
Selon Clonaid, la société fondée par le mouvement de l'ancien journaliste sportif français Claude Vorilhon, la naissance d'un troisième bébé cloné serait imminente. Conçu à partir des cellules d'un garçon de deux ans décédé dans un accident il y a plus d'un an, l'enfant devrait voir le jour dans un lieu tenu secret. Cette procédure, si elle est réelle, marque une nouvelle étape dans les controverses entourant les manipulations génétiques humaines.
Les parents japonais auraient versé la somme exorbitante de 200 000 dollars à Clonaid pour tenter de réaliser cette opération de clonage humain. Il est crucial de noter que cette pratique reste, à ce jour, totalement non prouvée scientifiquement. Aucune équipe indépendante n'a pu vérifier la véracité de ces allégations, laissant planer de sérieux doutes sur l'existence réelle de cet enfant.
C'est la Française Brigitte Boisselier, directrice scientifique de Clonaid et proche du « gourou » Raël, qui devait annoncer officiellement cette naissance lors d'une conférence de presse prévue pour le jeudi 23 janvier. Toutefois, cette nouvelle annonce intervient dans un climat de scepticisme généralisé de la part de la communauté scientifique mondiale, qui pointe souvent l'absence de méthodologie rigoureuse et de preuves matérielles.
Quels sont les précédents bébés clonés annoncés ?
Fin décembre, la secte des Raéliens avait déjà annoncé, sans apporter aucune preuve scientifique tangible, la naissance d'Ève, présentée comme le premier bébé cloné au monde, né d'une mère américaine. Peu après, une deuxième naissance avait été révélée, celle d'un enfant chez une Néerlandaise. Ces annonces successives, jamais vérifiées par des experts indépendants, alimentent une vive inquiétude au sein de la communauté internationale et soulèvent de lourdes questions éthiques. La répétition de ces déclarations sans fondement laisse penser à une stratégie médiatique plutôt qu'à une avancée scientifique.
Le clonage humain est-il interdit au Japon ?
La législation japonaise interdit formellement le clonage humain sur son territoire. Les contrevenants s'exposent à des sanctions pénales lourdes, ce qui rend cette annonce d'autant plus controversée. Malgré l'absence de preuves concrètes et l'illégalité de la pratique, les adeptes japonais de la secte affirment qu'elle compterait environ 600 membres dans l'archipel. Cette situation relance le débat éthique et scientifique sur les limites du clonage reproductif et les dangers potentiels pour la santé des enfants clonés, notamment les risques de malformations sévères observés lors des expériences de clonage animal.