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Relations

Une histoire qui n'a jamais commencé (4)

Au lycée, entre regards silencieux et amitié fraternelle, le narrateur tente de séduire sans s'engager.

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Ce jour arriva, et avec un sourire ouvert et convoité, j'entamais la journée. Je franchis la porte du lycée, le regard bien posé sur ces différents visages et après un moment d'observation, mes yeux se remplirent d'émotions. Elle était encore plus réelle qu'elle ne l'avait jamais été pour moi. Les écouteurs aux oreilles et toujours avec cette attitude réservée, c'est même à cause de sa nature mesurée qu'elle a peu d'amis.

Une rencontre au lycée

Enfin, je me suis tenu à une place un peu éloignée des regards pour mieux l'examiner, et j'attendais. Mais après un moment de réflexion, je choisis de lancer un signe des plus simples pour l'avertir de ma présence. Elle prit du temps pour saisir le message, mais elle finit par sourire. Cette fois, une envie de tout pardonner à mon passé, une envie d'écrire des mélodies sous la lumière des nuits me trottait dans l'esprit.

Je fis de même et délicatement, on s'approcha l'un de l'autre. Cette fois, j'eus droit à un regard sensible et attentionné, mais qui laissait croire à un regard d'observateur. Elle avait des repères, c'est ce qui se dégageait de ses paroles, et elle n'agissait aucunement par arrogance. D'ailleurs, elle avait une voix sublime, une des choses que je ne retrouvais que peu dans mes rencontres. J'aurais pu dessiner le monde à l'envers à ses côtés, mais je savais que ma nature ne me le permettait guère, puisque je n'ai jamais aimé les sensations fortes. Par inquiétude ? Peut-être, mais c'est ainsi que j'ai toujours su vivre.

Échanges silencieux et regards complices

Elle croyait qu'on discutait, ce n'était pas le cas. La discussion est un échange de paroles. Moi, j'échangeais un regard contre un regard, un sourire contre un sourire et un souffle contre un autre. C'était ma façon d'exister auprès d'elle, ma façon d'aimer sa féminité et cette complexité qu'elle savait préserver.

La discussion prit fin et on se donna rendez-vous par providence. Assez rassasié, je reprenais le déroulement normal des choses, tout en gardant nos échanges du jour par internet, mais les choses ne prennent jamais la route qu'on leur dessine.

Entre amitié et séduction

Les choses évoluent et l'amitié devient « on devient les meilleurs amis » ou plus précisément « des frères ». Un embarras pour ceux qui crayonnent une simple amitié. C'est alors que je me décidai d'inhiber mes angoisses et d'arbitrer avec ces sentiments que j'ai toujours préféré déloger. Lui dévoiler certes des sentiments, mais ce n'était pas de l'amour. Peut-être satisfaire ce désir ardent de me prouver que je suis capable de la séduire, la séduire sans pour autant s'engager.

Ne m'en veux pas pour ma nature, c'est ainsi que je me retrouve aisé. D'ailleurs, j'ai toujours considéré que séduire une femme est à la portée du premier imbécile, mais qu'il fallait aussi savoir rompre ; c'est à cela qu'on reconnaît un homme mûr. Je songeais alors à une façon simple et délicate à la fois pour lui refouler mes doutes envers elle.

L'aveu sentimental

Alors, j'ai préféré patienter, patienter qu'elle se connecte pour opiner à mes sentiments. Je connaissais le moment idéal pour tout cela, alors je me suis fait une joie de l'attendre dans la soirée. Elle est là. Je tremble en sa présence, mais je me ressaisis et je laisse place à cet homme sentimental, mais juste le temps de la séduire...

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omarname @omarname
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