
La 7ème édition de la Robocup aura lieu à Padoue, en Italie, au mois de juillet. Elle accueillera plus de 200 équipes provenant d'une trentaine de pays, réunissant l'Australie, le Japon, le Chili, l'Iran, les États-Unis et évidemment la France. Durant cet événement, les équipes de chercheurs concourent pour gagner, mais viennent surtout pour faire avancer leurs recherches.
Football robotique : l'épreuve reine de la Robocup
L'épreuve reine de la Robocup est le football. Des équipes de robots doivent s'affronter selon différents critères comme le poids et la taille. L'information (position, orientation, vitesse des robots ou de la balle) peut être centralisée ou non centralisée. Lorsque l'information est centralisée, les robots reçoivent les ordres d'un ordinateur qui gère l'ensemble des robots et peut alors construire une stratégie collective. En revanche, lorsque les ordres ne sont pas centralisés, les informations sont beaucoup plus incertaines (par exemple, le robot utilise seulement sa caméra et des angles morts peuvent cacher des robots ou la balle). Ne connaissant pas au préalable les mouvements de ses équipiers, la coordination entre partenaires est plus difficile.
Robots Aibo et bipèdes : de nouvelles catégories
Au fil des années, de nouvelles catégories ont vu le jour. Les robots Aibo (le chien de Sony) sont devenus les premiers robots à pattes à s'affronter sur un terrain. Et depuis l'année dernière, les défis et difficultés s'intensifient grâce à la catégorie tant attendue des robots bipèdes. Même s'ils n'avaient pas encore la capacité de jouer en équipe, ils évoluaient déjà pour le plus grand plaisir des spectateurs dans l'exercice délicat du tir au but. Avec une année supplémentaire de recherche, que seront-ils capables de faire pour cette nouvelle édition ?
L'objectif des chercheurs : avoir en 2050 une équipe de robots bipèdes capable de battre les champions du monde humains !
Robots sauveteurs : des applications concrètes
Depuis 2001, il existe deux épreuves moins médiatisées que celles évoquées précédemment, mais dont les résultats dans la vie réelle commencent à porter leurs fruits : ce sont les épreuves des robots sauveteurs.
La première consiste à simuler une situation dangereuse avec l'aide de l'ensemble des agents présents (pompiers, victimes, volontaires...). Le but principal du projet est de fournir un support de décision d'urgence grâce à l'intégration d'informations sur les catastrophes, d'outils de prédiction, de planification ainsi qu'une interface humaine. Cela soulève de nombreux défis et oblige à combiner plusieurs domaines comme la robotique, l'intelligence artificielle et les systèmes multi-agents (planification des agents, coordination...).
La seconde épreuve concerne directement les robots. Ils doivent être capables de se déplacer et de réaliser différentes actions dans des milieux hostiles, comme un immeuble abandonné ou sous des décombres.
Pour en savoir plus sur la robotique : VieArtificielle.com