
La Robocup est un événement unique mêlant recherche et compétition. Elle a pour but d'encourager et de vulgariser auprès du grand public la recherche sur la robotique, pour tous les publics : jeunes enfants, étudiants en ingénieur ou simplement passionnés qui ont pour hobby les robots, comme d'autres collectionneraient des timbres. C'est en 1993 que les robots ont joué pour la première fois au football par équipes. La Robocup voit officiellement le jour en 1997 au Japon, avant de se déplacer à Paris l'année suivante, puis en Suède, en Italie et dans le monde entier, chaque année.
L'objectif des organisateurs de la Robocup est de :
« créer d'ici 2050 une équipe entièrement autonome de robots humanoïdes capables de gagner la coupe du monde de football »
Quelles sont les catégories de la Robocup ?
La Robocup comprend plusieurs catégories principales :
- Les robots humanoïdes ou à 4 pattes
- Les robots de sauvetage
- Les robots créés par des enfants
Au sein de chaque catégorie existent des sous-catégories :
- Simulation
- Petite taille
- Taille moyenne
- Quadrupèdes
- Humanoïdes
La simulation a pour but de reproduire une rencontre entre deux équipes de onze robots. L'intérêt ? Le coût plutôt élevé d'un robot (environ 3000 € l'unité, imaginez pour onze...) et les divers défis techniques comme la reconnaissance visuelle. Cette catégorie permet de se consacrer entièrement à la création de stratégies et à la modélisation d'agents capables de réagir à une situation dynamique. En clair : au lieu d'analyser des images et de faire jouer de vrais robots qui se cognent, on se concentre sur le logiciel qui dirigerait le robot, et on simule le match. Autre avantage : développer le « coach », un robot hors du terrain qui, grâce à sa vision globale, peut voir et réfléchir plus vite pour donner des instructions aux joueurs.
Pour les catégories petite et moyenne taille, le nom parle de lui-même.
Les quadrupèdes ressemblent à des chiens robots — assez amusants à voir jouer !
Les humanoïdes ressemblent à des êtres humains, comme sur la photo ci-dessus. C'est en quelque sorte « l'épreuve reine ».

Progrès techniques : marche statique et marche dynamique
L'un des premiers progrès accomplis par les robots est le passage de la marche statique à la marche dynamique, qui leur permet de courir. Une marche statique est une marche où vous êtes tout le temps en équilibre : si vous stoppez votre mouvement brutalement, vous ne tombez pas. Pour donner un exemple, c'est la marche du pingouin.
Dans la marche dynamique par contre, vous n'êtes jamais en équilibre. C'est ce que vous faites quand vous courez : vous plongez vers l'avant, et vous êtes remis en équilibre en posant le pied devant, pour à nouveau vous retrouver en situation de déséquilibre... D'où la technique du croche-pied ! Si vous marchez comme un pingouin et qu'on vous bloque une jambe, vous ne tombez pas. En courant par contre, vous vous mangez le sol lamentablement — provoquant le rire en général. L'avantage de la marche dynamique ? Elle est plus rapide, donc plus efficace. Un robot plus rapide peut récupérer des ballons plus aisément. Sur la photo ci-contre, vous pouvez voir un exemple de robot adoptant une marche dynamique.
Depuis la création de la Robocup, on a pu voir d'impressionnants progrès dans la coordination des joueurs, mais aussi la création d'un robot capable de plonger pour intercepter la balle sans se casser.
Ainsi, la Robocup atteint déjà l'un de ses objectifs : rendre le monde de la robotique plus connu et moins effrayant, tout en accélérant les avancées scientifiques. Quant à l'objectif de battre une équipe d'humains en 2050... Rendez-vous dans quelques décennies !