
La décision d'accueillir un chien dans le cercle familial doit être mûrement réfléchie. C'est une nouvelle existence qui va se trouver sous votre responsabilité : cet être dépendra de vous toute sa vie, ne vivra que par vous et pour vous.
Trop souvent, on acquiert un chien pour faire plaisir à un enfant, pour se donner une compagnie à certains moments de notre existence, ou encore parce que le chiot dans la vitrine du chenil avait un minois irrésistible.
Une décision trop irréfléchie conduit inévitablement à des problèmes graves par la suite. On s'aperçoit que notre mode de vie trop tourbillonnant s'accorde mal à la présence de l'animal, que nos horaires sont irréguliers, nos déplacements trop fréquents, notre sens de l'ordre et de la discipline peu en accord avec la présence d'un être espiègle... Alors c'est la catastrophe, et ce petit être fragile, qui a tant besoin d'être aimé, réconforté, protégé, risque de se trouver complètement désorienté par un changement de maître.
Acquérir un chien, c'est s'engager pour 10 à 15 ans à assumer la responsabilité d'un animal qui forcément vous apportera mille joies, mais vous contraindra à des obligations et même à des devoirs. L'homme est entièrement responsable de son chien (non seulement sur le plan civil et pénal, mais aussi sur le plan moral). L'animal n'est qu'une pièce rapportée dans le puzzle de notre société. De plus, il se trouve dans un monde complètement artificiel, où il se sent vulnérable et souvent désorienté. Notre volonté d'être une « race supérieure » nous contraint à assumer entièrement l'éducation, les soins, les conditions de vie des animaux qui nous tiennent compagnie. En revanche, les chiens nous apportent leur amour sans faille et désintéressé, leur présence amicale et joyeuse, leur force réconfortante, et cette impression merveilleuse de pouvoir donner gratuitement et sans compter.
La France est le pays d'Europe où l'on trouve le plus de chiens. Mais ce n'est certainement pas celui où ils sont le plus choyés. Combien d'animaux errants et abandonnés ramasse-t-on chaque année ? Combien sont sacrifiés par les autorités ? Combien se retrouvent pitoyablement dans les refuges de la SPA ?
Le but de cet article n'est pas seulement de vous faire prendre conscience de vos devoirs vis-à-vis de l'animal que vous avez délibérément accepté d'élever, mais surtout de vous permettre de mieux comprendre la psychologie du chien, afin que votre entente soit la plus parfaite possible. Je vous donnerai aussi beaucoup de trucs et de recettes pour que tout vous paraisse plus simple et que maître et chien, chacun de son côté, y trouvent plus facilement leur compte.
Si vous savez bien nourrir, bien soigner, bien entretenir votre chien, il sera forcément plus heureux et plus proche de vous. Mais il faudra aussi qu'il se plie aux règles édictées par les hommes. Par un dressage et une éducation appropriés, il pourra trouver sa place dans notre société. Chacun y mettant un peu du sien, l'entente sera parfaite, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes...
Comment choisir la race de chien adaptée à votre mode de vie ?
Contrairement aux habitudes, évitez de vous baser sur le seul plan esthétique. Méfiez-vous aussi des modes qui conduisent bien souvent à des excès (notamment des risques de consanguinité importants). Il y a bien évidemment des races qui vous plairont plus que d'autres. Vous serez plus attiré par un grand ou un petit chien, par un poil long ou court, par une couleur, etc.
Mais le plus important, c'est : « Vais-je pouvoir réellement apporter à cette race les soins qu'elle demande ? Mon emploi du temps et mes compétences me permettent-ils de rendre ce chien heureux ? L'espace offert est-il suffisant ? »
Les grands chiens : caractéristiques et contraintes
Ils ne sont pas forcément les plus encombrants. Bien sûr pour le transport, ils occupent une place à part entière ; mais dans la maison, ils se montrent souvent calmes et placides. Ils sont très souvent moins sportifs que les petits chiens. En revanche, ils ont un plus fort appétit et coûteront plus cher à l'entretien. Autre point important : les grandes races, qui sont pour la plupart issues de Bergers ou de Molosses, demandent de la part du maître un tempérament assez fort, de la poigne, un goût certain du commandement. Dans le cas contraire, ils peuvent devenir agressifs, voire dangereux, mais ce n'est qu'exceptionnel.
Les petits chiens : avantages et inconvénients
Ils sont plutôt destinés à la compagnie, bien que certains s'affirment comme d'excellents gardiens. Passe-partout, faciles à emmener en voyage, souvent très affectueux et proches de leur maître, ils font de véritables compagnons de tous les instants, réclamant souvent des attentions et des soins plus assidus que les gros chiens. Attention, les petits sont souvent animés d'un tempérament de feu ; aussi peuvent-ils provoquer des dégâts bien plus importants dans une maison que les grandes races. De plus, ils ont tendance à être plus difficiles à dresser.