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Relations

Yen coeur de femme

Un hymne poignant à l'amour inconditionnel face à la maladie : la promesse d'un homme à sa femme.

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La vie : un voyage imprévisible

Yen, cœur de femme. Le cours d’une vie ressemble au parcours d’un taxi. Son chemin est imprévisible et sa route semée d’embûches. C’est dur, tu sais ? Vous ne savez pas si vous ferez face à un embouteillage ou non. Vous ignorez si vous arriverez à destination sans être victime d’un accident. Vous n’avez aucune idée si la météo vous perturbera ou non.

C’est la vie des hommes : ils avancent sur leur chemin sans boussole et sans repère, se perdent souvent, tombent parfois, mais finissent toujours par refaire leurs chemins. C’est ça la nature humaine. Malgré tous les péripéties de la vie, on finit toujours par triompher.

Ce monde, constitué comme il est, n’offre pas assez d’air pour toutes les poitrines, pas d’emplois pour toutes les intelligences. La vie est sans cesse un combat, ma belle. Bébé, lève-toi et marche. La vie d’un homme, née d’une femme, est sans cesse agitée. Chérie, efface tes larmes ; Ronsyènne, essuie la sueur sur ton front.

Un amour invisible et inconditionnel

Tu sais, chérie, la femme que j’aime en toi est invisible. Cette femme vit dans l’imaginaire de mon cœur, elle n’a pas de visage ni de couleur. Je veux tout simplement te dire que je t’aime quoi que tu deviennes.

Mon cœur, s’il t’arrive demain de ne plus marcher, je veux avec amour prendre ton vélo et te promener partout où tu voudras. Ma femme, si jamais tu ne peux plus parler, chérie, je veux être à tes côtés pour lire sur ton front tes soucis. Maman, même si tu devenais aveugle, je serais là avec toi, je serais toujours à tes côtés pour lire ton cœur.

Mon cœur de femme, je garderai mon sourire pour éclairer ton visage. Ma Hoang, quoi qu’il en soit, je t’épouse et je répandrai mes délices sur ta vie. Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai pour la vie, chérie Yen. Ma petite Vietnamienne, tu es ma plus belle histoire sur terre, tu es mon idéal féminin. Toi, la rose de mon cœur, je t’adore, mon petit tournesol de la vie.

À travers la maladie et l’épreuve

Mon épouse Yen, depuis que tu es souffrante, j’ai perdu le goût du sommeil. Je ne rêve plus que de ton sourire d’enfant. Ma très chère, depuis que tu es partie sur le lit de ton hôpital, je deviens impatient de te revoir. Je ne sais plus si je reverrai tes yeux doux ; tu t’inquiétais autant avant d’y aller.

Maintenant qu’ils ont ouvert tes yeux, maintenant qu’ils les ont nettoyés, on n’attend plus qu’une magie humaine pour que tu recouvres la vie. Tu me demandais si j’accepterais d’épouser une femme aveugle, tu t’inquiétais de ce que tu me servirais si tu ne recouvres pas la vie.

Heureusement, la nature compte les femmes sur la force de leurs cœurs plutôt que sur leur apparence extérieure. Je serai partout où tu iras, et si tu ne peux voir à nouveau, je te conduirai partout et je serai la lumière pour ta vie. Ma réponse est un oui ! J’épouserais une femme aveugle.

Tu me disais qu’un vrai homme, c’est celui qui aime les hommes mais préfère sa femme. Tu disais : « Homme, donne-moi plus de valeur car au jour de ta vieillesse, il n’en sera que de ta femme et de tes enfants pour te soigner. » Oui, femme, je veux dire que tes mots défilent encore dans mon cœur. Même si à cette heure tu te bats pour notre prochaine vie, je veux te dire dans l’univers où tu vis maintenant que je t’aime. Vas-y, maman, gagne !

L’attente et l’espoir

Ça fait plus d’une demi-heure que tu es partie, j’ai perdu ma force d’homme. Je veux courir derrière toutes les blouses blanches pour avoir de tes nouvelles. Ma mie, rien n’est plus précieux dans la vie que toi. Vaut mieux un toi qu’une manne d’or.

Mon adorable épouse, reviens s’il te plaît ! Baptiste, Bérénice, Alexander, Delphine et moi t’attendons pour un lendemain meilleur. Nous voulons prendre soin de toi pour la vie. Nous t’aimons de tout cœur, et tu es notre maman pour la vie.

Je n’ai pas arrêté de prier pour toi, Yen, cœur de femme. Chaque jour, je rends service à Dieu dans l’espoir de voir ta situation s’améliorer. Mon soleil, je suis certain que mes prières ne resteront pas sans réponse devant Dieu. Te voilà à la recherche de secours, voilà que tu ne peux plus marcher de toi-même.

Plus que jamais, je t’aime. Je suis avec toi tout le long de la vie. Je t’accompagne dans ce long combat. N’importe où tu seras, je serai. Je veux te donner plus que tu me demandes. Yen, cœur de femme, je te vois marcher sur des épines, je vois combien tu supportes ta douleur. Je t’aime et nos enfants aussi.

Accepter la vie dans toutes ses formes

J’ai marché sur terre pendant vingt-trois ans. J’ai constaté qu’il existe sur terre plus de demoiselles que de femmes et plus de papas que de pères. On disait qu’on serait des gens différents, on disait qu’on serait de vrais parents.

Tu disais que tu n’aurais jamais douze ans, que tu plongerais avec ton mari et tes enfants sur le fauteuil, même si tu ne serais pas en mesure de contempler cette vie, tu la toucherais de ton cœur. Il n’existe pas d’yeux plus extraordinaires que ceux du cœur de l’homme. Tu peux toujours nous voir et vivre de notre sourire.

Perdre la vue n’est pas du tout un drame, pense, chérie, à toutes ces femmes d’Afrique qui allaitent leurs bébés dans le noir, à tous ces gens qui ne connaissent pas le courant électrique. Même si c’est un monde nouveau pour toi, nous t’accompagnerons dans cette sombre éternité et vivrons avec toi.

Nous avons gardé toutes tes promesses de mère. Et même si tu ne seras plus là pour nous montrer le chemin, ton amour sera là pour empêcher aux véhicules de nous basculer, maman. Je ne fais pas de différence entre toi et nos enfants. Tu es une fillette que je dois aimer pour la vie.

La vie n’est pas toute rose, chérie. Elle nous réserve toujours des surprises. Parfois nous devons accepter de marcher sur les épines et de supporter la douleur car l’avenir peut bien contenir des merveilles. Il est du véritable amour comme de l’apparition des esprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vus.

Un appel à la vie

Maman, réveille-toi ! Nous sommes tous avec toi, Yen, cœur de femme. Lève-toi et marche. Vas-y, Yen, vas-y, fonce ! Je t’envoie tout mon amour et toutes mes énergies.

Amant

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richie ronsard
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