la reproduction, certaines séquences d’ADN des géniteurs sont clonées chez le bébé. Pourquoi ? Parce que les gènes favorables à la survie, à la reproduction et à la prospérité de l’individu sont conservés, tandis que les gènes moins propices sont éliminés ou remplacés. Mais revenons à notre sujet. À quoi servirait un clonage artificiel réussi ? À reproduire le patrimoine génétique d’un individu pour en produire un ou plusieurs clones identiques. Pour les scientifiques, l’objectif serait de cloner des espèces éteintes.

Le fonctionnement

Le processus est relativement simple : il suffit de récupérer l’ADN de l’individu à cloner et un ovule. Ensuite, on retire le noyau de l’ovule, puis on fusionne l’ADN et l’ovule énucléé grâce à un courant électrique. On obtient alors un embryon que l’on injecte dans un individu porteur.

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Les conditions requises

Pour que cela fonctionne, deux conditions principales doivent être réunies. D’abord, le patrimoine génétique de l’espèce qui recevra l’embryon doit être suffisamment proche de l’espèce à cloner. Imaginez un scientifique tentant de cloner un singe en injectant ses cellules dans un cheval : non seulement le système immunitaire du cheval risquerait de détruire l’embryon comme un corps étranger, mais si cela fonctionnait, les résultats seraient catastrophiques en raison des modifications apportées par le cheval au nouveau-né.

Deuxièmement, l’ADN de l’espèce à cloner doit être relativement récent. Au-delà de 10 000 ans d’ancienneté, l’ADN serait trop endommagé pour être utilisable.

Les essais

Le clonage de Dolly la brebis est un exemple célèbre. Pour en savoir plus : http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag2/sa_1701_hello_dolly.htm

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Les conséquences

Cloner une espèce éteinte émerveillerait les zoologistes, mais cela représenterait un grand risque pour l’écosystème. L’espèce réintroduite pourrait envahir son ancien habitat comme un prédateur invasif, se nourrissant d’autres espèces. Inversement, on ne peut écarter la possibilité que cette nouvelle espèce devienne elle-même invasive et dominante dans la chaîne alimentaire mondiale, menaçant la survie d’autres espèces. Ce serait un échange risqué : ressusciter une espèce au détriment de l’extinction d’autres.

Pour aller plus loin

Actuellement, les scientifiques maîtrisent le clonage de petits organismes : des cellules, des microbes, tout ce qui est microscopique. Il est facile de cloner des cellules, mais cloner un organisme entier de 300 kg, c’est une tout autre affaire. Le clonage de grandes espèces éteintes n’est donc pas pour demain !

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danielsage
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