
On passe sa vie assis devant notre passé à regretter ce qu'on a fait, et même ce que l'on n'a pas fait. On pense à ces choses vécues avec des gens qui nous entouraient, mais qui ne sont plus parmi nous aujourd'hui pour une raison X.
On se répète tout le temps : « Ha, j'aurais dû lui dire qu'il ou elle comptait pour moi. Aujourd'hui, il est trop tard... »
Parfois, on manque de quelque chose : d'amour, d'attention ou même d'affection de la part des gens qui nous entourent. La première chose que l'on fait alors, c'est de sauter sur la première personne qui nous entoure parce qu'on pense qu'elle peut nous donner ce qui nous manque vraiment.
Alors, on s'attache. Vient ensuite le jour où l'on doit la quitter pour une raison, peut-être quelque chose qui n'aurait jamais dû arriver, une véritable injustice.
Alors on pleure et on regrette les choses du passé. Des choses qu'on a dites et qui ont blessé l'autre, si bien qu'à partir de ce moment, on voudrait simplement peser sur le petit bouton que chacun appelle amicalement « le rewind infernal ».
Mais c'est impossible, alors on s'apitoie sur ce sort qui met nos cœurs en malheur, en grand malheur. C'est alors que commence le deuil. Cette période intense où les sentiments se bousculent, où l'on ne sait plus où l'on en est. On culpabilise et on se dit que c'est de notre faute, que si on n'avait rien dit, on n'aurait rien perdu.
Alors on demande à revoir l'autre personne, et elle accepte. Tu lui parles de ce qui te fait le plus mal, mais un jour, ça doit finir. Et la même histoire continuera à jamais parce que cette personne est notre souffrance, notre pire malheur. Alors, si on ne l'avait jamais rencontrée, si au moins elle n'avait jamais fait partie de notre vie, je me dis qu'on n'aurait jamais mal.