
C'est une discipline relativement récente, fondée dans les années 50 par Bernard Heuvelmans (1916 - 2001). Ce zoologue, souvent considéré comme un hérétique, est reconnu comme le père de la cryptozoologie. Il était convaincu qu'au-delà des légendes et des témoignages, de nombreux animaux restaient encore inconnus de la science. Il n'avait pas tort : environ 5 000 nouvelles espèces animales sont découvertes chaque année ! S'il s'agit principalement d'insectes, il nous reste encore beaucoup à découvrir.
Loin d'être une simple chasse aux monstres hasardeuse, la cryptozoologie exige, selon Bernard Heuvelmans, une méthodologie rigoureuse permettant de rechercher de manière systématique des espèces animales encore inconnues.

Il s'agirait d'hommes sauvages et velus habitant des régions montagneuses en Asie et en Europe Occidentale. Plusieurs témoignages, souvent ignorés, ont parlé de ces individus. Par la suite, des canulars ont émaillé cette recherche (comme Igor Bourtsev qui, en 1979, avait photographié une trace de pas retouchée pour la une des magazines). Pour en dire plus sur ces hommes supposés, ils nous ressembleraient mais seraient entièrement recouverts de longs poils, sauf le visage. Bipèdes et privés de parole, ils auraient toutefois prouvé plusieurs fois leur intelligence et se nourriraient de tout.
Les preuves matérielles avancées incluent des empreintes de pas, des poils, des restes de litières, une main momifiée, ainsi qu'un spécimen congelé.
Comment reconnaître les animaux inconnus ?
Pour qu'un animal fasse l'objet d'une étude cryptozoologique, il doit entrer dans l'une de ces 5 catégories :
- Les animaux connus par tradition : Un souvenir collectif ou une légende leur attribue un nom spécifique.
- Les animaux connus par témoignage : Ils sont décrits grâce à des preuves sensorielles (visuelles, auditives, olfactives, tactiles ou gustatives).
- Les animaux connus par empreinte physique : Photos, films, traces de pas, échos sonar ou marques d'agression.
- Les animaux connus par des fragments anatomiques : Poils, fourrure, crocs, dents, fragments osseux, plumes, sang ou excréments.
- Les animaux connus par un spécimen complet : Ils font l'objet de controverses et relèvent alors de la cryptozoologie.

~ Le tapir de montagne des Andes (Tapirus Pinchaque).
~ Le gorille (Gorilla gorilla), le plus grand primate connu.
~ Le takin (Budorcas taxicolor), un ruminant asiatique.
~ Le grand panda (Ailuropoda melanoleuca), un ours noir et blanc de Chine.
~ La gazelle de Waller (Litocranius walleri), une gazelle au long cou.
~ Le varan de Komodo (Varanus komodoensis), un saurien atteignant 3 m de long.
~ Le requin baleine (Rhineodon typus), le plus grand des poissons.
~ Le dauphin de Yang-Tsé-Kiang (Lipotes vexillifer), un dauphin blanc de rivière [voir photo datant de 1923].
... Et j'en passe !

Ainsi que les okapis : ce sont des mammifères quadrupèdes à la croupe en pente. Ils ont de grosses oreilles et une paire de petites cornes recouvertes de peau pour le mâle. Leur couleur est brun foncé ou rousse, plus claire sur la tête. Les membres antérieurs ainsi que les cuisses sont ornés de zébrures blanches et noires. La queue forme une petite touffe. L'okapi possède une langue préhensile dont il se sert pour se nourrir en hauteur, tout comme la girafe. [voir photo ci-dessous]

Il a identifié beaucoup d'espèces potentielles dans les océans (cétacé à haute dorsale, serpent de mer, le célèbre monstre de Floride... dont on pensait qu'il s'agissait d'un cachalot, puis d'une pieuvre géante, mais les hypothèses n'ont pas abouti), dans la région paléarctique (néanderthaliens, ours de l'Atlas), dans la région orientale (orang pendek [petit homme velu ou singe bipède ?]), dans la région éthiopienne et la sous-région malgache (éléphant nain, nouvelle espèce d'autruche), dans la région néarctique (sasquatch, nouvelle espèce de félin), dans la région néotropicale (paresseux géants, hybride de lézard de Guyane), et dans la région australienne et pacifique (sauriens géants, waitoreke, gazeka).
On voit donc que Bernard Heuvelmans a parcouru le monde et approfondi ses recherches avant d'émettre des affirmations.
Quelles sont les origines des animaux fantastiques ?
Voici quelques animaux fantastiques connus sous forme légendaire, auxquels on peut attribuer une explication rationnelle :

C'est un animal fabuleux qui fut décrit par Ctésias vers 398 avant notre ère. Sa description était en fait une erreur de sa part : c'est la confusion entre deux animaux, l'onagre (un âne sauvage) et le rhinocéros unicorne de l'Inde.
Ernest Mackay, un archéologue britannique, a découvert 388 sceaux représentant des licornes. Il a pensé que les artistes avaient du mal à dessiner les 2 cornes de l'animal en perspective, et qu'en les dessinant de profil, on n'en distinguait plus qu'une seule. Mais d'autres représentations de licornes étaient en perspective avec une seule corne : son explication ne tenait donc pas la route !
La licorne apparaît dans la Bible : l'Ancien Testament la mentionne sous le nom de re'em. Lorsque la Bible fut traduite, le mot grec monokeros fut utilisé pour traduire re'em. Cette erreur fut reproduite dans la traduction de la Bible en latin, la Vulgate, qui latinisa monokeros en unicornus, devenu « licorne » dans la Bible en français ! Par la suite, pendant des siècles, personne n'a remis en doute l'existence de la licorne.
On s'est rendu compte plus tard que la licorne n'était en fait qu'un taureau sauvage nommé auroch, qui a disparu vers le XVIIe siècle. Certaines anomalies nommées « monstruosités individuelles » ont fait persister le mythe. Une corne frontale peut apparaître chez un animal qui n'en possède normalement pas ; cela se rencontre même chez les hommes (bien que ce soit exceptionnel). La fusion des deux cornes chez quelques mammifères aboutit à ce résultat.

À l'origine, elle était une créature de la mythologie grecque, dont le chant attirait les marins malgré eux. Leurs navires se brisaient alors sur les récifs, entraînant la mort des marins.
En fait, la sirène est un personnage symbolique qui représente la femme fatale, la maîtresse possessive.
Les sirènes pourraient avoir une origine réelle : elles viendraient d'une anomalie tératologique (rarissime) nommée la symélie. C'est une fusion des membres inférieurs : l'être humain possède alors une espèce de queue de poisson...
La femme-poisson ressemble beaucoup aux siréniens et aux lamantins : ce sont des mammifères aquatiques dont les mamelles sont en position pectorale, comme chez les femmes.

C'est une créature mythique qui personnifie souvent le mal. Il serait en fait issu de la saga des grands serpents, des ours et autres sauriens. La langue bifide de ces reptiles évoque des flammèches, ce qui a donné naissance à la légende du dragon cracheur de feu.
Les découvertes d'ossements immenses (qui étaient en fait des os de mammouths) ont également alimenté la légende des dragons.
Il faut aussi noter que certaines créatures vues ont été qualifiées de dragons, comme le ver à pattes des Alpes, appelé scientifiquement le Tatzelwurm [voir photo].
Les animaux mystérieux ont envahi notre culture : le théâtre, les BD, le cinéma, la peinture, la littérature, la sculpture, etc...

- « Le tigre géant », de Pierre Benoit [roman]
- La pièce de théâtre : « La bête du Gévaudan »
- Les BD sur le Yéti comme « Tintin au Tibet »
- Le film « King Kong »
- Le film « La vallée de Gwangi »
- La peinture de Paul Gauguin, « l'oiseau mystérieux d'Hiva-Oa »
Voici un lien qui vous mènera au site d'un magazine sur la cryptozoologie :
http://cryptomag.online.fr/