
Voilà, il y est en fait question d'un bébé qui a la capacité d'aider son grand frère ou sa grande sœur atteint d'une maladie grave. Les parents ne trouvant aucune autre solution choisissent celle-ci : faire un enfant qui sauvera le premier ! Cette pratique a été testée pour la première fois aux États-Unis. Ce qui a enclenché de nombreux débats...
L'histoire de Molly et Adam
Tout commence à Denver aux États-Unis, avec Molly, une petite fille qui souffrait de l'anémie de Fanconi (maladie génétique grave qui est souvent mortelle). Pour la guérir, on avait besoin de moelle osseuse mais personne n'était compatible. Seul un frère ou une sœur pouvait la sauver mais elle était fille unique. Les parents, eux, voulaient encore mettre au monde un enfant mais ils avaient peur que le deuxième soit lui aussi touché par la maladie.
Et un jour, un médecin leur parle d'une technique anglaise qui consiste à fabriquer des embryons dans une éprouvette et de « trier » grâce à des tests génétiques ceux qui ne sont pas atteints de la maladie de Molly. Les parents pourraient ainsi mettre au monde un second enfant. C'est alors que naît le petit Adam qui sauva sa sœur. On a pu greffer de la moelle osseuse d'Adam à Molly, ce qui la guérit !
Les limites de la technique : échecs et risques
Les échecs sont très nombreux ! La technique est douloureuse et lourde pour les parents, avec au final pas plus de 15 % de chance de réussite car l'enfant doit avoir deux qualités : être sain et compatible. De plus, avoir un bébé dans ces conditions prend au minimum deux ans. Certains petits malades parfois décèdent entre temps et, en plus, la greffe échoue tout de même deux fois sur dix.
Les questions éthiques posées par les enfants-médicaments
Est-il moral de créer un enfant qui sera juste médicament ?
L'enfant sera-t-il attendu pour lui-même ? Et si le hasard de la vie veut que l'intervention ne marche pas, sera-t-il quand même aimé ?
Il y aura une responsabilité qui pesera sur l'enfant. On parle d'un enfant qui aura une mission. Si par malheur il n'est pas compatible, l'amour qu'on va lui porter sera-t-il soumis à une condition ?
Mon avis sur cette pratique
Ce genre de pratique me fait peur. Je pense qu'en réalité nous ne sommes pas tout à fait prêts face à l'avancée de la médecine ! Si l'aîné meurt tout de même, est-ce que l'on va faire peser la responsabilité de cette mort sur ce pauvre petit ? De toute façon, appeler ces enfants « bébé-médicament », c'est déjà prendre position...
Ça peut sauver des vies, je veux bien le croire. Mais est-ce que nous n'allons pas vers l'exagération qui se passe aux États-Unis ? Choisir le sexe de l'enfant, etc. Je suis pour à une seule condition : celle que la famille voulait déjà avant fonder une famille... Mais comment peut-on en être sûr ?