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Sciences

Australopithecus anamensis

Australopithecus anamensis est le premier australopithèque officiellement reconnu dans la lignée humaine. Vivant il y a 4 millions d'années en Afrique de l'Est, il présente une combinaison unique de caractères ancestraux et dérivés.

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Australopithecus anamensis : qui est-il, où vivait-il, qu'avait-il en commun avec l'homme moderne ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur cet hominidé, le premier australopithèque officiellement reconnu comme faisant partie de la lignée humaine.

Origine du nom et période d'existence

Australopithèque vient du mot Austral qui signifie « qui appartient à l'hémisphère Sud ». Pithèque, quant à lui, est une racine grecque qui signifie « singe ».

La qualification anamensis que l'on a associée à l'Australopithèque est en rapport avec le lieu de la découverte de fossiles appartenant à cette espèce : près du lac Turkana (Kenya). En langue Turkana, le mot « lac » se dit anam.

On estime que Australopithecus anamensis a vécu il y a entre 4,1 et 3,9 millions d'années.

Habitat géographique : le rift est-africain

Tout comme une très grande majorité des hominidés, Australopithecus anamensis vivait en Afrique de l'Est, comme semblent l'indiquer les fossiles découverts à cet endroit.

Cette zone géographique, appelée rift africain, est très riche en fossiles d'hominidés, notamment toute la série des Australopithecus. C'est d'ailleurs cette forte concentration de fossiles au même endroit qui a fait dire aux paléoanthropologues que le berceau de l'humanité se situe en Afrique, et plus précisément dans ce fameux rift africain.

Rien, jusqu'à présent, n'indique que Australopithecus anamensis se soit déplacé à travers le continent : nulle part ailleurs que dans le rift africain, on n'a retrouvé de fossile de Australopithecus anamensis.

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Caractéristiques physiques d'Australopithecus anamensis

Les états ancestraux

Le terme état ancestral désigne, en anthropologie, une caractéristique physiologique qui se propage à travers les générations, c'est-à-dire qui n'a pas évolué d'une génération à l'autre.

Malheureusement, il est très difficile de trouver des états, qu'ils soient ancestraux ou dérivés, chez Australopithecus anamensis. En effet, les fossiles que l'on a retrouvés de cet hominidé sont très peu nombreux et concernent des parties du corps qui ne sont pas d'une grande aide pour déterminer le degré d'évolution de l'espèce (comme la bipédie, le langage…).

Cependant, on peut avancer quelques caractéristiques : Australopithecus anamensis possédait une mâchoire en U, c'est-à-dire que la figure dessinée par les molaires et les incisives forme une courbe régulière. Cette particularité morphologique est caractéristique des grands singes (notamment de Pan troglodytes, autrement appelé chimpanzé). Il s'agit donc d'un état ancestral : il s'est perpétué de la lignée simiesque à la lignée humaine.

Autre état ancestral que l'on suppose chez Australopithecus anamensis : le prognathisme (avancée de la mâchoire formant un « museau »).

Enfin, on imagine aisément que Australopithecus anamensis possédait un volume crânien égal, sinon inférieur, à celui d'Australopithecus afarensis (son « descendant »), c'est-à-dire inférieur ou égal à 450 cm³.

Les états dérivés

Le terme état dérivé désigne, en anthropologie, une caractéristique physiologique présente dans une génération mais qui était absente dans la génération précédente, c'est-à-dire qui est apparue au fil des générations.

Tout comme pour les états ancestraux, le peu de fossiles retrouvés d'Australopithecus anamensis ne nous permet pas d'avancer des hypothèses complètes. Par exemple, du fait que l'on n'a découvert aucun bassin de cet hominidé, nous ne pouvons pas savoir s'il possédait les caractéristiques d'un bassin propice à la bipédie, c'est-à-dire de forme trapézoïdale.

Cependant, les paléoanthropologues ont découvert un tibia dont l'extrémité est formée de telle façon que nous pouvons penser qu'Australopithecus anamensis savait se tenir debout, même si cette bipédie était sûrement ponctuelle (c'est-à-dire qu'il utilisait deux méthodes de marche : la station debout d'une part, et en s'aidant de ses bras comme le font les grands singes d'autre part).

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Principaux fossiles découverts

KP 29285 – Extrémité de tibia

Découvert en 1994 à Kanapoi (Kenya). Datation approximative : 4 millions d'années.

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KP 29281 – Mâchoire inférieure

Découverte en 1994 à Kanapoi (Kenya). Datation approximative : 4 millions d'années.

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zeromantik @zeromantik
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