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Relations

Tu as tout couvert de peinture noire...

Une lettre d'amour et de haine adressée à celui qui a tout couvert de peinture noire. Les mots crus d'un cœur déchiré entre le désir de détester et l'impossibilité d'oublier.

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Tu sais... Plus le temps passe, plus je me rends compte que c'est affreux combien j'avais — et combien j'ai — besoin de toi. Ça me tue. Même la danse n'arrive plus à me faire voler dans un autre monde. En fait si... Je vole dans un autre monde. Mais dans un monde où seulement toi et moi habitons. C'est insensé puisque la raison pour laquelle je dois t'exclure de ma vie, c'est qu'on ne vit plus dans la même ville. Moi ici, toi là-bas. Ou est-ce que c'est toi ici et moi là-bas ? Je ne sais pas laquelle des deux villes est censée être la bonne. Tu me manques. Ton absence est atrocement douloureuse. Je pensais pouvoir te détester, t'haïr de tout mon être, t'oublier. Mais je crois que la haine est pire que l'amour. Enfin... Je ne sais plus. Je ne sais plus où j'en suis. Je me sens tellement seule. Je me sens perdue. Complètement perdue. Je n'ai jamais autant perdu le contrôle de moi-même qu'en ce moment. Je passe mon temps à me trouver des raisons pour être optimiste. La seule raison, en fait, qui a de la crédibilité pour ne pas que je devienne pessimiste... C'est que je suis orgueilleuse et que je détesterais avoir à dire aux gens : « Oh désolée, je suis malheureuse car je suis quelqu'un de pessimiste. » J'ai toujours été optimiste, toujours. Alors qu'est-ce qui se passe ?

Je te déteste tellement pour tout ce que tu m'as fait, mais... Je ne suis pas capable d'effacer les moments de bonheur. Je ne suis pas capable de les classer dans le tiroir : souvenirs. Je repense toujours à ton sourire, à tes mains, à tes lèvres. Toujours. Argh ! Ça me rend malade ! J'ai tellement mal à la tête... Je passe des heures et des heures à m'entraîner à la danse et encore là, ce n'est pas assez pour t'oublier. Alors, pour t'haïr, je repense à quand je t'ai vu la dernière fois. Combien j'avais envie de te griffer de mes ongles, combien j'avais envie de te marteler de coups de poing. Combien j'avais envie de t'emprisonner le visage entre mes mains pour t'embrasser. Combien j'avais envie que tu me prennes, que tu me bouscules pour que je puisse avoir une autre raison de te détester. J'avais envie de te gifler, de pleurer dans tes bras, j'avais... Envie de me laisser tomber par terre, de changer de monde. À tous les jours, toutes les fois que le téléphone sonne, toutes les fois que quelqu'un cogne à ma porte, toutes les fois que je sors du métro, j'espère que c'est ta voix que je vais entendre, que c'est ton visage que je vais voir. J'attends toujours d'avoir de tes nouvelles, même si je sais que ça ne me rendra pas plus heureuse puisque je ne t'aurai jamais toi en entier. Je ne sais même pas ce que je veux. Il est trop tard maintenant pour encore avoir de l'espoir parce que dans aucune des situations je ne serai heureuse. Maintenant... Il est trop tard. Tu en as trop fait Sam. Avec ou sans toi, je suis, je serai malheureuse. Tu as tout gâché. Tu as tout couvert de peinture noire.

En considérant que tu me connais bien... Tu dois savoir que minimum une fois par mois, j'écris... J'écris mon cœur, j'écris mon esprit. Le 2 octobre, j'ai écrit. Et cette fois-là, c'est ton nom qui est sorti. On ne garde pas une lettre qui ne nous est pas dédiée. Et bien que tu n'aimes pas lire ce que j'écris, bien que pour toi, des mots ne restent que des mots et ne peuvent prendre aucune autre forme, je te l'envoie et j'espère sincèrement que tu la liras jusqu'au bout. Puisque des lettres pleines d'espoir, pleines d'amour ne te faisaient rien, ne te soulageaient pas de mon absence, alors je me suis dit qu'une lettre comme celle-ci ne pourrait pas te blesser non plus. Mais j'ai besoin que tu la lises, j'ai besoin que tu te souviennes que j'existe et que quelqu'un, quelque part, seule, à Montréal, souffre pour toi.

Je t'aime.

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a-alexandra
a-alexandra @a-alexandra
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